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Schcdiafina de Varidis aiftilrorum ratio- nera periculi carundem apudaduTtosL& Meihototn qpï SIiwî fecudus declinari pofTitexponcns.AufloreCoNKrtDo BuV- CHARDi VoGTHEB, 4. U/wï. 1712.

Elia Camerarii Dlffertationes Taurincnfes EpiftolicŒ Phyfico-McdicE circa prœ- cipuos moderne Phylîcjî & Medicinse Hypothefes cum annotationibus in non- nulla Baglivi, Morioni &c. fcripta. Tuliingt. i-;ii.

JoAN. Henr, BoECLEBi Diffcrtatio- num Tomus tertius & ultiraus. 4. Argmlorati. 1712.

70AN. Casp. Kumnii Orationes- 4. Argenltrati. 1712.

Philofophia Chriftiaaa ad beatè vivcndum & moiiendum in qaocunque (latu uti- Iiffima. II. Maguni. 1711.

Gratiani Sevebini Lipinski, £pifto1a Sicilimcnta quxdam iti Zalus- ki , Epiftolarum hinorico-familiarium loca nonnuUa , Terras Prufliœ, fpecii- lim CivitatcQi Gedanenrem afScicntia exhibens. 4.

CoNBAB. Sam. Schurï fl eu chu AnimadverCiQnei ad Dionyiji Longini

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°JfpoinfV ^'^^ï Jin ju ''«^■

^ JOUKN*! DES SÇAVAVS,

la ledure du Livre de la génération des vers, il a cru ne pouvoir fc difpcnfer de faire imprimer Tes Reflexions , en i^veur des Médecins & des Malades : fur-tout, ' dit-il , pour defaburct îe Public de l'erreur oîi M. Andri l'engageoir, & le faire re- venir de réloigncraent quil lui înrpiroit 4c manger des fruits, par la ridicuU crainte d'avallcr des vers, ou une matière vermî- neufe, capable de nuire au corps humain.

11 avertir que fa Lettre fera une cenfu- re perpétuelle ; & pour tenir parole , il critique non-feulemenr M. Andri , mais encore MM. Blancard , Redi , Sedilo, Swamerdam. Il jette en palTant , quel- ques traits fur, l'Auteur des Mepioires de Mathématique & de Phyfique de l'année jÛçi, & fur MM. les Journaliiles de Tré- voux de l'année tyoi; mais il le fait avec . toot le ménagement poOible , & fc fert des termes les plus refpedueux. Quo^ qu'il leur reproche des hévûis , il adoucie la force de cette expteflîon par les épithe- tcs gracieufes qu'il joint aux nomsdeceiix qu'il cite.

Cet Auteur établit pour principe , que tous les vers viennent d'œufs & de femen- ce; il s'étonne que MeiTîeurs de Trévoux ayent ofé dire dans leur Journal du mois de Juillet de l'année t7oi, lu'ii y m aauj}l qui parnijfent nahre ât U cetrupiitm - il ne po/oit revenir de farurpriTe, & ne peut

iji'e (■piniaa. Il les renvoyé au 'il a auirefois comporé fut l'origi- ifeéles ; &,)! leur promet que H .cur, ou par haiard , cet Ouvra- ombc entre les mains , !a fimp'c ^quelques dialogues les defabufeta jr ils font , & leur démoncre- ons les infedcs viennent de leurs »ufs, de leur propre femencc. les autres Modernes, dit-il, font vis: fur-toQiM. Andrii mais.fc-

cet Auteur tombe de Chatibdc , en n'éiablitrant pas les elpeces ont naiffcnt les différens vers , 8c it venir di f.idte non fui. . Car il uc les vers des animaux 8c ceux ime viennent par des œufs que alons pèk'méleaveclesalimens.fic vec Vair. Cefentiraeni, felonM.'i

0 JOWRN*t DIS SçftTAMS.

ftute de nid convenable, moutroient d's* bord , ou feroient êtouffei par l'air trop raréfié, ou diflous par la chaleur de nôtre fctment, qui e(l crès-aflif. Supofémfme que tout cela n'arrivât pas , ces vers ne pourroient fe multiplier dans nôtre corps, parce qu'ils ne pourioient fubir tous Ici difTérens changemens , fans lefquels Icw génération eft impoilîblc-

Coinmele Tentiment qu'il attaquen'eS pas particulier à M. Andri , & qu'il eft commun à tous les autres Modernes, il les fait tous pafTer en revue , pour mon- trer à l'Auteur de U génération des vers combien il a de compagnons en Italie, & dans les autre! païs ; il les refuie tous ' l'uB après l'aolre , & leur fait à peu prèl la mËnvs objeAio!]. Il dit que Swamer- dam a joué au fin, que voyant la diffi- culté qu'il y avoit à foutenir cette opi- nion , il s'échape , & remet à un autre Miups à prouver que lever peut vivre dans un lieu étranger , & fc nourrir d'alimens aulquelsil n'eft pas accoiitutné.

L'erreur font tombeilà-deffus la plu- part des Auteurs , vient du peu d'attention qu'ils ont fait fur un Phénomène de !a Nature , qui a étourdi les premiers Natu- ralitles, 6c les ciourdiroit encore , fi M. Valirnieri n'en avoit expliqué la caufc. Ce Phénomène eft qu'on voit quelquefois Jï>r//r du corps d'un infeâe mort , plu-

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g JOURNAI. DIS SÇATAHl.

gcz dCE dépouilles de l'animal qui leur a- voic accordé chez lui le droit d'hofpita- lité.

L'Auteur a cm necelTaire de rapporter ici tous les contes Bi toutes les rÉvcriesIes pluibizarresSc les plus extraordinaires qu'on lit dans certains Auteurs. II refutetoutes CCS tables , taniot par des rairons ferieufes, tantôt par des réflexions badines & en- jouées, foutenues de pluiîeurs palTages de Poètes Latins & Italiens.

Enfuite it pofe pour principe que lej Tcrs de chaque forte d'animaux ont leur efpEcc particulière. 11 ajoute qu'on ne trouve point dans tout le relie du monde, de vers femblables à ceux du corps hu- main, & que ceux qui piroiJTcnt y avoir extérieurement quelque rapport, ont une ftruiîlure de parties internes tout à-fait dif- férente, d'oii il conclud que les vers qui fe trouvfnt dans notre corps y ont leur femence de toute éternité , fi bien qu'il «'enfuit de fes principes , qu'Adam ou Eve ne contenoient pas feulement les œufs de tous les hommes qui dévoient naître, mais encore tous les œufs des vers quidevoicut affliger fa pollcrité.

Après avoir parlé en général de la naif- fance de tous les infeéles , il defcend au particulier. II commence à examiner le ver qu'on nomme Large, ou Setium, ou Xwm, qui uétiie U prcâîieace. De tous

!es AutcuRqui en ont p.irlé , il dit qii'S n'y en a p;s tiui s'en foit raieiix acquitté que M. j4ndri; mais <]ue cependant , foit par Jeî difficulté! que cette matière rcnfer- roe, foit faute de penérration, j] ne peut acquiefcer à fon fentimcnt.

Il avertit qu'il ne croit pas que le ver folitaite ne foit qu'un feul ver. En effet, il prétciiii que ce n'eft qu'une chaîne de cucurbilaires j il alTure en avoir vu plu- feu;s unis & defunis. La defcription qu'en feu M. Anjri fert de preuve i nôtre Au- teur . il ne fe trouve pas dans ce ver de canal commun, les mamelons font ineg»- iement rangfï. De ces ptopofîlions il conclud que ce font plnfieuts vcts joints enfemble ; il explique h manière donc il penfc que fe fait celte union. 11 nie aue le folitaire de M. Andri ait deux bouches k deuK narines; & pour !e mieux perfm ' lier , il dit que cet Auteur François s' ' peut-être imaginé voir ce qu'il n'a pas ^

M, Valifnieri, toujours poli , confel qu'il a un déplaifir fenfiblc d'éirc oblige de relever plulieurs erreurs, il prétend

Su'cft torabê'M. Andri, fur la généralion ei vers. II dit qu'ii finit ravi li'adepfir le lianmtm dt cet Auuur , mah qui mat- I hturtuftmmt il le irôuvt eantraire à i'expe- L ritnee, c aux UÏk dit mouvemtm. -M, Andri prétend que le ver dont il Une la fieuie dans fon Livie

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ÎO JoiTItMAL DES SÇAVAI^^I

fcul ver , & il le nomme rolitairc, pat qu'ordinairemeni il eft feul de fon efpet Il le pofc dans le pilorc de rcftomac , Je aoit différent du Tienia & du Cuci bitajre , parce que le Tsnia n'i pas mouvement, & que les Cucutbitaires i font tjuc les œufs , ou les exctémeDS i Solitaire, (jui joints enfemble , font u chaîne.

L'Auteur Italien reiette toutes ces pi pofitioBS; il veut que le Solitaire foîtu chaîne de Cucurbitaircs; il explique lei nsouvemens uniformes par deuxeaemp <)ui lui paroiiienC convaincans , l'un celui dit fittgci i]H( fi lîoineni far la ijui m fn(f»ni une rivière; l'autre , celui dis < f»ni qui joitial à U qUfu'é ieutta. Car voit claitemcnt par , dit-il , i^nc ce ^ui fe trotivent au milieu ouàlaiîn.rc obligei de iaire le même mouveaiciu q le premjet a fait.

llneeroitpasquc ce ver foit reul.„p » ce qu'il s'enfuivroit qu'il feroit en n H me temps le mâle & la femelle , mari & la femme , le père, la mei & les enfans . le Roi , & le Peuple, genre. Se l'efpecei enfin ime RepuI *, que entière, 8c un Peuple de vers; qui feroit une abfutdité."

II ne croit pas non plus que les Cnc bitaires foient les œufi de ce dernier, p ce qu'il ne fymoit coroprcndic par q

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aft . qyel inflinift . ce» œufs fe feroient p-i ansnger Je telle foncqu'ils repréfentalTcnt U figure d'un ver.

On poartoit peuf-être retorqacr ente o.Vfâion, Scdireà M. Valirnicri. qu'on .1 peine à concevoir comment les Cucur- bitaireî font arrangez auffiarriftemeni qu'il* le_foni- dans !a figure du Solium ; car !e col de ce ver eft très-petit . 8f va toûjouri en èlargiiTinl, à mefure c|u'il s'éloigne de la tête. En effet , il feinble qu'il ftille fupofcr pour cela que ces vers font con- Tenu! enfemWe que les plus petits ft mct- Iroient les premiers , enfuitc ceux qui fe- toient un peu plus grands , & îeî autres fuccelTivcment , par étage. Ce qui fcroit dorner il ces animaux un peu plujque de Itnftir.ft.

La manière linnt M. Andri prétendqne le Solium fait Tes œufs, !i ia taifon qu'il donne pourquoi ces œufs ne fécondent point, paroîi fort ingenieufc à M. Valif- rieri , mais faulTe en même temps , 8c contradifloirc même ; car ces œufs, dit- il, ne peuvent fortir par les petitesouvcr- tuTci qui font aux mamelons dn SoUum, comme le veut l'Auteur François , pui(^ que ces mamelons doivent être regarder comme autant de poulmonsqui reçoivent

i'aJT, or jamais aucun animal, dit-il, n'a

^^Hcouché par les poulmona.

^H|l icfuie U nifonqu'appoitcM. Ai

IZ JOBKNAt DES SçAVANI^

que CCS tEofs ne fécondent point , parce que leur père avale la meilleure partie ductyle, 8c ne leur en laiffc point ; il demande comment peuvent vivreceiijt qui ont dans ïeuts inteftins un animal fi vorace ? Il n'admet que deux fortes de grands vers véritables, le Tinia , & le Large; def- cription qu'il affure être fidèle. Le véri- table Tœnia, dit-il , eft un ver ciielé 8t annelé comme une'petiie corde, avec une tête, un col , un ventre long , & une queue ; il a un canal pour porter les a!i- mensitoutle corps, qui n'eft guéresplus Jong qu'un autre. Cet ÏVoteur décrit aufTi la figure du Large; mais fa dcfcriptioii ell trop longue pour la mettredans un Extrait. Nousfommes même obligez, pour ne point paffer les bornes qui nous font pref- crites , d'omettre quelques objeflions qu'il fait encore à M. Andri , & à quet- «jucs autreî Auteurs; nous avonsrapporté les principales, & cela doit fuiîire. L'Ou- vrage cil îong amant par la répétition des mêmes preuves , que par les fréquentes digrcflions. M. Valifnicri s'excufc fur cet- te longueur, en difant que lorfqu 'il a com- mencé fa Lettre il n'aïoit delfein d'écrire que quatre ou cinq pages; mais quecom- mc en écrivatlt les penfées viennent infen- £blemenr, il a fati rtiaigté lui un volume entier. D'ailleurs les diverfes occupation* ^uc lui donnent fa pratique. Se U Cbaire C de

1

^^^^^^m I f. t E T deProfefliBf, djntil noosaveriitqu'onra honoié depuis peu , loni empêché de corriger l'on Ouvrage , & d'y mettre la

f Itère main , fur quoi il s'applique d'Ovide: iJefuii vfi'iftii uliim» lima mih.

Peut-être fera-t-on de fon rctUiment , l'on fait réflexion à i'ordte & à la méthi de fon Livre.

Jacobi PiGNATEtLi Eaiptaleiï in SalcniinisS. Theolog. ac J, tr. Doflo- lis novilQinse Confultaiionts Canonic* praecipuas contioverfias quae ad fidctn ejufque regulam fpetflant, in quibus cr- Tores Aiheorura , Infîdelium, Schifnna- licorum, HaîreticQnim,& aliorumEc- deOx Catholicœ huflium referuniuc rcpelluntur prœfertimque illas qu* circa S. InquiGiionis Tribunal verfantiir: ubi de Inquilitoribus , eorumque Oiîidali- bos, &Mini[lris, de reis in quosjus 8c poleflatem habcnl.deqùe pcenis prt> caCnum «arielate iftis infligcndis Ôcquam ^ plaiima alias ad hoc aiguraenfum fa- deniia compleâenies: Opus prima vice pralo commiffum & Juris Uiriufque Confultis non modo , vcrùra eiiam Xheologis , iino & omnibus Ëdem Chtif- Unam pro&tcmibus pUnè ncccflannm - A 7 a.c

14 JOUKNAL DES SÇAVAHf.

ac utile cum Intiicc ConfuJcattoDinD fin- gulis Tomis prîcfixo. C'tft à direi New* ■titUes Ctnfuliaiions fur lis maliens Etdt. 'fiaflirjues , eoulenanl les {>ri»df nies cemra- •vcrfes qm ont rapport à U Fri ^ à /ti dogmes, i'cn'expofe £5" oit en rifuit les erreurs dis Aihiis, des Infidilles ,deiSchif- rnntiquet, cr dis tunes ennimii de la Re- ligîùB CaihalirjHe; (^ fur-tnui celtes cjui ré' gardent le Tribunal de l'I»^iii/llîia;eit l'ùii traite à eefujet, de l'inquifiieur, Hii Offi- ciers de l'In/juifiiion, dis coupables (ur qui Ui exercent leur psuvmr , des diffëmss gin- res d: pemi> qu'ils leur impofeni , c de tout ce qui concerne Celte matière : Oivrte- ge' dotini au Public pow U premier» fois, igalimenl utile aux Jurifennfullet , aux Tècclagiern , & ^ lous aux qui font pra- fiffton de la Religlea t^hritiinnt -, at;ec un* Taille pour chaque 'uolurtte. Par Jacques Pignatelli, D^Heur en ThesJogie , via Droit. A Porto Feroro, chez Domi- nique Putcnnus. Deux volumes in fo- lio. Premier volume pigg. S4Û. Second volume pagg. S39.

T^Ous avons divers Ouvrages de M. ^ Pignatelli fur lesmaiicrcsCanoniques. I! en a déjà paru dix volumes ; les deux nouveaux qu'on donne au Public font U fuite du même travail. Il y a cent trente. deux Coiifultations dans te premier volu-

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me , 8c ieax cens deux dans le fccond. L'un & l'autre traitent de la Foi Chréiien- ne, des difTer entes fortes ci'Hereiiestjui la comiattent , de la tnanierc <Je pourluivre &de condatnnerles Heteiiques , & des peines que l'on prononce conire eux dant les Tribunaux de l'Inouifiiion. La foi, dit TAuteur , efl un don de Dieu , Se an acqaiefccment ferme aux veritei révé- lées à fon Eglifc. L'Herefie cft un att»- chemcnt opiniâtre aux dogmes que t'E- glife a condaitineï. Comme l'Herefie at- taque les fondemens de la Religion, elle eft aufîi le plus grsnd de tous les crimes Ecclefiailiques. Ce crime tient dans TE- gîife le même rang que !c crime de Leze* MajcDé lient dans la Folirique. Les Ca- nons ne s'élèvent pas moins contre Icî Schifraatiques que contre Içs Hérétiques. parce que celui qui s'éloigne de l'unité de rEglifc. negflide pas non plus la Foi. Le cai du SchiTme eft lorfqn'une partie du Peuple ou du Clergé fe révolte con- tre fon Pafieur légitime : qu'il le mécon- noit & l'abandonne. Sf que de Son auto- rité propre il s'en don:ie un autre.

L'Herefie & le Scbifmc méritent les plus grandes peinei Canoniques. Les Clercs font dcpofez, les Séculiers font ei- «omnnaniez « les uns & les autres font pri- ^Mx de la feptilture lorfqu'ils meurent ea ^Eéiai. La punitioa s'ciead juTi^u'à. leuif ^m vof

JOtJRNAt DEI SÇaVAK».

enfans, à leurs amis, à tous ceux qw les retirent , les aident ou les favotifent en quelque manière. Mais comme l'EgUre eft une mère douce 6c tendre envers fes cnfans , elle pardonne aîfément à ceux qui abjurent de bonne foi l'erreur, &qui reviennent au bon parti; elle ne fe rend difficile & fcvere qu'à ceux qui retombent cufuite dans la même Herefie , 3: qu'on appelle relaps , ou aux Religieux ProfÊs qui renoncent à leur profeJïïon pour em- bralTer 1 état Séculier, ou aux Clercs qui étant dans les Ordres Tacrei, fe marient, & encore plus aux renégats , qui forient du Chriftianifrae ils font nez , pour exercer , par exemple , la Religion des Mahomctans. L'Eflirene perd point en ce cas-là fa jurifdiftion fur eux, parcequc quoi qu'ils foient des enfans rebelles , ils font toujours fes cnftns , à caufe que le caraftcre du Baptême ne s'efface pas. Il n'en ell pas de même des Infidelles , qui font nei tels , comme les Juifs , les Ma- hometans , & les Idolâtres, l'Egbfe eft fans jurifdiflion à leur égard. Tout ce qu'elle peut faire , c'eft d'empêcher que les Fidelles n'aycnt commerce avec eux. Parmi les crimes que l'Eglifc eft en droit de punir , l'Auteur met particulièrement le fortilege & les miiefices. II parle àcct- cc occafion del'AllroIogie Judiciaire, de <£r Gijrowande, àes autres efpeces de di-

3 aucune proportion , obrervc l'Au- «itre ces moyens & les effets qu'on end, il faut que l'on compte fur le sdu Démon: car Dieu ne s'ell point é k faite de tels miracles. Quwd auroii que de l'illufion dans cet art, oûjours un crime, dît-;!, d'y avoir 'S, parce que la Loi de D'eu le àé- 8c que rinieniion qu'on y apporte amais innocenic. Il touche enfujic lie chof^ des fuperftîtions qui con- t d'ordinaireà ces fortes de pratiques, ne lui paroiiTent néanmoins punilTa- ue lorfqii'cUcs partent d'un fond de lité , & non pas lorlqu'elles font , comme i! arrive !e plus (ouvent. -norance & de la foibleffe d'crprit. « . parlant des crimes dont la connoi^H^ appartient à laJurifdiftionËccleTrafl^^^l

S6 J0VR{4AL DES SçATAKS.

CW-par !e miniftere des Evéques.àdétJ-iri- EC ks HcretiquËS' Ces Religieux ârcnt leur Tuppoa au Pape fur le nombre des Kereiiques.&far les dir^lofiIion6desPliI»- ces S{ dei Prélats. De eft v«nu le nom à'Iaquifîiiurs. Ils n'avoient d'aboid aucun Tiihunal, ni aucune autoritéiiJs faifoieiit fcukiticnC des enquêtes , & readoicnt conjpte de ce qu'ils avojcnt appj-is. Fré- déric U. au commencement du treiiiérae fi«cle , docna plus d'éienduc à leur pou- voir. Si y fournit les Laïques comme Clercs, fous prfteire que l'Herefie pou- vciit ft trouver d^ns les uns comme dans les Ju^res- Aprèi la mort de Frédéric , le pape Innocent IV.érige» un Tribunal per- peitid auK IiiqulIheurE, Se les établit dioc prcf^ue itMis les Etais de la ChtéikrU'é. hes appellations ie ces Inquillteurs fuInU Urnes relToHilTent à la Cwiigregsiioii du Saint Office , qui refidc à Rome. ■léihode de l'Ioijuilitioii el) d'aâVâerdaiis l'iiiliruftion des Procès , lout ce «jui peut ctfrâyer les coupaUes. Les acculiï (ont abandtmnei de tout le tnondc ; perfonne n'ofe leur parler, parce que ceux qui leur parleroient Teroient aiiili lôi l'ogpçonnci d'Hcrciîe. 8( le (impie foup^onpallepout un aime. Il n'y a point de prercription en celle matière : la mort même ne ter- mine pas les poutruiics; on fait le procès aux cadivies des accufei. Oa attend qu'il y ait

(ttionSi les AtUs di FKi.pour les fi &a du Peuple par dw noms veocn- Touî ceux qui bleffenl rcandïleofc- t la Religion , ou fes Miniftres , font "cz à ce Tribunal , dont l'étendard ell amas roogc, fur lequel ett peinte une ]( , avec une branche d'oltïiet d'un , & une épée de l'autre. L'Inquifi- de Rome eft une Congrégation de Cardinaux , & de quelques autres n'crs, dont l'autoriié s'étend Tut I ouïe ic ; & fi on en croit l'Auteur , fur le Monde Chrétien. n ConfcITeur qui féduit une jeune per- e dans le Tribunal delà Pénitence. te les rigueurs de l'Inqcifiiion ; mais ; faut pas fe inéprendre, dit l'Auteur, preuves de la feduâion. On peut :r à une femme de fa beauté , fans r de mauvais delTeins. Un Confeflcur roit, pweïemple, lui lepiéfcnte

SO JO0«MAl DU SÇAVANS.

du Livre, mais celui qui cft le moins luf-

ceptible d'Extrait.

Commtntidre Ulural fur tout Ut Livres dt tjjncim (5" du Nshvim Ttftamini. pAtliR.p. Dotw AwGDSTiN Cal- MET, Rtligimx Btmdiclin de la Congre- gMlion lit S. Vanne V dt S. Hyddfht. Lti deux Livris d'F.fdrai , Tabii , Judith, & Eflbtr. A Pitis, chez Piètre Eincri, au milieu du Quai des Augulîins , près la rue Pavée, àl'Etudc France- 1711.10 4. pigg. 73a.

"M O u s avions rcrervé pour ce Mois ce qui nous reftoit à dire fur le dernier volume mis au jour par le Pete Calmer. Le Livre de Tobie eft précédé d'une Pré- face où l'on trouve non-lculement un Sommaire «aél de l'Hiftoirc qu'il renfer- me, mais auiïï des ObfetvaTions inilrudli- ves fur le Livre même. Le Livre qui por- te le nom de Tobie, remarque l'Auteur, a été écrit par les deux Tobies , pcre 8c fils; du moins ils en ont laiffé la matière, & les Mémoires, qui ont cnfujte été re- cueillis. 8c mis en lumière par un Auteur plus nouveau, qui a confcrvc prefque par- tout les propres paroles des premiers Ecri- VJins, On dir communémenr quelesdou- le premiers Chapitres font du Pcre, & le telle daâis; Ss on ne donne (i,vic\Micwt

le voudrions pas alTurcr t continue Calmet, que lesEcrivains Tactein'y ]s fait divers changcmcns daos les ;, & les circonflances , fuivant Icut 8c leur goût, fins toutefois toucher id & à la vetité de VHifloite. Si ux Tobics ont compofé cet Ouvra- os le païs des Alfyriens & des Me- il y a alTez d'apparence qu'ils l'écti- r dans h Languedu païs.c'eft-à-dirc ildéen ou en Syiiaque. Saint Jerô- 1 ayant recouvré un EsemplaireCal- . ne douta pas que ce ne fut le vrai wl. II ie iraduifit en Latin ; 8c c'cft traduflion nue noosfuivons, & qui déclarée authentique dans le Conci- Trcnie. Elle eft fans contredit la îraple, la plus claire , & la plus de- ; des ciiconflances étrangères . & neu

Il Journal dis Sçavanï. ni fupcrftitieiix , envers euï. Us ne sV- toient pas même avifti de leur donner des noms. Ce n'efl . par leur propre aveu , que dans le pais des Caldéens qu'ils apprirent les noms de Michel , de Gahriel , & de Raphaël , & qu'ils fçû- rcntqu'ily avoir fcpt Anges principaux devant le trône du Seigneur, Les Dc- mons ne leur étoicnt pas mieux connus que les Anges. Le nom de SAthnn qui Te trouve «i quelques endroits, cft général, & iignifie un adverfaire. B«/- ,, Stfrufreli uii nom d'Idole. Ifaie parle j de Lttcifir; maïs ce nom ne fignitleqné ! -„ l'étoile du matin ; & fi on le donncan 1 i. Diable, ce n'eft que dans un fens figu- J ré, Almodée ell le premier nom propre i du Diable que l'on trouve dans l'Ecri- ! f, rure , 6c encore y a-t-il lieu de douter ) fi c'eil un nom propre , puifquc l'on . i, peut enrendre Tobic de cette forte: ff lA Démon ixirrtniHatrar imuffoU ht maris àt Sara-. Mais il faut rcconnoîtrc de , bonne foi que le fens naturel duTcitC j nous conduit à prendre Afmodée pour ] ,, le nom propre de ce Démon." L'Au- I tcur fait enfoitc diverfes reflcdons fur les ' Démons & fur leurs emplois. Il lui pi- roît très-vrai-femblable qu'Afmodéc étoit un Démon d'impureté, qui avoir reçu de É>ieii le pouvoir de donner la irorr à fieai qui s'approchoient ic Sitiiïtiï

I J tj I I l I T 171W^^^^f^

ftntîmens hrataBï & criminets. Comme il fwT chaffé par la fumée du fbyc & du cŒur [Tujipoiflbn , on demande commcm certff famés nutcriclle pût agir fur luîh L'/întcuT rapporrc avec Ton ejaflitude HT^ énaiie , les difTérentes réponfes que IM fiic » cette qudiion ; & après avoir wR, te ce qui ne loi paroît pas conforme à B «rite, il affiire, i. Que la fuméedufoyftB du poiflbn n'eutaucun effet direftni Phf«;f lique fur le Démon, i. Qu'elle u'opcnî ( que fiir les fens de Tobic & de Sara , 8C qu'elle fcrrit peut être fimplem«nt à rc- primer en eux les mouvemens de la fen- Imlité , & à les conferver dans la conti- nence; effets que les NaturaliUcs attribuent jccrtaines plantes, à certains (ucs, à cer- laincï odeurs ; ce qui ayant defarmé 1 Démon, 8t l'ayant mis hors d"état d'ejCff- cer fa rage contre Tobie, comme iiavor fàif conrrc les Tept autres , il fc retira EhW dffconfiifion, 8r prit h fuite pour alla) ciercer malice dans la haute Egypte/ ^ fiit-toitt loriqu'il'vit que ces dtux chaftn époux, ioignoient la prière , la-veille, 8t rhumillation , à la- tempérance , t^ à la ehgÛeté, Si cela trois nuits coniecutives.

^Ê,' Ange Raphaël contribua fars doute aucoiip à 1* viifioirc do Tobie comte AfniodÉc , non-fculemcnt en lui décoa- •Kvat )e reaiaJe dont on a parlé' , en M-moaimnt Ja maaierg dont les vtm»

aiiaM

14 Journal des Sçavah*]^!

Ifiaëlites doivent ufer du mariage i mai encore par fa force invifible , & par C prefeiice, à laquelle le Démon ne pat re lifter. Au reile , quand rEcriiurcditqu'Al inodde fut enchaîné dans le defert de I haute Egypte , cela iignifie lîmplemcn qu'il lui fut permis d'exercer fon pouvoî feulement danî ce defert, ou plutôt qu'i lui fut commandé d'y êtie fans aâion , 1( lieu étant inculte. Eitc enfermé dans ui lieu , à l'égard du Démon, ajoute judi cieufemcnt le Père Calmet , n'eft autii chofc que pouvoir exercer fa malice & fi mauvaife volonté dans l'étendue de cetti place.

L'Auteur du Livte de Judith eft incoii' nu : c'eft dequoi tous lesCommentatcuri conviennent. Le temps auquel rontanl Telles fait! compris dans cette Hiftoirt eft auffi incertain , & on ne fçait pas mê- me en quelle Langue elle a d'abord ét^ écrite. Les uns placent cette Hiftoire »■ ■yant la Captivité de Babylonc , fous 1{ règne de Manaffé; d'autres, fous leregm de Sedecias. D'autres la mettent après Ij Captivité, fous Darius , ou fous Xerxès, ou fous Carabyfes. Enfin il y en a qui fe tirent tout d'un coup de ces difficulté!, en foutenant que ce Livre ne contient point une Hiftoire véritable ; mais qu'il propofe une ftinpie parabole, dans laquel- le fous âesaomi cmpruatei ou veut mon'

\

celui des Autears qui meticot in d'Holoferncs fouî le rcgnc , après le retour de ce Priacc. que ce Prince ne paroît point des affaires , & que c'ed le être Eliacim ou Joabim , qui a Gouvernement , envoyé les pourvoit aux befoins de l'Etat, cliciter Judith comme nu nom la Nation. Mais on ne peut rien de rioaaion de ManalTé. On ribuer en partie à des vîtes de & de politique , qui l'empè- Ic fe déclarer trop ouvertement Roi d'AlTyrie ; & en partie i de pénitence & de retraite, qui t des affaires , Si le tenoit dans ion & dans U douleur, ne DifTertatioQ fur l'ordre & U

i5 JouknaL dis Sçatanc.

noit le privilège d'entrer dans le Sanâuaire; honneur qui éloit refervc à lui Teul ; mais il n'y entroit qu'en un jour de l'année, qui étoit celui de l'Expiation folemrellc. i Il étoit le Prefident de la Juiîice , & lar- \ bitre de toutes les grandes affaires concer- - nant la Religion. Sa naîfTance dcvoit ê- .; tre pure, & on étoit exclus de !a digniti -, de Grand Ptêitc par certains défauts n- "_ primez dans la Loi. Le deuil pour les N morts lui étoit interdit. Dieu avoii atta- V- ché Ta petfonne par une prérogative parti- '- culiere, l'oracle de la Vérité, & il predi- foit l'avenir lorfqu'il étoit revêtu des orne- t mens de Ta dignité. Ses habits dans le t Temple étoient d'une magnificence digne tt de l'élévation de fon rang & de la majefté <r de fon Minifterc ; & fcs revenus étoient S proportionnel à fa haute qualité, Tom ces avantages & ces prérogatives lui don- * noient dans la Republique un pouvoir qui U n'étoit pas beaucoup au-delTous de celui- c même du Souverain. On produit ici une * fuite d'environ foiiante- dix-huit Grands ^ Prêtres , depuis Aaron frerc de Moïfc, '' jurqu'à Phannias , élu Grand Prêtre par lesZelei, durant le dernier (îege de Jeru- '" falcm fous Titus. Cette fuite comprend '" refpacedc ijii ans. ^

Darius fils d'Hyftapes eft , félon l'An- '• tear, l'Affaeras dont il cft fait mention |l ^4ij]S Je Livic d'E&ktï, To\is\cicu'i.ft<i' >^

) D I L t. E T I7II. »f

Tîi des TCîiipf , des lieux , & des perfon- ne^, lui ont paru convenir parfaitement î^ cenc h/pothefc. Mardochée 1 pu vivre jufqu'i « règne, ayant été mené captif à Bibflone avec JechonJas. Le Temple 1 fubffltoit du Temps d'Ellhcr , comme on 1 le voie au Chapitre xvi. jt.ç. les Etati d'Affueros étoient pleins de juifs 8c d'ITraë- lites. Ils furent en faveur fous ce rcgnc, depois l'élévation d'Efther, & de Mardo- thie. On remarque dans ia Cour de ce Ptince toutes les manières des RoisdePer- fe. Tout cela revient au règne de Dariui Sis d'Hyllapes. On voit après U Table Chronologique principaux faits renfermez danslTiifi ■'1 d'Efthcr, une fçavante DilTertatron | , 1,1 Milice des anciens Hébreux. L'Au* ..ur parle d'abord de la puilTance des an* Ciens Hêbteoï. On fc figure les Juifs, dit-il . comme une poignée de gens recu- lée dans un coin de l'Afie. relTerrèc dam ' nn petit pais, l'opprobre & le mépris dei ^ autres Peuples. Rien n'cft plus faux que cette idée.... Abia Roi de Jcruraîem atta- -l qua Jéroboam Roi d'irraël avec une Ar« I mée de quatre cens'millc hommes , fon ennemi en ayant iufqu'à 'huit cons' raille; te de ces huit cens mille il en demeura taae feule bataille cingcCns mille deiuci. x bÂkpIacr. Phâcée, fils de Ronid\e , ^^Iiriii:l,tuiitnan Aol joui cenf<\t\Êt,

l8 JotIRMAt DIS SÇATAK

mille hommes des troupes de Juda Roi (i'Eihiopie , ou plutôt d'Arab fondre fur Afa Roi de Jndï. L'Et avoit une Armée d'un million d'hi & de trois cens cliariots. Celle i de Juda n'étçit que de fix cens raill mes; elle ne laiiTa pas de battre le pes Ethiopiennes. Les forces on de David ÔJ de Salomon éioient de trois cens mille hommes toùjou à combattre ; Se Jofaphat avoit on ibixante mille hommes de guerre Jes garnirons de Tes Place^. Oîi cH narque aujourd'hui qui enttetict Armées auflî nombreufes & auffi J-,cs Lecteurs s'inftruiront avec pla cette Pièce , de la valeur des Hébr leur manière de faire la guerre difcipline qu'ils y obfttvoient , armes , foit offeniives , foit défi ïkc. Nous remarquerons en iinifiai les guerres des anciens Hébreux éti courte durée, fans quoi il eut été t bic que des Armées aufTi nombrcu qui n'avoient de provifionque cci que Soldat en appoitoit de chez 1 qu'il en prenoit dans la campagne, l'ennemi , eufient rubfillé.

Ztltrt à Mosfiiur I'aUî *** fur m\

' cbure in foho , pagg. S.

'«'Ht j

S"fev|;* /" «Ile <I,-C"m''"'«°^ I"'' dans II j ? «Iiciiiis . A- 1", ^'^'n'îciw

■g" Livres , Je " "" mjiims.

30 Jo'uRHAI. BBS SÇAVAKI.

dans le plus pclît efpace (ju'il feroit pof blc , le mérite d'un Catalogue coufifta dans U clatté, la biieveié 8c l'exaflitu^ Or c'clt à quoi (félon l'Auteur) on n'( point encore parvenu , ainfi qu'il cit ai de s'en convaincre par l'examen des prii ripaui Catalogues i^ui ont paru jufqu'ic tels que celui de Draitdius, celui de la £ bliotheque d'Oxford . celui de la Bibli' theque de M. l'Archevêque de Rheim celui de M. R<i(lgaard , celui delà Biblii theque de l'Abbé F»ulirier , &c. Noi allons fpecifier d'après l'Auteur , ce qi caradlerife chacun de ces Catalogues , i marquer en même temps les défauts qu y trouve.

Le Catalogue de Drum/ins eft propr rnect une Table alphabétique de matier partagées en quatre dalTes, laquelle ind que les Livres qui traitent de chaque m tiere, l'année de leur Edition , le no de l'Editeur, le titre de l'Ouvrage, ■& forme du volume. Ce Catalogue cft d feélucux (dit-onj en ce que l'on n'yga de aucun ordre chronologiqne , en i que les Ouvrages d'un même Auteur font trop difperfez, & que ce n'ell, à bien prendre , qu'une compilation pleii de fautes , & afiei mal digérée des Cal logues de la Foire de Francfort.

Le Catalogue de la Bibliothèque d'O 'ird drcffé par M. I^'le, eft auffi difpc

fdon Vordre alphabétique , non pas de» mmetcE, mais des Ameurs , à qudqaes diiTcs qu'ils appartiennent! fur chacun dcf- c,udlcs on a foin d'avetlir a laquelle dei çiuire claffes établies d'abord on doit le M,iponcr. Voici les défauts de ce Caïa- lii^ue I. Oa n'y fijiuroit trouver turcha» qne maiieic tous les Auteurs qui en ont

Ilraiic, ou Hu moins ceux que l'on poflc- dc en ce genre, i. Les Anonymes n'y peuvent être placei commodément. 3. On n'a point le plaifird'yrcconnoiirerordredci Editions d'un même Ouvrage. 4. Les formes y font confondues, auffi-bien que lu diSièrens testes, &c.

Le Catalogue de la Bibliothèque de M. l'Archevêque de Rlicims , compofe par feu M. clémtni , peut paifer pour un des plus achevez, qui ayent paru. Il réiinit I (dit-on ) les avantagesdesCaialogucspr'é- ccdens. 1. Parce qu'a l'ordre des maiicret ^'on y a fuivi , on a joint un Index il- phabetiquc des Auteurs, qui dans fa briè- veté a toute la commodité des plus dif- 'is. i, Parci; que dans les Ouvrages écrits Il diïerfcs Langues , on a confcrvé l'or- dre naturel des Textes , en plaçant d'a- bord l'original , & «nfuite les vcrfions, chacune félon fa dignité ou fon ancienne- té. 3. Paice qu'on y a exaflement obfer- x^ U Chronologie des Editions. Né»ii- moÎDSilnc lailfe pasnalgié tous ces îi'^a.tt- fi 4 xig^

I

"31 Journal dis Sçatavs.

tagcs d'avoir fesinconveniens. i.La ChrcK nolo,sie des Editions y eft un peu confure, 3. On eft obligé d'aller chercher en diffé- rens endroits les Ouvragcsd'un même Au- teur, quand ils fe trouvent de différentes formes. ^. 11 y manque une partiecITen- liellc, qui eft une Table alphabétique des matières.

La méthode proporécpar M. Ro/î^-wri/, & addrefféeà M. climeni , a quelquecho- fe de fort utile & de fort fatisfaiiant { fé- lon l'Auteur,) Mais ks lacunes quiyen- trent neceflairement, & qui en font (dit- il) plutôt un échiquier qu'un Catalogue, la rendent fort incommode & fort difficile à exécuter; aînfi qu'il ell facilcd'en iuger par l'ESai qu'on en a imprimé; fins comp- ter que l'ordre chronologique que M. Religaard veut faite obferver , s'y trouve quelquefois confondu , & que les chiffres y changent trop fouvent, pour permettre de diftinguer du premier coup d'œil l'or- dre des Editions d'un Auteur.

Le Sieur Marchand Libraire, qui adrcf- le Catalogue de la Bibliothèque de M. l'Abbé FauUrier, y a fuivipour la divilion des matières , un plan qui lui eft particu- lier; ayant eu foin outre cela dans chaque claife déranger les Auteurs félon l'ordre fJjTODoJogique. Cependant (obrcrve-t-on ici) h diviBon a qucli\uc cWîç t\m t'nQ- yWj foir parce qu'on n'y eft î^^ ictoV

que

.s'eft , fur '

•i

Juillet , foil parce qu'elle ne procure aucii- e utilité nouvelle qui puifle dédomina- adela peine qu'on auroit à s'y hîfai» r. D'jîlleurs les formes y font c ff, de même que la Cbronologic i aies î & rcxailitiide qu'il garde ai ^e des Auteurs ne fe tâii poiut aScj,\ percevoir.

C'eft en vfië de retilificr les déf.iutî que l'Auteur vient denous expofer, qu'il s' appliqué à dreiTer ce nouveau projet, Ifqud il ilem:inde le IcntimcDC des cad luilTeiirs, foit pour l'abandonner . (i e I; defapiouve. Toit pour le icfoimci , perfeflionuer fi le fuivre.

tll partage d'abord ch.ique page de fan Catalogue en deux parties inégales; l'une plus large , l'aune fort éttoiie , S: que l'on ne doit prefquc regarder que comme une grande marge. La partie large con- liindra les titres des Livres dans tome leur étendue, & ces Livres y feront ran- gez félon l'ordre des formes & la di^niii' des texiei , fans aucune attention â Jj Chronologie. La partie étroite eft deftï fiée à indiquer l'ordre chronologique Editions, fans aucun égard ni aux textes-, ni aux formes ; & l'on n'y répétera ries titres des Livres que ce qui cftabfolument necelTairc pour les retrouver dans \i ç«- ■'thiffc. Cis deux psnki font ïccom- jaAs ductiBc dedeux pciiies co\oni'r\ïï.

34 JOU«.K»t BES SçftVANS.

dont l'une eft à gauche. Se l'autre à droi- te, 8c qui renferment ce qu'on n'auioit pu joindre aui titres des Livres , fans y jciter quelque confufion. Dans la colon- ne gauche de ia partie large eft tnarqué l'ordre des formes en letires majafcules. F. IV. VlII. &c. C'eit-à-dire .M» , 4.8. Dans la colonne droite font les aameroqui defignent le rang des Livres dans chaque Tablette- La colomne gauche de la par- tie étroite eft remplie par des Lettres qui marquent en quelle Langue eft écrit l'Ou- vrage vis-à-vis duquel on les voit placées. Enfin la colonne droite de cette même partie prefente les années de chaque Edi- tion, fuivantl'ordre chronologique. Ainfi (ajoute rAutcur)fans être obligédc feuil- leter différentes pages , ou de parcourir tous les titres des Livres , on verra d'un coup d'œil le nombre Se l'ordre des Edi- tions que l'on a d'un Ouvrage; li les ver- fions ont précédé le texte , ou fi elles l'ont fuivi ; la forme de chaque Edition , la Langue en laquelle eft écrit un Livre , le rang qu'il occupe dans la Bibliothèque; en tin mot l'on trouvera tous les éclaircitTc- mens qu'on peut raironnablemeni exiger d'un Catalogue.

L'Auteur ne diffimule point un incon- vénient infeparable de Ton Catalogue, c'cft çu'j) Jâiidra neceffkirement y lepeter les Ùvrcs deux fois , ce qui ïctaHc ùeu^

3 r I t 1 E T i7t^^^|^" le gToQir confid érable m car. M.iis cet in- convenient e(l compcnfé (dit-il)par tant d'avantages, qu'il ne mérite prefquc au- CODC aricntion ; oulrc qu'il n'eft paî ini- poûibk d'y Tcmsiiev. Pour cela , l'Au- teur feroil d'avis qu'on partage.u le Cata- logae en autant de Tomes qu'il y auroic de claffes différentes, & que l'on mît i la. lin de chaque clafTe un Indix alphabétique des matières qu'elle contient , ce qui Te- roii infiniment plus facile que de faire une Table générale. Il fuppofe , outre cela, ^u'on dreflera feparcmeot un Catalogue - général alphabétique des Auteurs, l'on mdiqueia leparêmcnt & en a.brcgé les Ou- Ttages de chacun , la clafle à laquelle ils appartiennent, &les numiroquiicnyoyeut auï Tablettes ils font placei. Mais fans recourir à tous ces eïpedieas , l'Au- teur ofe prefque affurer, que malgré cette répétition de litres, le Catalogue ne fera pns plus gios qu'il devroit être naturelle- ment , & qu'il n'y aura d'autre différence, finon que les marges , qui ont coutume d"êttcvuidcs, feront lemplles.oudumoinï plus étiaites.

On n'oublie pas de prévenir ici le Pu- blic fur pluficuts chefs dont il eft à pro- pos de l'informer. On obferve i. Que cette nouvelle méthode n'eft bonne c^ic pour ]ç&graniies Bibliothèques , ma\s cv'^it foar cdJes les dJifércnles Ediûoiiï ne B 6 foiax

JS JoUBNAt HES SçAVANI,

font pas nomljreiifcs, il vaut iiiicui s'en tenir à l'ordre du Catalogue de M. de lîheims, de celui de l'Abbé Fautiricr , ou de quelque aurre femblable. ». Que lorf- qu'une Pièce appartenante à un Auteur ou à une matière ,* fe trouve réunie à d'autres Pièces fur divers fujets , on doit rinfcrirek fon rang dans la colomne cHro- nologiquc, & y ajouter CHrao/vj-iior, &c.

3. Que comme il y a quantité de Lfvtes dont on n'a qu'une Edition, il cft inutile de meHreen titre au-delfus de chaquenoo- vel Ouvrage le nom de l'Auteur, comme l'on a fait dans certains Catalogues , ce ^li multiplie les titres fans ncccffité; 8e j^u'il fuffic d'écrire ce nom en Lettres ma- jufcules, au commencement de la ligne.

4. Qu'on doit en ufer pour l'ordredesdif- fér^îns Auteurs comme on a fait pour ce- lui des Editions, c'eftà-dire, fu ivre dans bue colonne l'ordre chronologique des E- diiiims des Auteurs, ik dans l'autre l'âge des Auteurs mêmes, avec celui dts iixtn £5" Jts forma , ce qui produit le même efrer que fi l'on avoit plufieurs Editions d'un même Ouvrage, s- Qu'on mettra celte didinflion entre les Ouvrages des Anciens & ceus des Modernes , qoc les premiers feront taffembicz fous un feul ti- tru, quoi que de différentes matières, au Hf'i HUE les féconds feront diftribuez fui-

les diâcfCûlCS maUcïïS ioM fe w>:\..

^^'^ •*7 O I t l B T 1711, 37^*

ifnt , ^ moins cj'je tous les Ouvrages tic fuient Tccutillis en un corps , auquel cas o". les placera dans la clalîe i laquelle ap- pariient la première ou la prindpale an- tiers dn recueil. 6. Qu'à l'égard des Re- cueils & des Mélanges , on iofetera ceux i]ui feront fans tigurrure, c'efl -à-dire dont toutes les Pièces regarderont la même ma- ijere , dans la claffe qui leur conviemlri; au lieu qu'on fera un article à part des Recueils purement arbitraires & bigarrtt., dont on indiquera -cependant les ditFéren- (es Pièces, & leur namfM, dans les diffc- icntes matières aurquelles elles fc rappor- tent. 7. Qu'on fera des Manufcrits un ar- ^dc fepare. 'VAuteur ne s'étend point ici rurl'or- qu'il a refolu de fuivre dans rarr.mge- mt des matières. Il avertit feulement i général t^ue s'éiant trouvé quelque ,bps partage entre le Catalogue de M. rRheims, celui de l'Abbé Fflu/triV, 6c Éuidu Collège de Louis le Grand , il ■ft enlin detertniné à fuivre celui de M, K Rheims, non dans toute fon étendue, ■tais en le reformant autant qu'on le ju- IBra neccffaire , foit iiir ce qui fcmbiera 'e meilleur dans les Catalogues des Jefui- lei, de Faulrriir , & de quelques autres , , lùtt fur ce qu'on imaginera de plus propre ^ ]e perfeiftiormer. La necefliié de s'alfu- ^Ktlir à une divtfion à laquelle oti eft ac- ^K ^ 7 C.OU.

[3^ Journal bës Sçat*Nï coutume depuis long-temps , eft ur principales raifons qui l'a détermina choix. Il finit fa Lettre comme il i'a mencde, c"cll-à-dire par de nouvejjt tances pour obtenir les conieilï des vans, & par de nouvelles proteftatio docilité. I! a fait imprimer à la fuite de fa tre, un Spedmi» ou EchamUtm de fa thode, qui remplit les deux dernière; ges de cette Brochure, & qui roule fu Editions à'Anflott. Nous aurions haitté communiquer ici ce modèle, mettant fous les yeux du Le;ftcur le i veau Syftêmc Bibliograpliique , lu donneroit une idée beaucoup plus r que ne peut faire une defcription verb. mais la forme de nôtre Journal ne r Ta pas permis. :

JOHANNIS CasPARI KhIINTI

Univerfiiate Argentoratcnfi Hiftoi & Eloquent, Profeifor. Pub. Oratic Pancgyricae , quibus acccdunt alise rii argumenti , cum aliquot Progr: maiibus. Argemeratit fumpiibus Jo, j »iiU( Dullfeckiri. i^l^, C'eft-à-di Lii Paai[yriijiHS compaftx. par}tia Gaf Khunius . PrBftJ]tur en Hifteirt ©■ en loijuence dans ÏVnivirfni deSiraibautg. y ajeim d'autret Difciurs du mime .. ^xr /ht divirs fujm y tmi <in(tqi«i l

il Dom de Paticgyrionc , l'ennui oiule moins l'intliffirence , ne )[ guércs de faifir la plupart des . Des loiiangcs prodiguées fans Scftns difccrncmcnt , qui roulent re fur des lieux communs rebat- & cent fois , &: qui deviennent juvect fufpcfles de flaietic. Bide ancc, ont rendu ce genre d"écri- propre à exciter la curiofiié du 8c a foutenir fon atlention. Le /en de rccondlier avec lui ces for- ieces oratoires , ce Teroit de les r uniquement aux éloges de ces 1 ftmcux, que les qualités émincn- foit dcl'efprit, foit du cœur, ont 1 des hommes . 8c

, JtVt>»«.•*;„,e^- •>'■"".", K ion. a ï"

«ft

B PsTiegyrique fuivant on voit ce Prince également attentif à faire fon Royaume pat le commerce. Se mer les mœurs de fes fujcts , par le hemeot àa luxe & de la fiinéan-

sration de Monfeigncnr le Duc V fur le Trône d'Efpagnc ouvre un haiiip à l'éloquence de nôtre Ora- îans fon quatrième Difcours. it voir dans le cinquième , Que II 1 bonhear pour un Prince de pré- : de régler en quelque manière la e de fa pofteriie , c'eft pour lui le : de la félicité, lorfqu'il eft témoin e de cette dcflinéc , & qu'il en -fluellemcnt , comme tàit le Roi

^ JODKNAL DES SÇAVAMÏ.

par le témoignage de toute la Terre."

Dans le neuvième, le Roi eil véritable-" ment Grand par l'amour que lui portent tes Sujets.

Il ell Grand , dans le dixième, par le dioix qu'il fçait faire d'eïcellens Minillres.

Dans le oniiéme Panégyrique , il ell Grand au delà de Tittente de fcs enne- mis

Dans le douzième , il eft Grund pat les Cïploits de fes Armées en Efpagne.

Il eft G'4»rf,dans le treizième Difconrs, par les vifloircs même de fes ennemis.

Il eft Grand, dans le quatoniéme , par comparaifon avec Henri le Grand fon ayeul.

Enlia, il eft Grand , dans le quinzième & dernier Panégyrique , par fon amour envers fes Peuples.

Ce dernier Difcours eft précédé de l'O- raifon funèbre de Monfei^neur ie Daufin, prononcée pat M. Khunius , le ij. Mai J7II.

Ces Panégyriques font fuivis de fept Difcours Académiques fur diffsrenies ma- tières. Le premier a fervi d'ouverture à un Coûts de Pliilofophie Pratique ; l'Au- teur a prononce le fécond en commen- çant à profelTerJ'Hilloite 6c l'Eloquence; le 3- en prenant podelTion du Reâotat dans l'Univerfité de Strasbourg -, le ^. en ' dépofant ce même RcAorat) Icstroisder- r niers .

rrciiecs par ics t.coiiers aaiii ii au- on des Prix, & qui ont pour fujets, I3roix de N. S. i. la playe de fon 3. la Couronne d'épmc; 4. le Cal- volume eft terminé par 21 Program- irits par l'Auteur en diverfes occa-

c'eft-à-dirc , pendant fon Redorar. i promotion des Candidats de Phî- ic, & pour la diftributiondes Prix.

nt à ce qui cariâerirc l'éloquence

Khunius, nous dirons en général, dans Tes Dilcours on ne rencontre . chaque page de ces irai tsbrillans, 8e ; figures hardies , qui furprennent

enlèvent l'Auditeur ; on y trouve Dmpenfc, de la conduite, de i'élc-

& une grande pureté de (lyle. En ■t. l'Auteur a eu aflez bonne opi- e fon Ouvrage pour le dédier à M. S^on . qui l'avoit même invité J^^^jendre public ; & ce doit è-

^ JOUKNAL DES SçAYANS.

ma loe» obfcmiora explicaniur , diver- illius Compendii Ediiiones inter fe conferunuir, Scqui propier brevitatem interiium defiJeraripoterant, fubjidun- tur, HaU Magdtburgi, fumplilius Orfha- mirafhei. C'eft-à-dire ; Sup'.imeos i tJirtgi de Droit ifAdara Laiitcibach, dans Uffittii on explique lis endroiii aèfain, , fin eonfiri a/firatle lu diffirtmis EMmrn , V on aioiue et quant trop grande hrUvili avDit Uif, ^ dcfinr. A Hall, in 8. pp. 294. Se trouve à Amfle[dain chez les Waesbergc.

p Ar le terme de Suplétncoï en matière de Littérature, on entend d'ordinaire quelques additions nouvellement faites à un Livre qui a déjà paru ; Se ces addi- tioBs ont pour objet , ou de rétablir l'cx- aflitudc des faits , ou d'augmenter la for- ce des preuves , ou de lever l'erabartas & les équivoques du Ilyle. Il femble par que ces fortes de fecours , pour être uti- , les . devroient fc trouver à la fuite de l'Ouvrage même pour lequel ils font faits, parce qu'alors on ell à portée d'édaircir fes doutes à mefure prefque qu'ils naiircnC dans l'efprit , au lieu qu'on néglige plus volontiers les édairciiTemens qu'il faut al- ler chercher ailleurs, & fouvcntbien loin. Ce qui parott ici fous le titre de Suplé-

Il connoilfance du Livre auquel t }nt leur appliCiilion> Comme dli faites pour un Abrégé, elles en con- ;nt le caraflcre. La plupart ne eon- nenl que deux ou trois mots, les au- trois ou quatre lignes ; les plus lon- i ne s'étendent pas au delà d'une de- page. Il eit difficile d'y trouver ma- : à Extrait.

^'Auteur obferve dans fa Préface , que DÛt des Abregex cft bon y mais qu'il aut pas le porter trop loin , de peur Icvenir obrcur pour vouloir cite trop rt. Il ftut peu de mots aux Sçavans ir entendre le fcns d'une Loi & la pen- du Commentateur; il en faut davati- ; à ceux qui font à peine initiez dans mylleresdclajurifprudence, C'clipour x-ci particulièrement que l'Auteuracru

46 Journal DES SçATANS.

crirac , une promelfe ou de l'argent comp- tant, L'Auteut des addùions s'élève con- tre ce fentiment, parce que, ditil, les premiers mouvemcns de colcrc dont un mari neft pas le maître en pareil cas, peuvent le porter malgré lui à une ven- geance meurtrière, que les Lois pardon- nent â fa douleur : au lieu que la colère n'excite point naturellement à des profits ou des conventions d'avarice.

Sur letitrc De *«*#;<.> r(A««".L'Au. teur ptopofe nn cas affez fingulier. Un père irrité contre un fils prodigue ou dé- bauché, qui étoit Avocat , k deshetitCi & par !c même Tcftament il fait un legs k une amte perfontie. Ce fils, en qualité d'Avocat, fe charge désintérêts du Léga- taire , & fomient en fa faveur le Telî»- ment : peut il cnfuite pour fon intérêt petfonnel , 8c par rapport à i'exhereda- tion , attaquer la même difpofition Tcfta- meoiairc î M- Lauterbach croit qu'il le peut , parce qu'en défendant k Légataire il agit au nomd'autrui:commeun tuteoTi par eiemple , pourroit fouienir un Tcfta- ment pour l'intérêt du mineur. Se le coin- battre pour le fien propre, s'il avoit lien de s'en plaindre. L'Auteur des iddiiions cft d'avis contraire. Il prétend que h comparailbn duTuteur&de l'Avocatn'eft pas juRe , parce que la fonâion du Ta- tcur ell neccfalre . au lieu que celle de l'A-

il tcui bien le prêter. Âinfi lorf- 'lorttairement 8c île plein gré il fon- n Teflanicntpnur autrui, iltiepcuc conicftet pour lui-même. k lilrcD' Ltgejulia amij'/Mj, L'Ai- .rie de la flmonie ambitieufc, & il e ainfi le procédé de ceux qui s'en- dans les fonflions £cc]cliaftiquet arvenîr à des Bénéfices. Il remar- trc autres chofcs que la Prédication cnuc un arc humain, il entre le ■uvcnt de pareilles vues. 11 y a 11 : détail dans ce Livre , qu'on ne .t en faire un plus long Extrait.

lîtates Sacrx veteruiti Hcbrsorani leaisc ab Hadbiano Rglan*

JrajtUi BatstiOTitm , tx Officina Gw ûBroedtUi, BiHiofoU. 1711. C'eft-à-

: Lit Ansiquiiet. Sacrhs des Hébriux^ iuifMr Adrien Rcland. AUtrçAt

48 JoDKNM, ses SçhTAHt.

DOUi avons donné l'Bxtcait fort au I<1 dans le Suplémcnt du Journal de i. (twh lit Mars , fagt jiâ.) Nous cûtl foin d'avertir alors , conformément a intentions de l'Ameur , que cet OuJ

te n'éioit qu'un fimple Effai, que le d c fes Ecoliers. Se l'avidité des Libral Ini avoienc, pour ainii dire, arracbcj vant qu'il eût eu le loifir d'y mettre dernière main : mais qu'il ne renonçl point au deffein de le perfeftionner , | d'en publier une féconde Edition qui j plus complette , & plus digne de l'attd lion du Public C'eft de cette efpeced'e gagement qu'il s'acquitte aujourd'hui [ ce volume, qu'il a cru devoir nous pi feotet comme un Traité abfolumeDt no ■veau, puifqu'il a négligé de nous initri re par le titre , que ce n'eft ici que la I conde Edition d'un Livre déjà imprin; Cette conduite pourroit faire prefuiner q J'Auteur a été fi peu fatisfait.de fapremi rc ébauche . qu'il l'a prefquc compt pour rien. Quels qu'ayent été là-defl fes motifs, dont il n'a pas jugé à prop' de nous infotmerpar aucune forte dcPr face ni d'Avertiflcraent i il paroît qu'i l'efpacc de quatre années l'Ouvrage s'< accru de moitié , & qu'il a été refonda i beaucoup d'endroits, Il eft divifé , cor ine dans la première Edition , en quat pMties, gai roulent fur ce que Ici Am

cune de ces parties n'en contient id X, ce qui ne fait en tout <]ue qua. Chapitres, au lieu qu'on en trouve nie trois dans l'Edition précédente, nous contenterons d'indiquer en peu ■ts quelques-unes des plus confidcra» Iditions dont nous nous foyons ap.

, en parcourant ce volume. lu fujet des diftërenles divifions de rre Sainte , l'Auteur obfervc Que j& partageoietit toute h Terre ea larties, fçavoii la Ttni rCi/mél divi-

doU7,e Tribus , la Syrie Si les Paît •ort {Hhimtfah Uareii:) Qu'après le r de la Capiivité, les Juifs en haine amaritains ne comprirent poinr U -ic dans le partage qu'ils firent de la

Sainte en Judle, Peréi, (5" Gatilie , qu'ils regardaient néanmoins le pais r par ces Schifmatiques connue faî-

m

50 Journal DES SçAV Al qu'on appelloit pàù Hh dehors. Par exem- ple, celui qui achettoit une Terre en Sy- rie étoit cenfé l'avoir acheitie aux Faut- bourgs de Jerufalem ; les terres de ce Part ctoientfujettes aux décimes 8i aux loixde l'année Sabbatique ; elles ne rendoienl point impurs ceux qui y pafibient immé- diatement du pais d'Ifraèl, c'e(l-à-direrans avoir mis le pieJ fur la terre des Gentils. Dans tout le relie, la Syrie u'etoit point diflinguce des autres Pais ( on devenoit immonde iorfqu'on y entroii après avoir pallé fur les terres des Gentils i & par rap- port aux lettres de divorce qui venoient de Syrie , & aux Efclaves qui s'y vcn- doient , cette Province étoit réputée Pm d'M àthon.

M. Reland donne ici à la defcriptioQ du Temple > beaucoup pius d'étendue qu'il n'a voit fait dans l'Édition de 170S. An Ûeu qu'il s'étoit principalement attaché à ' nous y décrire le fécond Temple bâti par Zorobabel , & qu'à l'égard du premicrbâti par Sïlomon , il s'étoit contenté d'en mar- quer iimplement les lingularitcz ; il traite d'abord de celui-ci en particulier dans lei Chapitres VI. & VU. après quoi il paiTc î la defcription de l'autre, qui remplit les deux Chapitres fuivans. 11 eflime que les Circonttances rapportées dans les Livres des " l'j & des P»riilipammii touchant 11 cont J

léiion du premier Temple , ne luMent \

; que ce Prophète ait eu en vùf durit noroît un autre Temple que celui de Tion. En effet (ajoute l'Auteur) oq auve entre celiii-ci & celui que décrit ;(tl aucune différence en ce qui con- :les Parvis, le corps de l'Edifice, fcs fes parties , Tes apparteniens , &c il eft vrai-iemblable {continiië-Hl) c Prophète dans fa defcn'piion , n'i ]u'efflcuter , ou même a palTé fouj :e les parties de ce Temple fuffifam- : décrites dans les Livres des Roii & •arftlipomines , telleî que tes deux co- ■les, le Chandelier d'or, la Table dc< i de propofition , l'Autel des parfums, Arche d'alliance : au lieu qu'il s'eft é plus long-temps à nous taire con- ■e l'Aute! estericur , les dimeniîons ïortes, celles des parvis Se des cham- , dont les autres Livres de l'Ecriture ipgn^gti^o^^grigtjg^^

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«'on- L'on voiv" 1" °° J"' eut «'« Hébreu, é°oiP"« détail

«ncs.sc que ]S^<^n payez

J Grand CoSfeiMJ%~»'ne

o«douteuxqu"e ,y M.i"''"^- * •oen que les Rois Afm5^f'«» «PPorte fan, pren^^^ f °^»«. "eguécs pour Ri! ^^ P'^H»' «nt que le c /°"f«- Ceux

•Aloïfedans&'" «• '7.) 'nd TempJe f "^ i"^^"'à [oifr „•,:/ '.'"^'ntes. 1. .«;.,r

^'jx Journal des Sçav?

parut! dénombrement eia<fldetoiis les fruit! qu'ils lecueilloicnt de leur Miniftere, Ces fruits étoient de vingt-quatre cfpcces, dont il

Jeu avoicdiïqui dévoient Être con filmées ans le Temple niÊme, fçavoir, i.lcsbÉtcJ i quatre pieds offertes en facrifice d'expia- tion ; j. le ùcrifice expiatoire des oifcani; 3. le fïcriiïceponr un péché certain ; 4> le fa- crifice pourunpcchédouteuKi j. les facrifi- ces pour le Talut du Peuple; 6. la merurc d'huile otFcrte par un Lépreux; 7. Icsdens pains de la Pentecôte ; 8, les pains de propo- iition; 9. les reftes des obUtions; 10. la gerbe Parcale. Il y avoir quatre autres foites d'offrandes appattenanies aux Prê- tres ■ dont ils pouvoient faire ufage dans l'enceinte de Jcrufalera : telles ctoient, ■I. les preoiiers-nei des bêtes ; 2. les pri- aitives; 3. les parties que l'on confactoit i Dieu en les élevant, dans le facrifice de la confeffion & dans l'offrande du bé- lier faite par un Naiiréen ; 4. les peaux ^es vifti m es offertes dans lesfacrificestrès- faints. Enfin les offrandes du troifiéme

fente dfiës^aui Prêtres, étoient de nature pouvoir être eonfumées hors de Jerufa- Icni; & l'on en comptoit jufquà dix; i, les Prémices; 1, les Décimes des Déci- mes; 3, le Gâteau, dont il eff parlé dans le Livre des Nombru (sv, i3.) 4.. les jirémiccs de la laines 5- les pattiej offer- ea des Aoinizwt ptofjtnet , ^a,Nw , vé- 1

xxvii. 16.) 9. un champ dévoue^ s biens volez à un Profclyrc, fuppo- r celui-ci fût mott fans qu'on lui eut efttiunon. L'on voit par ce détail es Prêtres Hebieui éioieotbienpayez urs peines, & que l'Amel leur four- 1 amplement de quoi vivre. : fujct du Sunhidrin qui étoîc comme nat ouk Grand Confeil des Juifs, & il efl fort douteux que VétabliiTemenl )luï ancien que les Rois Afmonécns, leland rapporte fans prendre de parti,' JCons alléguées pour & contre. Ceux 3Utieonent que le Saahidrin inftitué l'ordre de Dieu {Leviiii^ui xi. 17.) foulagcrMoïfedans Icgouverncment euple , a roùjours fnb/illé jufqu'à la

du fécond Temple , fondent leur neni fur les ratfons fuivantcs. i. S'il

54 Journal des SçatansI

Îiflateur. ?. Il eft fait mention dans le -ivre de Jcfué ( xxiv. i. ) dans celui des Juges (11.7.) & dans les Pfeatiwes (cxxii. 5,) des Vieillards ou Anciens du Peuple, des Juges , des Trônes de jugement établis à Jerufalem r or il eft vrai-femblable qu'il s'agit bien plutôt du Sanhédrin inftitué de Dieu > que d'autres Jurifdidlions qui tiraflent d'ailleurs leur origine & leur au- torité. 3. L'Ecriture nous apprend que les Rois pieux rendirent au Gouvernement Hébreu la même forme qu*il avoit eûë du vivant de Moïfe. 4. Il eft dit dans faint Matthieu (xxiii. 2.) que les Scribes 6c ks Phariiiensfont affis fur la chaire de Moï- fe, & que Ton doit exécuter toutcequ'ils ordonnent ;& dans la Paraphrafe Chaldaï- que du Pfeaume xlvii. il eft parlé de ceux

Îui font ajps dans le Sanhédrin de Moïfe. 5. 1 paroît par Jeremie (xxxviii. 4, 5.) que la pniflance Royale étoit renfermée dans certaines bornes, & qu elle étoit bridée en quelque forte par celle des Princes ou Pr«- mers du Peuple,

Ceux qui tiennent pour la négative, appuyent auffi leur opinion fur cinq argu- mens principaux , que voici, i. Dans l'Hiftoire des Juges & des Rois Hébreux il n*eft fait nulle mention de Sanhédrin, ce qui eft un grand préjugé que ce Tribu- n^l /7'exiftoit point alors , . puifqu'il eût ^tà ^uin iiupoffiblc aux. ïl\&OTOxi% ^>3ife

kî'rej qu'aux Hifioricns Romiins len dire de leur Senti. 2. S'il f Bn Sanhédrin du temps des Jugct ijcieiis Rois, le PcuMe fc fcroJt-U p fouvent dans l'Idolâtrie & n'au- Riictt été rccenu par l'auiuriiéd'un I fige! 3, Nous lifons dans le» les Rmi Ci.ïiii: I. î: ï: x. 8c 3: i que !cs Juges & les Rois ne con- pour agir d'autres Loix que l«ur l 4. 11 eft dit au Livre des J"!" k) qu'il n'y avoir point de Roi p, & que chacun y étoit Ton mai- fc qui fait affei voit qu'il n'y avoît K Sanhédrin, j. Lottquc le Lc-

tanda juflicedu crime commis en ne par Jes Benjaraiies , il n'eut Ircours au Sanhédrin , mais il s'a- ftii douze Tribus Ouf«xix. 39. > ' fi. Rcland en parlant des animaux taux facrifices chez les Hébreux, levûicnt être tous du nombre des fabTerve que la dilliniîiion des ant* B purs & impurs écoit reçi!lë avant M { Gtrtifi VII. z. ) qu'on cdeliroiE Ks facriiîces oii L'on imaioloit des Eu'on employoit leurs peauï pour H » qu'on s'occupoit du foin de Saître les brebis 5 d'oii il tire cctie |tnce , Que la viande étoît Bl\q« é. En effet ("ajoute-t !!■) orv iwrr guecrt ufage ait éié iicïc\ii«

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cv auQUMcnitsrv. S:nnSc ■Ai

« cdiu ds ris iiH£S. D'aîl- It asparsuc? r «^frdi ^fse cet cm-

ï ne œ ai£ra '^f—*' le '-. - -eiiûùitcoitnènMoânsiIe

nffiriM 4r ceux i^is: ranfinni ^mc h fw

Da» k C&çitK At Rbv. FAioaii ffiaOKM cthàéeJqr&tèftBà fiMdqn'S «'■von faâ tes TEifiâas de i^ft >( ^ nftA ■*« pte d'ôesdaè les tiijiw

rempMMK «e aoR «e Jcffalé ut TCÔ- llUffNKM lUMMdé & Oc^ n pefe dlbori m miMi état ItkjaA tA cootn te «n de Cft irr*«ljie , ijui pnNDCi ChK II pre- ■tfre cfioTe (jiii fa pidcntcra dcviat lu "" itiuu' lie Ion cipeidon , /»« cm^

l# M Hf/lt™' . C l*i Jtrm ifi*** •■ *«^»-

^f, Kelind cil pCTftadé qa'fl tint tlâulre re (uITtge m y memoi une par- 'tuU ilitluiiflive au lieu de U conjonAi- , fira ua/éirit m SnjBMr , m iu ;tra « m hthiatftt ; &c il foudcnt que I& irûirule Héhntqat cmplo^rcc en cet en- 1 VÎT ef2 yûrcepliblc de ces icviï, 6a,w&c».-

I JWItlBT'

is , comme on peut s'en conviînçra t-V) par nu paflage derf«tfe(sxi.ri.> par quelques autres,

II fortifie cette coujefturc fur le fcnj ïl donne aux piroks de Jephié , par etfes confideraiions plaufibles . qui fa mfent à remarquer en premier lieu, e Jcphtéfçachant bien que l'holocaufte a homine n'étoit ni permis ni agréable >Ieu. nun plus que celui d'un animal nonde, & qu'il étoit fort poffiblcqu'à lÉctour il rencontrât en fon chemîa ni l'autre, il a faire un vœu qui Kqx parties, dont l'une convint à ce pouvoil êire offert à Dieu en holo- fte, 8c l'autre à ce qui ne pouvoitque être corfacré; & par un vœu de cette urc, Jcphié femettoit dans lancceffité fc priver fans aime de ce qui lui étoit i[us cher au monde , fuppofë que ce

la première chofe qui fe prcfenràt à

, aptes fa virftoite. En fécond lieu , n loin qu'il filt permis d'immoIeràDieu

hommes libres en holocaufle , un If- liie ne pouvoir dévouer par le vœu >t\\é Hhértm, fes propres domeftiques, fqu'iJs étoicnt originaires de la Nation, ce dévouement n'avoit lieu que par sort aux Elclaves faits furies Cananéens

fur les aunes Gentils. D'ailleurs rm «oit confacrc/ à Dita quelque c\i.otc -'- eue, quoi qu'en ^ffcitïiU" C f w

■»M*t DÏS SÇAVAMÏ.

manières, êï tilles encore vierges n'é- tûient pas «ducs de cette forte <ic con- fecr»tion , comme i! Te voit dans les Sôtn- hrii (xixi. îî.) D'où l'on doit inférer \ (dit l'Auteur) Que la fille de Jephté n'a I pu être facrtfiéequ'en cette dernière façon; 1 ce qui eft d'autant plus probable, que le I Texte facré ne nous apprcrtd ijuand ,nï en quel lieu , ni par ks mains de qui elle fut immolée { circonOances toutefoisaffei femarquables pour n'érrc point omifes) 8c qu'on fe contente de pleurer le célibat de cette fille , fans faire des regrets fur fa TTori ; pour ne rien dire du voyage des jeunes filles Teis la fille de Jephté { dont il cft parlé au vcrfct +o. du même Cliapi- ire) non pins que de la pieti de ce Juge d'iriac! célébrée dans VEfure aux uibnux ■(ki. 5î. ) & qui ne feroit guéres compa- tible avec une aâion aufïï criminelle <iue celle qu'on veut lui jmputer.

IV. Nous fommes obligez, pour abré- ger, de paffer par delTus les additions de la quatrième Partie , dans laquelle l'Au- letir traite des Temps Saertx. , on des Fê- tes des Hebteux. 11 y a deux de ces ad- «ditions entre autres , qui méritent d'être examinées. Dans l'une, M. R el an J tache de concilier le témoignage de faint JWiirt >vec celui de faint ^tan touchant l'heure ■»ù J. C fut cruciiîé ; & dans i'aulie. il t^liqtic à éclairor \cs àvffitvi«T. «sj».

^

J 17 I t 1 H 5

BïilTent desdiSïrentcs exprcflions iï« E- vat\gelillcs fut k temps de la refurreftioa

de N. S.

* Eiimit dt U Kifmft A JW>. C 0 J T I k h Ltiire an P. Tarteren , infirit dans it Joiirn. de Trévoux, Nov. 1710. v J*- 'fuis, dias « Journal, Mois de Feviier 1711. p»E- MS-

TA Lettre, M. R.P, dont vous avertoo- lu in'honorcr, n'eli venue cnirc mes nwins que long tems après que j'ai fil «lii'cîlc étoit adiurilement en Anpicterre, Il femit fort inu-âle de votu marquer en dérail comracnl cela ei\ arrivé. Mais il m'importe ([uc vous fachici que faiiî CCE JL-::idcnt il y a dqa quelques fcmaines que vous auriez pu recevoir ma Réponfc.

Quoique vous vous plaigniez un peu àe moi , je vous alTurc , M. K. P. , que

Ï"ii plufieurs fois vôtre Lettre d'un bout l'autte avec un iîngulîer plaifir. Voi Louanges me flaitent agréablemenr. Je vous l'avoue fans peine, parce qiiejecrois qu'apits la fatisfattion qu'on fcnt à faire des cliofes louables, il n'y en a point de

flus naturelle que celle qui nous vient de ipprnbation d'une pcrfonnegénéralenirnt ciliméc. Cefl , peut-être , un des pK^ï C 6 c\«Lt%

» Ccr Aiiktc 1 été annmuninuë M 'L'Jbul fAmadàm gui jwpàiae ce Jqiub»!,

*'é6 JOUKNAL DES SçAVAHS.'

cTjarmjns 8c des plus folidcs phifirs qu'on puilTc goûter dans ce Monde. Les plain- tes que vous faites dcmoi, n'ont rien di» minuif de ce plaifir. La candeur & h po- liteffe qui les accompagnent , en ôtent toute Varaeitume. Vous avez trouvé l'art de les propofer d'une manière fi obligean- te, qued'abord j'ai été tenté de les regar- der connue ces Ombres qu'uti Peintre ne met dans fes Tableaux. que pour en rele- ver davantage les principales Figures. Mais après avoir examiné la chofe de plus près, j'ai été convaincu que ces plaintes font une partie Irès-cffcntielle de vôtre Lettre; & c'eft dans cette ruppofition que je les examinerai tout à l'heure.

Pcrmettei-moidevou? dire auparavant, It1-R-R' que vous ne faites que me ren- dre exaétement juftice de croirequ'en par- lant du caraftere de vos Ouvrages , je n'ai fait qti'exporer mes véritables fentî- mens. Je favois fort bien , qu'un Eloge de mi patt n'ajouteroit rten à vôtreGloi- Te : mais je n'ai pu refîller (tu plaifir de peindre naïvement une partie des Beaorci ■que j'admire dans vos Ouvrages depuis que j'ai en le bonheur de les lire. Ce que j'ai dit au Public dans ma Préface, je l'ai dit cent 8c cent fois à mes Amis. Je croi mfnie qne c'cfl moi qui procurai la pre- mière Imprelilon de vôtre Horace ea Holluide. Autant qu'il m'en fotivient»

] o I 1 L s T lya^^^^"

S'en liouvai par haiard un Exemplaire de lipremitre EdilioD de PaiU : & charmé àe ces tours polis , vifs & naturels qui y tritioient île tous eôrei , j'alTurai hardi- lEenl le Libraire qui me vendit le Livre, que, s'îlvouloit le rimprimer, il n'auroit psfujet de s'en repenur. La chofc arri- tn, comme je l'avois ptevù. Les Savans, ^1 Gtns d'Efprit , tout le Monde fut tou- ïié des Beauiez d'une Traduflion qui a- poit de ii grands avantages fur une autrcqui ^toit alors plus connue en Hollande. quoi qu'elle n'eut été imprimée qu'après vôtre Traduflion des Satires & des Epîircs, comme je l'ai aptis dans vôtre Préfice fur les Odes.

Je doute que vous ayiez jamais vu un peut Livre j'ai entrepris de défendre Mr. de La Bruyère cunîrc un certain Mr. de Vigncul-Marville. Mais fi par liazard îl vous étoic tombe entre les mains , vous y auriei »ù , que long temps avant que j'eulTc fongéà critiquer vôtre Traduftion. j'en avois parlé aurfi avantageufcment que dans ma Préface.

Enfin, M. R. P„ ce qui a donné oc- cafloni la Critiqueque j'ai publiédevôrrc excellente Traduélion , ce n'cil que la haute eflime que j'en fàifois. Car engagé par cela même à la relire plulieurs fois avec beaucoup de foin, je ans y decou- Tiir ce peiit nombre de méptifcs que j'ai Ç 7 \Tà^

Wèi JoOKKAt DB» SÇATAN!.

pris la liberté de relever, pcrfuadé que du oraftcre dont vous vous êtes dépeint au Public, vous n'en feriez point choqué.

Je l'ai dit à Mr. l'Abbé Bignon ,. &je

vous le protefle encore , M. R. P„ ce

r'eit point pour vous faire de la peine

que j'ai publié cette Critique. Vous en

lerei pleinement convaincu, je m'affure,

I par ce que je vais répondre aux plaintes

f que vous faites de moi . fur ce que j'ai

I fuppofé mal à propos , que pat une Ftm-

rnâ adroite qui trompe fort Mari, vous avet

entendu une Femme trop galante , qui

foule aux pjés la fidélité conjugale.

Vous médites, <^\iaparimmini dans la (ituailon prefeme je mt trouvt , je n'ai fiai éléfichi di pnndn uti hmnêit prétixlt dig»yr €7 di divertir Iti deux NAiiojii attn dépens di Robe que votts avex. le bonheur de partir. Vous apcllei ce ptétcKte hon- nlii. C'eft par ironie , j'en fuis irès-per- fuadéi & moi, je vous déclare nettement & fans figure, qu'un tel préieite me pa- Voît infâme. îJ'fcio aUes. Peut-itrc y a-t-il bien des gens qui s'imaginent pouvoir ac- corder cette conduite avccla Religion Se la Morale. Mais pour moi je ne ferai ja- mais grand cas d'une Religion & d'une Morale qui autoriferoient ces fortes de Libertés ; je croirois avoir fort mal employé mon tcms à étudier les Belles Xetrres , ces Leutcs <ïû lioftà'Sftw. \w

L JoittET I7I2.' «î

R & rendent les hommes plus hu- WSt plus poUs , comme Horace le lldgue part, fi elles ne m'avoient pa* à ne me jouer jamais de la Vérité ftvonfcr des Pr^ugez ou des Paffions Tonnables , mais à la refpefter fincc- nl par tout je puis la découvrir. T. doncaffuré. M. R. P. que ce n'eft loor égayer qui que ce !"oii aux dé- de la Robe que vous pone7., que j'ai bien aife de prendre droit d'une cx- ion équivoque pour vous expofer.en iliqiiant de gayeic de cœur dans le le plus odieux, je vous protefte de- ' Dieu {pour raefctvir de vos termes) fi. fans hefuer , j'ai donné à vôtre elïion un fens qui ne vous efl jamais u dansl'erprit, c'eiî uniquement à cau- |u'il ne m'eft jamais venu dans i'efprit, vôtre Eïprcifion put admettre un au- fens que celui que je lui ai donné. Ju- vous.-mfme, aptes cela , de ce que mis répondre à ce que vous me diies, la phrafe de Femme adrolit &e. me Boit équivoque , jt ne devait psurimt 4 fnnàtt dans un ftnt je fiîi dirt irl grundi fiilifi à un Auteur, qui, de Juffabliqut, Jaii prBpfioo àt n'inpotM f xy Jire dà'^i le fandi j'eflimi , tStjjto-

'' w/»fMi*j. Il cft certain, M.Ti.

_ iuroMpi-jïceftePhrarcdans\cïcTi» favorable, Q elle m'cui paiu é*\ïà

64 JOUllHAt DES SÇATAIiï."

voquc, c"c(l-à-dirc , furccptible de deJ ou tTois difTércns (ens. J'y aurois été oblfl génonfeulenient parleiérpeflque jetoul dois comme à une perfonned'un rareniM rite, que j'honore très-fincerement, lati encore parle rerpeft que jemedoiîJmol-B même : refpeift qu'un homme d'honnsurl & de probité ne rauroil jamais perdre tant I

2u'il efl en fon bon Cens. Mais j'étois fi 1 loigné de regarder Ii phrafe de Femme 4- 1 droiit Sic. comme équivoque, que je puis ] vous protcfter que lorfque M. Bernard s'avifa de publier dansfon Journal, qu'el- Je pouvoic recevoir un fens fort différent de celui que je lui ai donné dans ma No- te, fon fcritimeni me parut tout-à-faiiin- foutenable i & il m'a paru teijiifqu'à ce que j'ai lil vôtre Lettre, parce que je n'ai vfl perfonne qui n'ait éié en cela de mon avis, du moins à ce qu'ils m'ont alTuré. Je fai que la flatcrie Si une fauiTe com- plaifance font dire à bien des gens le con- traire de ce qu'ils penfent : mais je puJl vous alTurer, qu'un Savant du premier or- dre fouiint il n'y a pas long-iems ^ue fis lonl'ufage, Unt Femme Mdmte qui Iramfê fin Ainri , c'eft une Femme qui ne lui cft pas fidelle. Ce que j'en dis, n'cftpoinc pourjullificrma faute, mais feulement pour vous la faire voir telle qu'elle eft en effet. I Elle ne confifle pas en ce que j'ai regardé M^'expreÛion de Femmi «drain &t. ttimum

,au4 m ="*;';, convainc'^ . vous a""

,St 1»."»'=°'° ,00! i"*"",',,; ■&«'

■-="' Jrfc looto»»- "S' ' pem.t- ■iins n" *'„' V ftiio <>»' ..iqoejs

. lion fa me

NAL DES SçAV,

■iiiic ûvoir ; 8; * je fuivrai pro Tos or<Jics. J'obligerai fans doute le ^ blic, de lui faire un fi bsau prefenr. Â mettez-moi feulement , M. R. P. de | re précéder vôtre Leitre d'un petit l" quej'addrefferai à M.Bernard en ces tei

Je vous prie , Monlieur , d'it cette Lettre du P. Tatteron I, vôtre Journal. C'eft une Pièce pldi M de fens; & d'une politcflc infinie Va ,1 y verrez que le favant homme qui! écrite , confirme la Ciitiquc que v ' ivez faite de ma Note fur ces pa ' 1, Une Fttnmi adroitt qui Irempt fia I) Je vous avouerai fans fa^on , qi I, Raifonnemens ne m'avoient point >, changer d'avis. Mais je ne doute plus, ~| que je n'eulTc fort mal pris la penfée ^ du P. Tarteron, puis qu'Ua bienvou- lu m'en aliurer iuiméine. C'eft au Public à donner à ma Faute tel nom qu'il trouvera à propos. Je recevrai fa » dëciiion fur cet Article avec une entière déférence. Je fuis 6cc."

A l'égard de la Liberté que j'ai prife da joindre i vôtre Tradudion les PieccsLa- tines qui ne doivent point être traduites, vous avez pu voir dans ma Préface fur quoi ^cUe cil (ondée. J'ai crû que Texeraple des Corn-

* Mr. Cofle n'enscuis pis ce dflTein, pitee qii'U it pcudeiempiipicï.quc li Lcttic duP.Tin«- iteis d^jaiiupiimccdaïuk louiaildïTicvoux.

P JtJIttET 1711. 6i

Commentateurs i h Daophine me mettoit i couven de toute cenfure. Je fuis pour- tant Bché du chagrin que je vous ai cauK

parla Je fuis &c.

A Looiia, ce 26 de Décennie i Qugflio Mcdica an homo à vermibospi^ ÎHids agiiandadifpuuiioiiibus, inMedi' Jlbrum Scholis Académie Cadomends t a Baccalaureatûs gradu confequendo > ISagillro Petbo Ango, Profefforc Kgio Pr^fide. Cifiomi , afud Ania- im Cavetier , Rtgis w AcndtmU Ty- jrafhum. 1711. Ceft-à-djre .■ ^ucfiion ï Medctlns , Si l'homme vient d'un Êr, faumifi •> lu difpui* pubtlqui dttni ta ntitlté di iâidtcittc je Ct'éit , foui lu Prê- te de Mëiifi Pierre Ango , Pmfijji l. A Cnën, chci Antoine Cave^ 17 ir. vol. in 4- pagg- T £ Thefc de M. Ango a été fiitèj Cpour en combatre uneauircdeM, Le- 1^ ratt fur la même matière , o£l ce dernii _ Touiient , après un grami nombre d'Ati- teurs, querhomme&lous les animaux tî- rentleurorigine de germes tout formez dès le commencement dumonde, lefqtiels ont uamouvementfemblableàceluidesvcrmif- feauK , S; font fi petits , qu'un million réunis, égalent âpeinehgrofTeur d'un grain defjble. Quelques Médecins préicodent que les germes dont il s'^it , ont été teBV'cimr-'

1

i

JODRNAL DEI SÇATANS.

dans les premiers individus mâles de cha- que efpecc; en forte que le premier hom- me, par exemple, contenoit en lui , fé- lon cette hypoihcfc, non-feulement tous les defcenJansqui en font fortîs, & qui en fortiront.mais encore tgiis les defccndan! poffibles.

D'autres prétendent que ces germesont été mis par le Créateur dans les premiers individus femelles de chaque cfpece; en forte que les corps de tous les hommes qui oat été, qui font , & qui feront ja- mais, étoient contenusen petit, non dans Adam, mais dans Eve.

Il y a un troifiéme fenliment , qui ell que Dieu a créé dès le premier jour, tous les germes des animaux; qu'il les a répan- dus dans l'air, dans les eaux. Se dans la terre; que ces germes étant reçtlspar la bouche avec les alimens que l'un avalei ou avec l'air que l'on refpire , rendent les animaux leur même efpecc capables de fc reproduire. M. Lccourteft deccdernîer fentiraent. Selon quelques Auteurs c'eft dans-les femelles que ces germes font fo- mente! i Se félon quelques autres, pouc lefquels M. Lecourl le déclare, c' cil dans les mâles.

M. Ango prétend que la génération des

animauï ne fait point par le moyen de

getrats que Dieu ait ainfi créez, dès le

, coinmencement du monde. Si oiileltS'

n d'un mouvement fecret qui a fes & qui leur a été imprimé par le :or, s'artangent & fc difpofcnt cnU Tc qu'il faut pour faire un corps or- . 11 dit qu'on peut expliquer dans opinion la reflemblance des enfant s pcrei ou à leurs mères, & pour- .1 y a des mahdies hercdiiaires : au TIC dans le Syflême de la généraiion omme par les vers fpermatiques , on Ut expliquer aucun de ces effets. D'où , par exemple , demande-t-il , que rmc qui a été créé dès 1= comtncnce- du monde , &: qui a 6(é créé tout lifé, produira un hommcgouteuxon ptiquc, s'il arrive qu'i) ait pour père }uteux ou un épileplique i* Ell-cc, id-il , que dans cette vûë Dieu avoit in de ctéet das germes ou vers fper- [ues, les uns goûteux, les autres épi- [ues! &c. Quant à ce que M. Le- - allègue, après un grand nombre

70 Journal DES cun qui ait du mouvement : I! répond qu'on n'appetçoit ces pretendus germe* ou vennitTcaun qu'à l'aide du micmfcope, & que les mioofcopes nous trompent: Que M. Leuwcnhoekqui Te vanted'avo& fîit lâ-delTusplufieurs découvertes avecdel inicrofcopes & des inflrumens particulicrtj cft digne de riféc , irridtndui UU Bantvusi Que ce qu'on prend jiour des vers ne font peut-être que de petits fiiamens ; qu'aa pis aller, quand ce fcroit véritablement des vers , on dcvroit plutôt regarder cei vers comme les lignes que comme les caufe* delà fécondité ; que fi les versfper-l matiques font vivans, comraeon le fupo-J fe.puifqu'on veut qu'ils croilTcnt, &qu':' ayent un mouvement, ils'cnfuitqu'ilsoi donc une amc, ce qui ell abfurde. Il joute que, félon ce Sytlême, il fautqu'l fc perde des millions de germes vivansl pour produire un feul homme ; que ce» ctl contraire à la fimplicité de la NatùrJ que fi CCS vers ont été premièrement o Kumez dans Adam ou dans Eve , il fa

3ue dans les hommes ou dans les femr| "aujourd'hui il y en ait moins ; , cela eft, les ovaires de la femme dojvj devenir moins gros de (îecle en fiecle 1 que fi c'cft l'homme qui a ces germesl rcfer\'oir oîi ils font contenus doit dT ' Jiuertoutàc même dans l'homme :J ^teoendant on ne s'ell n

I Juillet 1711. 7t«l

M. Lccourt voyant fon fcntimentcom- -,-u par M. Ango, a répondu à ce Mc- ^;;n par un in 4. de quatre feuillets, ia- ulé : Ckrtiui An^Blio juo ; & feî i^pon- -- . qui paroiiTent alTci p!airfibl« , ont '■.i.i%t M- Ango à une réplique de jS :j;;e5 in 12. imprimée celle annrc , dans :i:;jïlle il tâche d'abord de fc juiiifici fur :; reproche que lui fait M. Lecourt. d'a- l'rrintuké M. LeuwenhoeV , quand il i!.t itfidtndm ilUBaïa-vui, ôc pour fc laver ■-■ ce reproche il avertit qu'il n'a hir que : conformer à ce que M, Hartfoeker a . Tit lui-même de M. LeuwetihoEl: , com- m; on le peut voirpaï les paroles fuivan- its. Les Obfervations microfcopiquei, dit M. Hartfoeker, font d'une grsndcuti- lité , fit nous font aller fouvcnt au deli des conjedures; mais il faut avouer auiG que ceux qui s'^ appliquent doiventavoir autre cbofe que leurs yeux en partage : or &nï cela ils s'imagmcnt bien fouvcnt voir mille chofes qu'ils ne voyent point; fem» biabies à ceux qui voyent dans les nuSl. lout ce que leur imagination leur repré* fente. M.Lcuwenhoek, pourfuit M. Hart- focker, peut fetvir ici d'exemple : ajon- tont qu'il a écrit d'un flyle bas & rampant fix gros volumes d' Obfervations , qu'on

Karroic mettre en irès-pcu de pages , t». n en vooîo/r extrxirc ce qui çft bon , &t Ititf?/- « ?«/ cil faux oa inutile. . . . Vovk

I

JOuRK Al DES SÇ»

dire qu'il a obfervé rhumcur fpermatiq d'un bcliei , il fait venir cet ammil fond la NordHolhndc. De plus, éciit qu'en f»ifant l'anatoraic d'un pou i! en a été les icftjculcs , & diiTeqii^ vailTeaux fpermatiques ; qu'il a tiré l"h incur contenue dans ces mfmesvaifleaL & qu'il 7 a découvert une infiniié de f lits animaux, Sec. Allei chei lui . cot mej'ii fait autrefois, pourvoir toutcîc belles chofcs , également inipoffibles incroyables, il ne daignera pas feulcme

vous parler Mais je vûudrots bien 1

demander de quels couteaux ilfe fertpcJ faire toutes ces belles dilTeflions, 8t r" couper & feparer des parties plus fi que le ircncbant du couteau le aigu?

Après cette citation , M. Ai cbc à M. Lecourt, de fouteni ment contraire à la Religion , foutient avec MM. Sachs, Ham, I beit, &c. que l'homme tire fon oJ d'un germe vivant, 8; qui i été foriJ le commencement du monde. Il a que ceitc hypothefe eft oppoféc à | lurefainte, & à quelques MyllerJ qu'il n'appaye d'aucunes preuves, prend avec un peu plus de taifon fj

Mverrairc, d'avoir dit que les vers 11 tiguc! dont il s'agit font répandj

ire & quelques auir» Plantci ;, qui font propres contre Ufte- ii des parties l'on trouve le- la figure de l'homme, M. Ango JelTiis M. Lecourt ; il fait voie ucncesabfurdes de celte opinion,

à entendre que c'efi !a réfuter i propofcr. M. Lecourt pour quelques objeiftions qu'on pour-

comre l'opinion qu'il défend,

on deitiinde de Quelle manière ;s ou CCS vers ainfi riipandus de t , peuvent Ce confcrver depuis ■n du monde , nonohflant tan: sraens qui arrivent dans l'air, il à fe fouïcnir que les corps des qu'on a brûlez fe conferveni mè- ;s dans leurs cendres. M, Ango

long cette penfée , ipiès quoi

f^H JOUBNAI MsSfAVllUl.

nombre de preuves , ïirées h plupart t^inalogic qu'il y a entre lep Plantes & Ici Animauï- Celte Thefc qui fe vend tra- duite en François chei M. d'Houry, Li- braire à Paris , de laquelle il ptroît que ni M. LecouTt , ni M. Ango n'ont connoifTance , contient peutèire ce fe peut dite de plusfolide & de pluïvrai- ièmbUble en &veur du Sydème dont H «"■gît.

MANNi.de Libris Anonymis & Pfeo- P donyniis Schcdiafraa , compleftens Ob- E

' fervBtiones générales , 3^ rpicilegium ad K ViNciNTii pLACcn The»rrura Anony- e worum &Preudon7inorum. 3"".*?»' _ ^è. Rlietm Bhlchium. 1711. Cefl-i- " dite : Mtmtirt du Ltvrii jfnoiiymn V _

TfiuitKfnit , pituT ftrwr tle Suft^ount M JèeMtre fit Vincent flaccius. A Jene, cbez Félix Bidchius. 1711. vol. inft pagg. i3o.

T A coimoiflance des A^tews qui ont ^ tl leurs noms, on qui en ont pris 4e ftporcz, feifant une psnic coniidcrabte de rHiftoii« Litterairt , on ne peut nierque Pliccius n'ait rendu fcrvioe aus fiçavam, ic leur découvrir dans un Traité cxprèt gr^nd nombre de ces Auieurs caebcï.

ai « Qfti eft. tt\i*^ ftr _

I pas cil une coDooifTancc affti ta^ ya fur Icrqueis il s'cft mépris. jvrage eft divifé en deus Pirtiet,' première, M. Henminn expoJe les dificrenies manières dont un pcDTfc cacher, puis il eiitnme fi point pécher contre ies toix de la , que de taire ou de déguil^r ainii H dans unOuvragequidl fïitpoor lie. Aquilius , dans le troifiérae les Offices de Ciceton , prétend !oit bannit de la Société tome fie* toute diUimulaiion : iâdelTusplu- "outiennent que les Auieiirs qui tai- nrs noms [ont des difliniulez; Sc ux qui Te deguiTent fous des noms itez , donneni dans la fifUoa Se meafonge , qu'ainll ni les uns ni es Défont irinoccos. Mais M, Heu'

fS JOVRKALDEsSfAVXNS. T

pic, a fïit uti bon Livre , & il voit que »'il fe nomme fon Livre fera rnsprifé ou ' attaqué, & que s'il le tient caché , i'Ou- TMge aura un pKis grand nombre de Lec- teurs, qui en pourront profiter, Alors, dit M. Heumann, non-feulement il peut, mais il ^oit 'aire fon nom , ou même le déguifer. On nous taporte là-delTus l'cx-- «nple de Scaliger. Ce grand homme a- ¥oit d'eïcellentes Pièces à donner au Pu- blic i il s'avifa de les produire fous fon- nom , mais elles furent mal récites : coni' jne il lui en rcftoii encore, il voulut voir quel fort elles auioient s'il kspublioitfouî an aultc nom que le fietij elles ne fiitent pas plutôt en lumière que tout ie monde admira. M. Heumann remarque il ce fiijet, que quand des Auteurs ptevoyent ^ue leur nom pourra nuire à leurs Ouvra- ges, ils peuvent alors les donner tous des noms plus Eivorabîes , & imiter les Mé- decins, qui de penr d'exciier le dégoût de leurs Malades , cachent fous des feuilles d'or les pillules qu'ils leur prefentcnt. Une autre raifon de taire fon nom , c'eft lorfqii'il poutroit y avoir quelque vaniic à' le déclarer , & qu'il cil indifKrent au Public de le fi;aïoir. C'eft pour cela fans doute que l'Aulenr de l'Imitation ne s'eft joint nommi, fur quoi M. Heumann a Kuï ce:tc petite Epigiaramc

jlJcguc pluficurs autres motifs qui jit engager un Auteur à fec»cher, :mTe autres de pouvoir fonder plus lient le goiit du Public , poui fc cr dans la fuite , lui paroic un des rurs, 8t il loue fort à cefujetl'Au- e y Art d> fcnfcr ; aptes quoi il pro- quelques règles pour découvrir les des Auteuts Anonymes &desPfeu- Bes. Si on demande à quoi fert connoilfance! 1! répond, qu'elle eft pikment necelTaite pour l'ctude de lire, parce quedans cette matière c'cH paiement à l'autorité des Ecrivains faut avoir égard : de quel poids, . peut .être le témoignage d'un Hillo- lontle nom clt inconnu? ilâ une idée génétalc de ce gui cou- la première Partie du Liyre de Ivl.

J'tfi Journal des Sçavans.

Iî« U Mort er da 'Juitmmt liirnUr , f^ Guillaume Sheklock , Dcfttur tn Thedogit , Bnyin de Saint Paul, Mm-,

trt dit Temple, Cf Cbaftlairi Ordinaire dt < Su Majijli, traduit de l'jtngUit fMT Da- vid Mazel, Minijlrt d^ Saint EvrnU'

pU 1 NeuvelU Ediiian , revài v eonl- glt. A Amflctdam , chez Pierre Ham-

bert. Marchand Libraire , dans le Kal- " Terflraat. 1711. Deus Ttaitci in 1. t

Traité pagg. 16 ï. II. Traité pags.4H.

"Y E rujct de « Livre eft iriftc & huml- liant pour la Nature; il ne roule quo fur la mort & fur les luîtes qui en font ï traindrc.mais il peut être utile aux mœors, 'en inrpiratit le goût de !a vertu, i la vûë "des dangers oîi jette le vice, C'cft un Ou- ■Wige Anglois compofé d'abord dans la Lingue du Pais par Ln Miniftre ProteC- lant, 6c traduit depuis en François par un ••utrt Miniftre de la mime Religion. On ne donne ici que la traduflion Françoirc. La mort eftrepréfcnt^eau commencement du Livre comme le châtitnent du péché, & l'exécution de l'AriÉc prononcé conttc le premier homme, après fa révolte. „ll paroîira rude peut-être , dit l'Auteur, <;uele péché d'Adam ait attiré !a mort à roure fa potlcriié <, c^u'un feul hom ,1 me ait pcché , & t\UE l.û^i^ mtwtw,:

D'étoientpisirnmofTclsde Icurnatu- i corps fait de poudre retourne ne- smcni en poudre, à moins qu'une ice furnaturellc ne l'empêche de pc- -'eft pour cela que dîni le P»rnlis re Dieu avoir planté l'arbre de vie, c un prefervatif <ja'il doonoit à me contre la mort. La dcfobéiflân- ■dam ie fit chaffet de ce lieu de dé- 8t lui ôta Tufage de Varbte de vie, rvoit le tendre immortel. Si par fa. : il eût (çû confervcr la gtace que \ai avoir faite , Tes defcendans en :nt ptolîté, parce que les enfans.dic 'ur, liiivent la condition de leur pe- sais en perdant ce premier don , U t perdre à toute fa pofterité , qui :t reçit par fon canal , isais à qui ne devoit rien > 'non plui qu'au

JOUKNAL DES S^'AVANX.

mourir? ,, La mort termine Its fouffran* . ces des pauvres, des opprimcï, des per- , fecuteric'eft un pottderepos après tou- . les leslempéies de cette sic i elle rompt 1. les fers des pnfunnîers Se les met en li- ., berté ; elTuye les larmes des veuves Se ., des oipheliiis; appaife les phiates de la , faim & de h nudiic ;' elle dompte les ,1 plus luperbes Tyrans , & rétablit U » Paix duns le monde ; elle met fin à , tous nos itJvauï, &c."'.

Toutes ces louanges qu'on donne à la mort ne dégoûlcnt guéres de la vie ; mais . du muin^ l'Auieur liche d'infpirer desj précamions faluiaires contre les frayeursl CiceiTives de ce dernier moment , en et-l hortant 1 mener une vie régulière . pouJ prévem'r les dangers du Jugement lerribl J qui doit décider de nôtre fort. On pr^ voit bien ce qui cft obfetvé fur ce fujetl ce Tont d'utiles reflciions, plus propres occuper U pieté des Gens de bien , que f fimplc cutiofité des Sçavans.

AiteKKt'f Hiflorico-TheologicBequa 1_

tramnt , qui vulgo Bettramus , D^ uina de pt^Efeniia Corporis & sl gQinis Chriftî in S. Cœna invelligaîï &àMabil!oDi, Natalis Alexandti , F Vitilitigationibus vindicatur. Pars pj . &-C. C'fll-à-dirc: CoafniiTMhnt Hijlp,r

J u 1 L t e T 1711. El

ttfurU prtfenee du Corpi ty au SMg l C. d^as U Ctni. Par J. ]*<:- WekDMïlleros, trj. . HuBERDS. A Zurich, chcx Gefncr. 1711. in 4- p^BS* 4»-

nons contenterons d'indiquer ce Ouvrage, parce que nous avons

Kuis très-peu de temps afTei au ijc: dont il Itaile. On saitète au nom de l'Auteur du Ttiité du . do Sang du Seigneur. Non-feu- jl efl appelle Raiiamnc dans les "is , mais il cft aufli nommé Ro- Raiiame , Ratran , Rairuin ,Ro- Ranam, Inttame, Beittan , Ber- iii. Beitrame- On parle enfuitc de ënne & de l'écatde cet Auteur. On ferèï cela à la dirpute qu'il a eue à p, Scan prétend montrer, t. Que rtems il s'agilToitde la préfcncç rccl- , bien qu'à prefenC. i. Que i'ac- X Scot Erigene, il a attaqué Rad- Que celui-ci tenoit pour la pre- irporellc, fans pourtant avoir ail- le de la Tranfuhnanciaiion ni de fubilnuciation i & que. Ratianine (il la prcfence réelle, en excluant ; ta prcfence corporelle. On dfflc te mettre M- l'Abbé Boilcaa !t H jceux qui ont arraché Rattamae - - '- de l'EgUre Romaint . &t «-

.^

ï

JOBaNAl DES SçAVhNS.

pendant j1 ne paroît pas (jue ceux qui ont «availlé à ce petit Ouvrage ayent jamais ouï parler de ce que cet Auteur a publié iàdelTus. Nous avons donné l'Estraît de fa dernière Edition de Ratramnc dans le Mois palTé, pag. 646.

JuliiVitiflisEpitaphiumcum Notis Criticis CKplicationeque V. C Hen, Dodwel- II , & Commentario Guif.. Mosgha- TE. Quibus accedit illias , ad CI. Goetiium . de Puteolann & Baiani Jnfcriptîonibus , Epiftola, ifix Dun- Kornoram , Jyjtii Faylcyjuiis , fitmii-

hus Phiii/rfi Yea , Bibliepoià. Venimit ei'mm Lendini, c in uirat^e Academi» ï7ir. C'eft-à-dJre: Epiia/ihe diJuUus V'adii , avec Us NoKf Criliijuts ^ um tK/iliciaion .i'Henri Dodwel ; ^ un Car»- ^ntniaire di Guillaume MUlgrave. On y a joimitni Lettre ditprtjr.i$r à M. Goetz.,

- tOHcham dtttx Infiriftionif l'uni di Paun- axUs , raurrt di B»ye!. A Exccfter , de l'Imprimerie de Farley, & aux frais de Philippe Yco, Libraire , &c. 171 1. in S. pagg. IQO. fans y comprendre les

: TabiK. FUnchcs 8.

I :T Es anciens Monamcns qu'on décon-

I ■^ TTC tous les jours dans ia Grande Brc-

, peuvent être d'un grand Tccours

1 1 1 r i? I T. 8j

poin» concçmant les Antiquiia lînes. En effet ce font les Romiint mt cooimuniquc aux Pcupfei de ccnc a Arts 8; les Sciences les plos utilet, iotirUFais. foit pourhCuerre. Ils enfreicBude puîlTantej Aimées fous I, NirM , Dotniiien , Adritit, Se ai- BJties Empereun. Stfiimt $tvtrt y un long fejûut, & c'étoii du milieu Ciande-BieUgne qu'il cavoyoit fct idins Eouies Ic5 parties de l'Ëropite; Re que cette Province iembloil alon tir le difpuœr à Rome m^me , & le pair avec celte MaîirelTe du Mon- 'i,cs Anglais xelei pour U gloire de Naiion & pour l'avancement desbcl- etires , ue peuvent donc rechcrdiet Kop de foin les veiiigesde ccilegran- Éifon qu'il) ont eue avec l«Romtinsi Igft fur-tout en confuiiant iei M^ail- Ics Infciiptions que Von dëterre û it chez eux , (ju'ils peuvent lépin- Ne nouvelles lumieies , tant furl'Hif- Te Se la Chroculogic Romaines . que celles de leur pais. On ne peut ailet piimcrdc quelle utiliic font ces fortes Monumens pour la folmion d'un grand mbre de difiicultcK , foit hiHotiqucs, t chrotvologiqiics <, & ii arrive fou- it qu'à l'aide d'un feuJ mot ou roé- : d'une Cmple lettre , on fait tcUe iè^

^4 JotlIlHAl DEsSçArANI.

vrcs de h Bibliotbeçiue U mieux fouinie n'auroicnt jamais pu conduire.

On voii une preuve convaincante de celte vctité dans l'Epilaphe dont il eft ici queftion. Elle fut trouvée auprès de Baik il y a quelques anncc^iil en courut diver- fes copies, qui furent lues des Autiquai- res avec une extrême avidité ; 8c chacun y fit fon Commentaire. Elle eft d'autant plus curieufe , que c'elt (dit-on) le feul Moiiuraent qui aitp.iru jufqu'ici de la Na- tion Bet^ique de la Grande Bretagne : 8c on l'a fait graver dans ce volume d'après la table d'airain de Chypre lut laquelle el- le eft infcrite. Elle eit fuivie de quelques Notes Critiques & d'une explicaiion de feu M. DodwiL, après quoi vient un am- ple Commentaire de M. Mufgrave l'Edi- teur. Il nous avertie que ceux qui en voudront davantage fur cet article , peu- vent avoir recours aux Remarques du fçavant M. Heami , publiées à la fin de la vie à'jltfrid en Anglois. Voici l'Epi- taphcqni fait le fujet de toutes ces Obfet- vations:

IVIIVS. VlTA

LIS. Fabhicieï is. Leg. XX. V. V. Stipenqior VM. IX. Annor. XX . IX. Natiohe. Bi

r

J O I l

EX. COLE

Si Toid comme la lit M. Mufgnvi : Jm-' Uni VimUi, Fairicenjii U^iiims l'Uifimt Va- len'ans fiflricii , ftipindariiai nevtm , jïit- lurum viginii navem , Naiioni Etlta , ix CiUigh Fabricciifum tlaim , hic filut tff, C'cft-à-dirc : Julmi i'iiatis , jlrmunir dt U viagiUmi Lefian (furcomm^c) i'nUriaiê (8;) ViSlmeu^ , afrijHeufCainpi^nii, à l'i^i de vinii-nmf mi , Bel^e dt Nmîûh, a t'î itAnfporti dt U CommunMiti dts ArmU'

Le principa\ deffcin que M. Bsdwel fe propotc dans remarques fur cette Epi- taphe, cft d'en fixer à peu près l'Epoque. I\ obrctve d'ïbofdjQue les Légions n'ont , Jeofs Compigiiics d'Armuriers {Fah^M tm/ts ) chacune en parriciilicr , que foi^^ les prcmieis Empereurs; Si que ces FoM UD/ii des Légions ibot fort diScrcns dd jabrictnffs dont il eil parie dans les Ns/tcï de l'Empire, & dans les Codes de Jim doft 8t de •Jujlimtn ; Que ces derniers 1 tbieni: fous la dirediun .des Préfets àim Prétoire , qui avoienl cliacun Fahricam yi.rmerum , leur Atelier ou Arfenal pour U fabriçjue des Atmes deftinées aux uqm- pes qui étoient dans leur dépaitemcM. D'où i} condud que cette Intciiçûoiv c^ D 7 ^\\i4

I

E6 Journal DES SÇATAHS.

plus ancienne que ni les N«ic« ni les Cc-

II obfcrve en fécond iieu , Que depuis le partage de l'Empire fait fous DiaeUiUn, & enfuitc fous Cmjltnim, laGr«ndc-Bre- tagne ayant éii annexée à U Gaule , Se feconnoilïant avec elle un même Préfet du Prétoire , les Ateliers militaires de cette Province étoient du relTon de ce grand Officier, Bc nullement fournis auK Chefs des Légions, ni particuliers à cha- cun de ces Corps. D'où i! s'enfuit que cette Infcripiion précède le tems de ces deui Empereurs, 8r de la nouvelle divi- iion qu'ils inttoduilîrent.

Il remarque 3. Que la xx. Légion ayant rejette le lumom de Valeritnr avant Jc Confulat de l'Hiftorien Dhn Cuffiut , 8e k Géographe Piolarnie lui donnant celui de Vicliriiufc; îe tems de nôtre Epjiaphc, DÎl cette Légion pone l'un & l'autre de CBS fumoms , doit éirc place dans l'inicr- . valle qui s'eft écoulé entre Pteiami* 8t le Confulat de Dion CefMi.

Enfin il conjeiSurcqucrinfcriptiondont il s'agit , a pn cedi l'année de la mort de Septînia Sevtrt qui efl k iii> de N. S. 0; il appuyé cette penfée fut ce qu'alort la xx. Légion , quoi qu'établie à Chcflcr. & par conréqacni à une diftance confidc- jahlc ifc Smh , oii elle tenoit fon Ateher au ruirhui , ne \uSfM. îw iwv *Ue

P^ J O I t L E T I7IÎ. if ^B

f plus votfine qu'taciine autre Légion , la [ (1. n'ayant point encore pris Ion quartier ' dans le leiTJtoire de Minmetiih, dontEa/A eft beaucoup plus près que lie Chifter . ce (jui n'arriva qu'après la mort As Stvire, auquel temps ks Ateliers de ces Légions purent changer de fituation. I M. Dodviel fait outre cela diverfcs re- flexions rur le nom de celui que defignc ) i'Epitaphc , lequel cft un nom Romain ; j: fur le païs dont il étoii natif , 5; à cette occadon fut la difiërence qu'on Joit met- tre CBlre Gi*i èc Naria , laquelle conlille en ce que fous ce qui s'appelle Gim d- toienC coni^rilcs pluficurs Natlont : fuc les drconlUDces qui dans cette Epitaphe font honneur à Juliiu viialis , telles que d'avoir été Soldat, & en confêqucncc d'a- voir jouï de tous les privilèges attachez à celte pfofeffion ; d'avoir fervi dans les Légions plutôt que parmi les troupes auxi- liaires. ce qui croie moins honorable; d'avoir commencé fes Campagnes dès f> première jeunefie-, de tenir un pareil mo- niimem ftinebre non d'une cfpece de d&- voir que lui aiiToient lendu fes héritiers, mais de la pure bienveillance de fes Con- frères les Armuriers , &c.

A la fuite de ces remarques de M. pad. «Si . vient une Lettre qu'il écrivil \ ^i.. , au fujerde tfeuïlnrcriptionsdécoar , /'tw^à l'ouzzo'.cs , fit Vautre \

8? JOUKHAL DES SÇATANS.

Bayes, 8e dont nous allons donner l'Ex- trait. La première de ces Infcriptions cil CDBfuë en ces termes:

IVfSV

EVTÏCHI*N0

SACEanoTi HoNOBATO

Imb. Antdnino Avg. Pio P. P.

AdLECTO in OEIDINEM

DEcva:oN, P v teol anouvm

M. Me M

Voici comme l'cspiiiiue M. DfiwcL Ce ^ufiier Dnmnfune (dit-il) doit être regardé comme le Patron de la Colonie Romaine établie à Dimas. Carie nom de Jupiitr étant abrolument inconnu auit Grecs & aux Orientaux, ne pouvoiKjué. tre étranger aux Syriens ou aux Macedo- Jiiens habilans de celle ville ; Or que Di- jnas foit une Colonie Romaine , c'cft^c gu'aitcftent des Médailles de Philippe ^A'O- jtAn^Aoune de cetlùapneut , de fela-

I I l I B T 17IÏ.

. Zi d'Umilien. On lit ie plut dai»l Dnc Infcriprion de Gruitt (p. 31)6.8.) C». 1 Iwrtirn Damn/cenam , Cohertt de Damai. It fl faut même que cette Colonie ro)TpIus>llJ<4 denne que Philipfe. Car l'Empereur C4» f r««/J« ayant accordé le droit de Bour- j gcoiftc Romaine à tous les citoycm de l'Empire . on ne voit pas de quel ufage euiTeni été les Colonies depuis ccitc Epo- i]uc. L'infcriplion parle à'-frenin Wtj mais il n'cÛ pis facile de démêkt qui eft cet Antonin . puifqu'outfe Tire Anunift 8rJ Mak Antenin , Caracdlt & Eliig»baU An font fait honneur du fuinom Pîas. Cepeo»^ dant M. Dedwcl fe déteimineioil plus to» J lontieis pour Ctr4:alle , qui faifoit alo» en ce pats li ics préparatifs de guerre comrc les PanheS; & même pour hlif*- bjle , qui étoit Syrien de Nation. Le Mt- moniui pour qui efl faite Vlnlcription, eft dit adltfkéi incrdintm Dtiurienum , tiggrigi à l'OrJri du Diairioni , pour marqueiqu'il éioit entré dans cet Ordre d'une manière citraotdinairc, & fan) avoir palTé par les autres charges qui conduifoicni à ce grade. L'Kdilité étoit une des fondions du D*. curhiai , de laquelle difpenl'oit le Sacer- doce; & c'eft apparemment (ditM. XmA wil) une des taifons pourquoi ce Htmo- 'lus n'avoit été aggteeê aux Décorions qu'en chargeant derËdilité, de ctainX.t gv'étjar une lais idmîs dans cet Oiiit»

ça Journal DES SçA

il ne fit valoir fa qualité de Prêtre , potii s'cxemtet de U charge d'Edile. C'cft pai l'ordre de Jupinr même qu'on érige ce tnonumeni à MimuniHi, afin qu'il ne t'ùl plus permis à celui-ci de refufer par mo- deilic cette marque d'honneur, Ceiï un autre Mimtnius furnomnic Cdtiffli, parcnl ou aifranchi du premier, StPréitecomm* lui , qui prend foin de cette éreftion , 3< qui la fiit à Tes propres dépens , ce qu( ftgiiificnC ces mots rtmijf» loUaime. Cefl donc (reprend M, Dsd-u.il) en vertu d'un décret du Collège des Préirei ài 'Htl'ii" i- tiblie a Damas, {[ac Memtmin , Membre à» mèmt CÀlcp, érige àfeifr»'u cetic !nQ aiption dans Pouzzoles , en rhonned d'un autre Mimanim de la Tribu faiaiinf dont il étoii ou parent ou aOranchi i la dignité du Saceriloce )o\gaoa la ch de Dkiukn , qu'il avoir eiercée dansi même ville, & à qui Aniomn avr - ' le rang de Chevalitr.

A l'égard de l'Infcription iro Bayes, die a quelques fingularilci ritenc que nous la reportions aullï J toute Ion étendue. La voici:

M. Antonivï RvFiNv Miles ex V. Victokia Et-L IvlioApollinap MiUTi EX. m. Diana Anms Xa^VlW. Mil. h.**tti

î U I l l B T I Et l^lBERTII. LlïEKTAIi

i POXTB ^H

M. Dedwel remarque fort bien que le» irindpjlcs difficuliez que preientc celle ÏDléription confident à fçavoir. i. iquoi fedoivent raporler les nombres V 6c III; l'c'elt à une Légion , i une AUe, à une aierie ; & c'eft ce qu'il eft difficile de fcïiner: 2. ce que (igni fient les deujtmots * flfloria & Dian», qui fuivenC immédiate- ment les chiffres. En effet {obferve l'Au- teur) il eft rare que ces coips de troupes ayent pour épilhcies ou pour furnoms des F fubflaniifi au lieu d'adjcdtifs: en un mot I il eft auffi fingulier de voir le mot vistm» I joint avec celui de ùgic, &c. qu'il eft or- dinaire de rencontrer enfemble ugio *ic- irix . legim viilerliufe. De même rlcB n'elî plus commun que de trouver des Lé- gions furnomniées Apeltintris , JtviaUt, Martialis, Vcnifni , d'Àpollonj de Jupiter, de Mars , & de Venus ; mais on n'eft point accoutumé à leur voir s'attribuer les noms mffties des Djvinitez, comme le corps de troupes de/igné ici par le chifirc Iir. femWe prendre le nom de Diant. M. Dodivcl foupçonnc que ce qui nous paroit ici une inegulsrité , fervoir peut-Etrc à rendre l'Infctiption plus emphatique : de la même manière que /c Conful Anmt» frère du Triumvir, pour donner une v\\iï

ALDtïSî*VANS.

'^ïndcidée du motif qui l'avoit engage dans ïa guerre de Péroure , Si qui n'étoit autre que l'extiême ïffeflion qu'il portoit -i'fonfrerc (f'VMJïB/rfltrtra) ne le c»n- tienioic pas du furnom PIVS , mais vou- ^t É»e rurnommé PIETAS. ,

Nous remettons au Mois prochain à 'rendre compte des Notes de M. Mufgravt "ftir rinfcription de Juiiui i-imlis. Elles ,coniienneut quintitéde recherches curieu- font alTaifonnées de beaucoup .d'érudition.

,Jon. WoLfG. Jageki, D-Conliliï- rii Duc. VVurt. Cancdlarii Univ. Tu- bing. & ProfclT. Prira. Genetalis Super- intendentis atque Abbnis ^delbetgen- lis, Tradatus de Ecdcfia , in quo po- tiffimœ controverfife qui nobis cum Ecclefia Romana intercédant , cxami- nantur. Accclïit diiucidatio vesat^hac- tenus qujeltioDis, An tenati poffiat im- plere Lcgera. Ceft-à dire -. TrMié dt i'UgUft , J.iai lequel en examine Us friii- flfaU' cmrovirfti qui fin, entre fEglift Remmne £5" te parti Laiherhn ; ai/tc l'i- 'lairciffemitil de U queftion : S; Us Rcgf- netei. peuvent accomflir U Loi. PJir M. Jagcr. A Tubinge , chez Job Franc- xms. i7>i- in 4. pagg. 176.

T A u T Bim de cet Ouvrage y eaaminj

■'^ 17 qurilions. La prcmicrc cft :

V»uicie ^ui regarde l'Eglife, eft leprtmiet" wicle de Foi ; s'il hut commencer pat ffavoir quelle cft la venublcEglifeCaihor lique , ou s'il faut auparavant connoitri; h venté de !a doétrinc , afin de parvenir 1 par cette connoiffance , à celle de la vrayâfl Eglife. Dans la réponfe à cette queftjo- " ^L Ja§er aïtaque le Livre des Prijugft. ^ pûmes canin It Calwaifme. Il propofe Id fsifons pat lefquelle! l'Auieur de cet OiM vrage montre qu'tt */i tltùr g«'ii n'y d p ' " àc iiayt ftui diffcile , plut Jimgtraift , mcins properiisnnéi , ifut tttU lit rvxanx fartkuUcr de hhs Dormis ; Si que f conféqucnt c'eK de l'autorité de l'Eglifii.. qu'on doit d'abord 1^ convaincre, afinilQ'l s'y fciuraettre enruite. M. Jagcr espol» 4 après cela les fondemens de l'opinion coirt ( Maire, & il entreprend de l'aire vi autres chores que la voye de l'autorité cl)ï3 plus embarratlantc Si plus perillcure qu'ai cune autre , pour parvenir à la Foi. S raifoB eft que pour fu ivre cette voye orfJl eft obligd de f<;avoir ce que c'cft que l'E-' ' glITe, & quelles font fes vraies marques; Hc qu'on doit être fur que Dieu ait voulu qu'il y eut toujours dans le monde anft

Eeté , dD;îr J'aofonrtf c'clatantc Toum'n loîxScà Jcs dogmes, tous ccaî.ci\i\ ^

94 JoumNAL Dts t

fe fauveroient. ,, Tout cela, dit M. ger.demanlicun longexaineni&q' on a fait cet examen, on fc trouve une plus gtsndc incertitude qu'au| vaut. Car, félon M. Arnaud, uni reillc redîctche ne condyil qu'il 1"E Romaine , qui a plus d'autorité toutes les autres Sodetcï , qui s ,, Chef couronné de trois couronnes Chef qui fe vante d"êtte ioûilliblc, eierce une puiiTancc Monardiique, commande aux Empereurs & aux 1 8c qui a le po<ivoir abfolu délie deoélicr." Après ces expolîtions , 1 teur s'applique à répondre aux nifotis démontrent la necelTité oti l'on cft de ferer la voyc de Vautorité à celle de l'i men- PourêtrcfiiiBfaramcnt iniiruit ( me pat la voyc d'examen) il n'eft pai ceffairc, Celon lui , qu'un fçache le f & te contre des dogmes j il fuffit l'homme lîfc l'Ectiiurc fainte , & fc i au Taint Efprit qui y patle.

La quellion qui fuit iramcdiateti concerne les marques de la vrayc Eg La troifiéme qucftion regarde l'Egiifc VAuieaT nomme Evsngclii^ue. II dema donc li l'Eglife Evangelique cft feuli »raye Eglife ! 11 obfcrve d'abord qu'i s'agit pas de fi;avoir l'i dans l'Eglife mainc il y a encore des vrais Fideles) eâ, /cion lui , hots àc &ciM\t , i

] U I L t E T niî. 9f

Sonne pour exemple l'Empereur Charlet- Quint , qui à ce qu'il veut faire croire. mourut Luthérien. Il obfcrve en fécond lieu , que l'Eglifc Evangclique elî le parti Luiherien, & qu'on ne peut admet- tre dans l'Eglifc E»angeiique les Rcfor- ma,, tandis qu'ils fooiiendronr l'hornble dograc du Décret abfolu, & qu'ilsfe fou- metTont auï dccilions du Synode de Dor- dtecht. Il a plus de condcfcendanee pour les £pili:opiux d'Angleterre, & il ne de- filp*''^ P^5 *!''''' "^ '^ ^^'^^ quelque jour, entre eux Se les Luthériens une bonne u- nion. Que le parti Luthérien foit la vé- ritable 8e fculc Eglife tvansdique, il pré- tend 1« prouver, i. par la pureté de U doârine de ce parti , Se par radminiftr». lion Icgiiiffie des Sacreraens , qu'il y Sa- pote '- ^' pat d'autres HMirques, dont le( deuï dernières font la paiK de h confcicn- cc, & l'heiireufe mort. 11 n'y a, dtfr il, aulle Eglife, nulle Religion, u^ l'on fente une tranquillité intérieur* comparable à cdlc que nous goûlons. Elle eft fondée fur les mérites de J. C. ,, qui foat la fource de la paix de l'ame, Qui ofera accufer les Eiiis & ceux qui perfeverenldansia Foi , puifque Die» n^craelcsjuftitiei' A l'égard de la mortj comment meurt-on dans l'EgUfe Ro

KBaaine î Trcs-raiferablemcnt. Au ïot- ^ifc cette vie. Je fcu du PurtsK^* I ^

i

J'OtrRNA^ SES SçAVANS.

■I attend les catholiques; & ce feu, ainfi . (, que renfeignent leurs Do<fieurs,ibeau- M coup plus d'aiflivité que le feu cleracn- u taire , & eJl de même nature que celui » de l'Hnfer. Avec quel effroi donc l'a- it nie d'un Papide fore-elle de fon corps, ,t clic qui e!l perfuadée qu'on la traîne au I, fuplice du feu , pour y être purgée dans }, les tourmens, pendant quelques mois, quelques années , ou quelques fiecleBÏ Il L'ame Evangeliquc (Luthérienne) aa contraire ,/ abandonne cette vie mor- ■„ telle non-feuîement iranquillemcnti mais auffi avec joye , parce que la pi- Il rôle de Dieu l'a convaincue que la Foi, & le Sang de J. C. l'ont déjà puriliéei

3u'd n'y a en elle aucun fujet de con- amnaiion; &qu'il ne fe prefentera pii même d'accufatcur," M. Jaget demande en quatrième lieu» £ un Evangelique qui fe fait Caiholiquc, peut efperer d'erre fauve : Si , par eïem- ple , le Landgrave lirned la Reine Chriftice , Chrétien Duc de Meklebourg, &c. en embraffant la Religion Romaine, fe font engagez dans la voyede perdition? II décide que quiconque abjure le Lutlie- itnifme , commet un péché fort apro- chant du péché contre le faint Erpcit, 8( fe prive de route cfperance de falut. Voi- ci les autres queUions. Si l'Eglîfc Romaine convient avez les Luihcttcos, touchant

] U I t 1 E T I/tl, 911

tes fonderasns de la Foi. Si Théolo- giens L-utheriens violent la paix <3e !a Re- ligion, en donnant au P)pc la qnalué de Tyran. Si la diftinâion de l'Eglife viMbIc. & de l'Eglife invifiblc , eft ibnd<ie daci J'Ecriturc. Oil étoit l'Eglife Luthérienne avant Lmher ? Si la vtayc Eglife fe con- ferve fous un Miniiîere impur. Si pat une dirpofîtion particulière de Dieu l'E^ gljfe doit toûjpurs cire dans la fplendcur. Si J. C. a voulu que fan Eglife fut tou- jours gouvernée par un Chef vi/ible. Quel a ^té le feniimcnt de faint Augufiin & des Pères du Concile de Cwihagc , tou» chant la iurifdiaion iiniverfellc du Pape. Si on a appelle de VEvÉque de Rome aux autres Evéques. Si ce palîage : exPier- rt, Ô" fur (tite pierre, ^e. établit la pri- mauic de l'Hvêque de Rome. Si faint Pierre a eu certaines prérogatives qui puif- fcnt fcrvir de preuves i fa primauté, S'il y a entre les Prêtres & les Evéques, unq i différence fondée fur le Droit Divin, En ] quel tems l'Epifcopat , comme dignité diftinguée de la Prétrire, a-t-il commence dans l'Eglife? - |

Quxl^jonum feleâarum Spécimen circt ; fufpeélos Tutotes Curaioiefquc , fub j Prifidio viri nobilifllmi , ampliiEmî, J confultifïimi atque cxrclleiHifûmi t^otj mini Johaanh Henrici Boec^«\ ^

I

l

pS JOURNAt DIS SçAVAHt.

U. D. & Proff Piibl- Cap. Thom.Cin. & P. T. inirliiœ Facultatis Decani, fi>- lecni vcntilali'oni fubjicit H e r m a n- Nus Franciscus Pick Argent, die ij. Septembris annoi7ii. C'cft-à- dire: Effai dt^uililomcheifitSiiouchtmt Us Tuuiirs V Ui Curateurs fafpeSii , pmpe- fées dam une Thifede l'Univerfiii de Slras- bourgleii. de Sepitmbre ijw. P(tr Her- man-Frarçois Pick. A Strasbourg , chez la veuve de Jean -Frédéric Spoor. Bro- chure in 4. pagg. 30.

^N ne promet pas dans cet Ouvrage un Traité complet de ce qui peut ren- dre fufpeft un Tuteur ou un Curateur. Le titre n'annonce qu'un fimple elTai de queftion choifies; & cet eiTai eft ii court, que nous pouvons mettre ici toutes les quellions qu'il renferme, fans craindre de paffer les bornes d'un Extrait. La tutelle rft une puifTancc légitime de défendrecclui que fon bas âge met hors d'état de fe dé- fendre lui-même. Rien n'eft plusimpor- tatrtpour la Société civile, que le foin de bien élever la jeuneffe. Ce foin s'étend également fur la perfonne 8c fur les biens. Ileft de l'interf t d'un Etat que les mœuu flts e.nfans foient cultivées , pour former des citoyens , qui par leur fagcffe & leur H:cmplc puilt'cnt être miles à la Fattie. H '&!eft pu moins DccelTaire que leur bien

^^^^^^r I t t E T 17 II. pf'* Toit confié à des mains fidèles , afin (Qu'é- tant devenus majeurs ils ne foient point ï diarge ta Public. La Loi n'a pas cm qu'il fiîr befoin d'exciter les pères à ladé* Rnfê de leurs enfans; clic a compté fui l'afféâion naturelle que donne le fang. Mais quand un petc meurt , Si que let cn&ns n'ont plus de fecours de ce câié-lâ, on fubftitue l'amomé de Tuteur i la puif- fincc paternelle ; & il fcroii à fouhaitct que ceux qui dans 1 intention de la L^ j

tiennent la place de pcrc, enprilTentaula | cfprit Bi les fentimens. L'expérience a|w 1 prend néanmoins que fouvent ce qui a écj 1 introduit en faveur des mineurs , toutof J à leur perte , par les vices ou les infidctt tez des tuteurs. Les Loix Civiles en h^ ne de ces mauvaifes adminiflraiions avoieift permis durant la tutelle une accufttioul extraordinaire, qu'on appelloit ^lio fitfiur -^ ti ; accuration qui éroit portée devant le ! Prêteur , & qui étoic fuivie d'inl^miçi 1 Ceft fur cette raatierc que l'Auteur pro* ! pôle quelques quellions. j

La première, eii de fçavoir fi l'aôioi; I flont on vient de parler peut être inteniéa contre un tuteur, à caufe de fes mau fes mœurs feulement , quoi qu'on n'ait

Irien à lui reprocher du côté de l'adml- niftration des biens. Yiatnrclkmem les Loix humaines ne î« mêlcDt point àece gui regarde lacootcievr-.

^'

JOORKAL DES SçatHNS.

ce , à moins que ce qui e(ï contre leî bonnes mœursne falTe tort en même temps i la Société civile , & que quelqu'un n'ea fouffrc. C'eft bien alTcz , ditJ'Autenr, 'que les différends des particuliets foient portez dar.s les Tribunaux de h Jufticc > ils n'y excitent déjà que trop de troubles. Que feroit-ce fi chaque parole indécente, ou chaque affion vicieufe y étoit encore examinée f Cependant comme les dére- glemens du tuteur peuvent nuire à la Re- publique , en la perfonne du mineur , à qui ils peuvent fe communiquer par la contagion de l'cKemplc , l'Auteur croit qu'an tuteur notoirement débauché, peut légitimement cire pourruivi.commeétant , indigne d'exercer une fonflion qui dcman- nfe beaucoup de fagelTe & de vertu. p Onderaande en lecondlieu, la raere , WI Vayeule font fujettcs à l'accufation in- troduite par le Droit Romain contre les tuteurs fufpeélt.

Il fembleque par rerpofl pour h qua- lité qu'elles portent , on devroit leur é- pargncr l'infamicaitachécà unctelle accu- fation , d'autant plus qu'étant feulement Tcjûès pour tulvices par un privilège éta- bli en leur faveur , il ne feroit pas jiiile que ce privilège fût pour elles une occa- Son de déshonneur. Mais l'Auteur peu toacbé de ce motif , cmbraffc le parti

elle

^^^■70 I L l E T 1711. 40*!"

me d'auention & de lendrcffc de la part des mères pour leurs enftns, plus on doit s" élever conifc elles & les punir, lorfqu' el- les manquent à un devoir fi natarcli de la niéme manière . dit il , qo'uiic femme qui auroit tué fon propre enfant leroit punie avec plus de rigueur que (\ elle îvoit tué un étianger ; parce (ju'i! faul une malice & une noirceur d'ame ei " ordinaire pour en venir à une aflior cette forte, malgré les raouvcmeus dc^ Nature , qui en éloignenr.

Un tuteur donné à des enfans par le tcHameat de leur père , peut-il être accufé ■comme fofpeft ? Ceft la iroifiéme queC- tion propofee dans cette Thefc.

La railon de douter eft qu'uQ perebien infttuit de ce qui convient à fcs cnfans, n'cft pas prcfume avoir fait un mauvais choix pour eux , & que quand même il fc feroit trompé , on devroît ce ref- peifi à fa mémoire, de ne point détruire fon propre Ouvrage 1 maïs cette conlido- lation apparente de bicnfean ce n'empêche pas l'Auteur de décider que toutes fortes de tuteurs fans diilin^on font cxpofez à l'accufation dont i! s'agit , lorfqu'ils ne icmpIiiTent pas fidellement ks devoirs qui ieui font prefcritSi & en cda, ajoute t-il, fi on contrevient à la lettre du tdUmcw, on exécute du moins i'inicntion in ttS\»- iffui; gui ttiuroit P.1S doané pouï luicvit El '^. îcs.

>Ol Jo'uRNAt DBS SÇAVANI.

i fesenfîns un homme négligent ou dé- banché, s'il Teùt connu te!.

Enfin la feule négligence du tuteur for- me-t-ellc contre lui un moyen légitime d'accufalion !

On croiroit d'abord, dit l'Auteur, qu'à moins d'une prévarication réelle , il ne poutroit pas être pourfuivi commefurpeft, parce que de fimples omiffions ne pafient pas d'ordinaire pour des crimes. 11 fou- tîcnt pourtant qu'en pareil cas les omiF- fions conlîdetabies fuSirent , & qu'il eft égal pour le mineur d'être rainé par des infidclitei marquées, ou par la feule né- gligence de fon tuteur. L'adouciffement que l'Auteur apporte i fa dccifion , c'eft que les omîflions toutes feules n'ont rien d'in&mant, au lieu <]ue le dol Sf la fraU' de font une note d'infamie.

Diftiutatio Medica de Spermate Ceti , qtiam I Prîefide Dn. Joh. Sigifmundo Heoniii- J gcro. Med. Dca. & Prof.Publ. Orf. 1 Cap. Thomani Canonico, folenniEtu- ditorum examini ftibmittit Joan nei GiORGius WiLHELM, Argento- latenlls ; ad diem 19. menlis Oétobiis. 1711. Argeniormi , Typit ■vidiit. Jabim- . «il Friiitrici Sfiter. C'ell-à-dirc : Difflr- 1 t/Uifn di Midecint fur IcbUnc de BaUiiM, far Jean Georges Wiîtielin , de sirMt' A-Jwy. A StiasbouTg, 4tV\nîîim«\t

âela veuve Jean Frfdciic Spoor. »7iî Brochuic in 4. pagg. a-

r\N Irouve danî cette DifTcrlaiion lui '

«pofcfiikle lie toutes les proprieter iailtircAc Baleine, L'Auteur cointnen- «par expliquer ccqacc'cll que cette dro- gue. 11 eft étonnant ijue l'origine en ait iti cachée fi long- temps : car il n'y % givéres plus de trente ansque l'on fçaitque k Wanc lîe Baleine cft lire de I3 icte àa Bileines; & ce fut dans les Confi-Tcnces de M. l'Abbé Bourdelot . qu'on en eut te premiers édairciiVcmens.

On répare h cervelle de h tête de la Ealfine ; on la fait fendic par Que dialeiïi Icnie . on la verfe dans des moules faits en psîn de lîjcie , cHe Ce refroidit : il en Tort une huiIc . & une huiniviité qui la r'eroient corrompre, lîon les y lailToic. On &it fondre de nouve.m cette cervelle; on U jette dan* ces mêmes moules, 8c il en fort une féconde bumiLtité, que l'on ^m fcpate comme les premières; on rcitere jfl cette opération jiifqu'à ce que la matier* ^f Toit bien blanche; On la coupe alors don- ^M cemcnC avec un couteau , pour la réduire en écailles luifantcs , comme on la voit ch-îz les Marchands.

Ce:tc matière aéié appelléeS/KrmKCdi, parce qu'on a cru /oijg temps qu'cWc îft [j^aroïc dins In Bileines , aux çmxîci ic £ 4 >.

104 Journal des Sçavanî.

la gcncraiion. Nôtre Auteur prétend que ce n'eft point proprement la cervelle de ce poifTon , mais feulement une fubflance graffc qui fe trouve dans fa tête. 11 ajoute que cette fubftance eft trop liquide & trop huileufe quand elle efl tirée des fialeines fiemelles , ce qui eft caufe qu'on ne s'en fert alors que pour les lampes. Le blanc de Baleine fe trouve aufîi quelquefois flo- tant fur la mer, ce qui vient , dit Wor- mius, de ce que ce poiflbn le jette natu- lellement en certains temps de l'année, par des conduits deftinez à cet ufage ; mais ce blanc s'altère confiderablement par le fcl marin , ce qui fait qu'on préfère le premier. Les Pécheurs ne laiflent pas cependant de le ramaffer avec foin dans des vaiiTeaux d*o(îer , après quoi ils le purifient fur le feu par le moyen d*une kffive.

Le blanc de Baleine abonde en fel vo- latil & en foulfre , ce qui eft caufe qu'il nage fur l'eau comipe Thuile ; mais on le broyé avecxiu fucre, il fe diffout plus àifément dans les liqueurs aqueufes, pour- vu toutefois qu'elles foient chaudes. Pour ce qui eft des huiles , il s'y mêle facile- ment, & fi on le délaye avec de l'huile d'amande douce , on a un bon remède contre les douleurs internes. Il ne fe fond pas avec la même facilité dans les liqueurs fpiriiucufes. Si on en met fur la Langue ; on

on y troure un goût de bturre, Sfcnfuiie une pecitcacrimoniejqoantàrodeur, elle n'a rien de defagrcable , pourvu que h drogue foit bien purifiée ; mais fi on jeUc le blanc de Baleine fur les charbons ar- denï , il en fort une odeur fcmblabic à celle d'une chardelle éteinte. Si on en prefente à b flamme d'une lampe ou d'u- ne chandelle , il ne s'enflamme point ; & lion en met à la mèche, il ptoduiiunclu-, miere claire, fars pétiller.

Quant aux propriciez de ce medica* ment , les principales font , d'être bon pour adoucir l'àcreté des humeurs , pour tempérer \es acides , pour relâcher les membranes trop tendues , pour ramollit les duretei. pour calmer ks douleurs, 6c en même temps pour refoudte Se débou- cher ; aulTi l'emp!oye-t-on avec (ijccès dans la coagulation du lait , dans la coli- que, dans la pleurelie, dans les difeultee d'urine. Nôire Auteur prétend , après pluiieurs Médecins , qu'il n'y a pas de meilleur remède que celui-là contre les catharres futfoquans. On le délaye dans un peu d'eau d'hylTope bien chaude , oa â^ns du fyrop de celte plante; les enfans à la mamelle font fott fujets à ces fortes de catharres , di pour les en délivrer on nous avertit ici qu'il n'y a qu'à leur faire Kiidre dans une petite quantité dcXcw jàlfOiriroa UgroSeur d'un poî» ^ bVli^C

lOlS JOORNAt DES SÇAVANS.

de Baleine, Se puis les lailTcr dormir. J'ai guéri par ce moyen , dir l'Auteur , plufieurs en^ns, (ju'on avoic abandonnez comme morts- EtcmuIIer, dans ïi Pratique, alTu- re que le blanc de Baleine eft fouverain dans ces fortes d'occafions , & il loue ce lemede comme un fpecifîque contre U coagulation du fang.

11 eft difficile , feîon ce qu'on nous a- joutc ici , de trouver contre la pleurclîe vn remède plus efficace. On délaye un demi gros de blancde Baleine, & (ix grains de callorcum , dans un jaune d'œuf, te on fait prendre cela au malade , qui boit un peu d'eau de cerfeuil par-dcfTus.

La dofc ordinaire du blanc de Baleine eft depuis un faupule jurqu'àun gros pour les adultes, 6f depuis trois ou quatre grains jufqu'i huit pour tes eniâns. On le peut prendre feul en fubllance , Se fans aucutt Hiêlange; quelques-uns le prennent dans de la bière toute chaude, & s'en trouvent bien. Au refte . il faut prendre garde qu'il foii bien récent : car s'il tire fur le vieux il cft plus capable de faire du mal ^uc du bien. Le meilleur nous eft en- voyé de lîayonne , & de faint Jean de Lus : on doit le choifir en belles écailles blanclies, claires & luilantes. Ceux qui voudront f^javoir les aulrcs ufagcs de ce remcàe, tnni intérieurement qu'exterieu- j-emeat , ne peuvent mica» Uiito^t 4%

Juridica inauguralis de Tcfla- Conjugum quaiTi Deo Triuno , ex Decrcto 8c autfloriî.ite i , nobiliflimi , & ainptiiîîmî "ultorum ordinis in cclcbeniina ratenlium Univcrlitate , pio fummos in Utroquc Jure no- Ëi privilégia Doâonlia Icgiti* equendi , folenni Erudiiorum fiftil FR^KClscus OE4IHGER ralentis , ad dicm 7. menCs >nnoi7ii. Ccft-àdite: Dijjir- : Droit fur les tijianuns dis fir- ariirs , ixfe/ïi dasi une Ji/fiHtt di i'Utûverpli dt Slmiiourg U k 1711, Par François Oefin- Sirasboutg, cheila veiive de ederic Spoor. Brocli, iu 4,

ES Païs un mari 8; une îem- rcnt difpofer de leurs biens par au profi[ l'un de l'aulrc. Tels IIS cjui fc règlent par les Loix

Ccï Loixlaiflent aux Tcfta- ibcrté cniierc de fe choilic leur gré î Se Ci elles admCtcïA

les étrangers comme \m çi- E 6 Wttïv

io8 JoÛRNAt DES SçATAHÏ.

rens , pourvu que U légitime Toit laifT^e aux enftns , elles font bien éloignées d'empêcher que le mari Toit héritier de fa femme , ou que la femme fuccede à fon mari. Pliilieurs Coutumes en ont difpofé d'une autre manière , en défen- diint aux perfonnes mariées de fe faire aucun avaniage. Il y a dans la ville de Strasbourg un Statut exprés pour cette défcTifc. C'eft fur ce Statut que toulc la Differtation qu'on donne ic'.

L'Auteur en examine d'abord le motif, qui eïl le même que les Loix Civiles al- lèguent, en retranchant aux gens mariez la faculté de fe faire des donations en- tre-vifs. On a aprehendé qu'un mari n'abulât de Ton autorité ; & une fem- me , de Tes charmes ou de fou adielfe, pour eitort|ucr ou pour furprendic des libéralité! exceflîves. Un mari dur & a- varc s'cnrichiroit aux dépens d'une fcin- mc doriie & coinpiaifante. Une femme anilideufe ruineroit un mati foiblc ; oa fi l'un refuroit de faire ce que l'autre fouhaiteroit , ce feroit une fourcc de melîntelligencc & de divorce entre eux. Il feroit à ctaindrc d'ailleurs aue de part & d'autre une trop grande application aux vues d'interÉt, ne fit négliger l'cducatioii des cnfans . & les autres foins domelli- goes. Enfin on a confideté qu'il étoit con- te/j i/j^niteficles bientcwctsdii mariage,

J u I t I E T lyit^^TS^

[ que l'union conjugale qui dcvoit être le fruit d'une affeiftion libre & Icgitime, devint un commerce vcna! & une oco- fion continuelle de furprires ; mais on prnt dire que ies Lwix Romaines en s'ex- primant élégamment fur les dangers <!(s donations enire mari & femme, ont prévii le mal fans y apporter toute l'éten- due du remède: carelles n'ont condamné que le« feules donations enire-vif; , 8e encore ont-elles voulu que ces fortes de donations eulTent l'effet des donations i csufe de mort , Inrfquc le donaieur mouroit fana les avoir révoquées pendant h vie : en forte que pir U on autorité d'un côic les mêmes inconvenicnsqu'on défend de l'auue. _

Les Coutumes ont porté plus loin leur piévoyance ; elles ont défendu tous a- vantages entre mari & femme durant le mariage . fort que ces avantages fuf- fcnc faits par des aifles entre-vifs , foit

3 «'ils fuffent faits par des aâes à caufe e motr. Le mari ou la femme , pour furptendre une donation a caufe de mort, ovi une donation enlre-vifs, qu'ils clpc- reroient pouvoir être confirmée par l'é- vénement , ne manqueraient pas de fe fcrvit des mêmes moyens. & d'employer les mêmes artifices tin'on a craint pour les donaJionj irrévocables. Ainfv aw »\iia^ gu'ij M AJ^oit mettre aucuïie i\5é.ie-Rt.û E 7 ^ut%

iio Journal des Sçavans.

dans descirconflances le danger parc foit égal.

Mais toutes CCS précautions fcroic

inutiles > en défendant les libcralit

entre mari & femme , on n'eût p

prévu que refprit de l'homme éluderc

ces fages précautions , fous le nom «

perfonnes interpofées. Ceft pour ce

qu'on a compris les enfans dans les d

fenfes faites au mari & à la femme <

fe faire des avantages l'un à l'autre, pa

ce que le père & le fils font regardi

comme une feule perfonne , & qu'c

préfame toujours que la femme ne doi

ift aux enfans de fon mari qu'en coni

detation du père ; ou le mari aux enfai

de fa femme , qu'en confideration d

la mère. Tous les détours artificieux qu

Ton prend pour déguifcr l'objet des libc

ralitez furprifes , paifent pour des fraude

qu'on fait à la Loi , & deviennent pa

inutiles.

Au refte , les Statuts de Strasbourg n défendent entre mari & femme que le avantages en pleine propriété , & leu laident la liberté de fe donner recipro quement l'ufufruit de leurs biens : ce qu eft conforme à la difpoiition de la Coûtu^ me de Paris. L'Auteur touche enfui^ quelque chofe des Teftamens mutuels par lefguds le mari 6c la femme difpofem jdc leurs biens dans le même ^v^\ti ^ U

If I t I E T I7II. '

mSme aâe ; mais il n'entre dans aucaaa'l (i«(iueftionsqui s'offrent en grand nom-l bre fur celte matière.

Tmte à corriger dtui u Mois k f Extrait du livre de Al. Valtfnjeii,

Page 11, ligne y. Il n'admet que deux fortes de grands vers véritables, le Taînia & le Large , defcriplion qu'il alTare Être fideUc. Lijix. , 11 n'admet que deux fortes de grands vers véritables, le Taenia & le L:irge. 11 en donne une defcription qu'il sITure être fidellc.

TABLE

DES LIVRES, &C.I

A us. C*'

Juillet 17U. VALttNisai ConSdcnzioni it EJpfr^ I rsHATiiLi NovilSinz ConlïilMiiOD

T , Ciniwrin''t Litlnii f»r Iv uvrtj Bc mit, Judith tr EJiker. itr

Jet CAfr. KauHii Oatioaet tux^ivxz.

HlDR. R

Hcbrzorui

àe

bris Anonymii & PftodonjTnis SchediiTma. D. Maii^l, Trid-a-f^ i*ï T«»( Je Su : lOCK di U Mcri & Jh ''mim-ni iitnuf. hiàni-^i! qui RMiannni Doâcini it piirentûl

poib Se Sin^iiinis CliriOi inve<lii;iiai,&c. Julii Vlialîs Epici)>tiiuin mm Noiis H. D

Wkiu ecGuiit. Musgkavï. Jo. WotiG. Jaghri Tiaaiius de EccI

DilTenaiio' de S

ALOGUE UNIVERSEL ÎDES LIVRES

lèz qu'en blanc, qu'on trouve i idam chti les W » e s s e k g e. {t Caulogue de Novembre 17 1 r.

m Se âd Hine-

. J4'.) Renim fbffiljm

bidum fcic duccQiis. 4 Nir.nt. i7aR. le CHlamliatc Liieriloium Cire t. Al- frMcdkcsligitlui five de Eilllio, tcccT- V^Iccianus Se C. Tolliiu de in- :lii«ialanim cuni Fizt^rïoQcJo, Buich, taii. II. Uff». 1707. r Piobi Clavtj Hifioiico- Polit ica. i:.

I Europx. 4.

uriJ.) Excrcitationcs Acadïmicz ïn \isa piimïin 3ct)uuiilcQi,4.Fi'an(f.

'. di) K.EpiircntatlaImpciuB,omaaa-

4. A'iri«*. Iif7.

fiJ.nf.) AugulbJia SclEnilDï cum lil. ri. Vlf-i. [«54 £xeicil9[ian«s l'hilorophicx de n Maloiuni poientia ïn Coipoia. 12.

' F«ni Acad-mici fludii Gcncrili)

i. 4. i*MH. IfilJ.

Bimuii } Amî<]ua ptircomm Homiaum ia. li, LnUuiii. 1604. *.Û«f*0 lÛSOgcBcllo-FoliiicaReni-

I

CATALOGUE

publicam deyaUxicn la Gtrmania a

opibai bcinidi, 12. Hamburg. tSai. JL rctogie pouc la Morule àts Kcfaii ■**■ Juritu contre M, Arni«d. S. S... ' le SynodedeDordrcch

iiiton du Livic loiiiule, Impiété de

des CsIvinilUt. ). Gibiv. 1679-

-r. ie Synode de Nneideiipat L

zogue. II. Virtthi. iCfi*. 41001,

Aimalure ChrétiennE, compienant des Fi Meditarioni icc. 14. D>ri. ifiS:. lai),

Ainiurc eoinplciie de Dieu , par Guil. Uouge, i O'riv. !«.,, ,_

ComniL-nraiic de Mtlcic Adam Theïcneaii fui les Oidunnanccs , contenaur lesdifBcultez.en- ' IK les Dateurs du Droir Canon Se Civil. 4.

ChalTe-cecole des perirs ertfius paidianrel, 11.

L}«,. 1610. Amans Heuteui fit MnlheuKUs, ii, nltinr. iffio.

Libeial . ou les Amours de Rjchaid fie ' dcLeonice. 11. Lùxi. 1706.

Oi£f, contenant cinquaote iiouvellei Ef- ' pagnollcs. II. Brii^il. 1711.

De Sicncs les femmes fanl rniêu»

l'Amour que les yeuvei 3c les dlles. I. I^jli,

Alàrdin (Carp.) ©cifllidj ttiib Sjîinlifdîtc

Ztt StbrOttA). l. Bremœ. 1697. Bcycr iGeorg.) ûtblUlItâ bti *«miiS)Cll

@«idj6PniiSflifrt£<iïUenv.!.Uip-

[.Âmfiu'ngs'fHenr. Chr.) Std^mâfiâe Kc=.

tortîon mibit ©eftcmii. 8. DreW. 1690.

HliiinoCtfcjîcr Pohticus , fnmpc Ut SKcntî

fmumcc unb ^einli^cn l'rocefi. u.

Francf. K^g?- ,

t4ki*JliM (Thitdtr.) l/ytleggioge ovet de Btief

^m DE LIVRES.

WniioBica(ca. 4. Dilfi. tjot,

•—— Hebtccn. 4. H*f(. 109?.

t (Hfw.) Via 't Lof du uyiaekcntbïdc»

DeciMBHi 17IÏ. In (Lun.) Grscia Oiihodoia , Cve Tarïi «TiptoiEi Cczci , de pioccfGooc Spiiiius ai ataliis, Gr, Lst. 4. ■K=m'. i«Ji. I6JS. 3II. vide pluta bu|ui Auflorïs Nu. s. D, Eta Gixcï, Cve vaiia OpoTcuI» Gizca.!ni< Monach. Bcccd. 4. Pjri,. t6st. a {TîniFiI.) Syniagiiu Thcologico-Mtl»* Qcun]. 4. franij. 1711. vide pluiit Jiujut

Derciif (ioci'wî veiè Chriftiaoi. lî. tAmJInit o. vide pluri hiijus Aufloris No. 11. ^«»(/ Épiflolii ad Ancon. Homek. 4. .A£ir-;

11)1 ÎLuir.) Vtetes f livatz qnoiîdiana: Gigtc.

Il \jiidtt.) Faudiu ADnuj, dics, momea^ uhimnm Chridiani. ti. ifin^fi. i^ii- >i (Pu/O Bafilicf S. Maiix :>IajoHi dcP> lis Se deiineatio. fol. ^tm*. ifiii. cura, Ëg. I caMi (fori d») Scimoncs fupct fcûa Do-

i

^^^ CATALOGUE

S-ri^i (Giiisfr.) Diffcitatioiie! lutis Thcoittico- Iiaaiex.ex joiecivili fiefcuclali.+FMnto/. 17^». rgititli Opeia- omma. idL Jl^^ifimi. 15ST. ; volL ejT,i {Gid'f. a) TheoiiM trîminalis ii piaiin .• forenfem accommodai». ï. Trù-O. 1*4*. Biritin (Ftwli) Opcra omaia,Medici, CliiRiigica & Aniitomici , cuni noiii Se Obfcivatiauibiit 1 Jac. Mangciu. 4. Gfnr». 170+. ■^— Fiaxiiciim noliEEiid.D«ckcil.ix.^nVTrrd.

3- ISS).

SnÙMlii {JhI. iif.) Hoituing Geninlis. K.Cinfp.

_^^ At. (fo. H(i.r.) Mîihodus rcilbendjiam Epif- laUi. ad fODEES puiioiis Lalii ccnfoimata. f.

- Selcâa Toëiica . quibus coctincnlui j

Sabiiiî priMpia, Erpcncii Ï.Ugix Ec Rachctll I

ClalTts Impewroi. metricï. 1. liii. :Tit. Alnm^nuLcatum rcium Scriptores ïïtufti ex Bt-

bJioth. Melchiot. Goldaftii. fit. Franuf. 16S1. ' ^^.'ir {Finli) Foclïs varia. S, Littt. ijoi. vide

plura bujus AuâoEÎs No. 6, ,A«i'l< a St. Etiincifco , Homo omnia five mïcio- ■■ cofinus morflli phyricus 6c poliiico moralis. 1,

^/■g'iii {^Ux. tli) 1d Alliologos conjffloict. 4.

i-M^il. 1611. ' S:'fb. PiobkmaiaGcomcitiMcircaCo.

nos, Sphitas. 4' y-»"- '^i*- '■ Mircellaneum Hypcibolicumït parabo-

Hcum, 4, ib,d. mis.

AKt àt prirhci, i un Abbc. ■. ^mjl. sttj,

-■" De vivre conicnt, par l'Apieur de la

Fiatique de> tenus Chiciicuaei, 11. -4n>/.

Aiiilicn dci Hcietiiiuci. itfii.

Aflu-

H' DEI.i7Il.ES. du Regac de Mille bdi fit V. Scnaùeif ^«•Jl. Un. iiion faHHaDic poui !a rcmiflïon des ps.'bcz ■ni le Sicicment de pCDicence , p^ii du Fil- lier. 4, LttB, i6iT.

nimcdelii Prcvoïc de Paris, avec les oorct ! du Moulin. II. r^rt,. 167!. omantie Mcdïciûïlc avec un Tiiiie de 11 rhf iriomie, pai Philippe Mai.*. f^f7f.i6«;. avec fig.

N.<cu[eile de ll.onphyle, I. Pti'ii. 11171.

s ClorCliez ou rUcuccutc idconltuicc. Iik

•JT'i- >

ificieufeoule Rival de roi-même, 11. Gfande Paftorelle , par Nicolas

jaâade de Myloid f aucomberg ,

Des Hollandoi) , VEii l'bmpeieut du

pou. II- fjy^- iti&s. ^

ittmtt iragcdia Sacia di Tomafo KvaÇo. 4.

■»S: 1(141.

:rice Princîpelli di Siiia, d'AtelT Borgheni,

•pj!: I<J7.

la que es los SacrosLibcos delV. S(N. TeftH'

euio revifla poi Cypiluno de TaLero. fol;

\mjlnd. i«oi.

tJIki (Jhrid.) Uyllegginç over deo eerfle

:nilbticf»en die T«n Coiinihen. ^. irjii 1 707.

:t meei vtia defe Auceui No. g. 11.

I! (Pxitr) Apologie otte reuntwooiding n*

zadeT^D II Jatige dienft aïs Thteroiiei van

n Ho^beib 4. A^t, i<t7.

glir «n <iDiii«rnltlnBiJt»iwm»wi boBlengBwno»--

CATALOGUE

(U) Janvier 1712.

^Kgelus pacis ad Ffincipes Chriftianos. Ti. P4-

**■ ris. \6$o,

Anglia Sacra five ColIeâioHiftariaium dcArchi-

Epifcopis & Epifcopis AegUst. fol. Lwihh

X6pi. z voU. iAngU ex ^Albiis (Tfrom.) Exctafis (cicntls icquifl-

tx inTheoIogo. iz. Lmi, i6€t, y Exceptiones duorum Theologoium Fan-

fienfîum de medio animarum fiacu. iz. i66z,

Apolog^a pro doârlna (iia. iz. ibid, i66u

Mufcaiium ad Duacenz Cenfur» Vindices.

12. ibià, i6tfi.

Tiaâatus de Viitutibus fidei & Theolo-

giz &c. iz. i^M^. i65f. Animadveiûones in Joannam PapiflamSam.Ma-

xefii contra Blondellum. 4. i6tfi. 1 Ad Colvini Papam Ultiajcâlnnm. 4. Lm-

din. 1668. M In nodum Pcsdeftinatîonis Caïd. Sfondra«

ti difTolutum. 4. dUn, 1707. liéiyo (GomezJt) Praxis Ecclefîaftica & Sccttlarîi»

ibl. L/t^d. 167T. SWff (G.) de matrimooialibus. 4. t^mi». xtf5|»

De Criminalibus. 4. G«rA itfio. ^Atnburg, (L»poI4,) de Joribus Rcgni & Impeiii

Rooianonun. t. ^ritnw, Zfo4. HàdeUHri»

9*chmân (fo, Volck^) Commentado adameamBul-

lam Catoli IV. 4. ^a 1665. ^arcbtêfsn Jo, Cmr,) Pyrofophia, latro-Chemiam»

Hem Metallicam écChi^fopanampeKyefiigans* 4, LtUs, i69f.

•■— Fharmacopœns Synopticus ilve Synopfîs

Fhatmaciac'. s, Ln^i. Biat, X7ia« ^— Acroamata , in quibus complnra ad iatio- ' Chetmsm & Fbyûcam f^Cttiftia «pUcantuc» S* Trsf. 170%.

\

) temponim & rcruin toriui oibis rae- m.) Exeiciiitio de Gcomctita indiWG-

i^oocs in quaidain cipiiis piimi 8c

CATALOGUE DE L1TB.ES.

e li Coireâioa Si delà Gracc''> iKl,I.Br»/.(.

VrdarjlioD ia Roi, publiée en FailemcDlle tt, . Janv. ifiî+. ï. F«r;i. ii

Cbirurgic Mtlitiîic ou l'an de guciii les plajrei |'

AmbanâJe & ncËOtUiiont du Card. du Fercon, I 4. Par». I6]|. I

AmbaflàdeuctC Tes fanâions,aTecilEiB.cflcxioni I & un dircours de riiilcâiuii de l'Empereur par Mt Wicquefort. 4. ri/j-u. iHpo.

Aminie du TaÛè PaHoralc liai, f lanc. 11. H4yt.

leltezza del l'Animo e del Corpo, I. 7!ir«.

IpiftciDvThocilidn.con elOiigen. dclaiEftoi- cei j dércnfa eontta Pluiatcho por D. Fianr. de Quevedo Villegai. 12. Bn'ftl. 1S64. Bt/iif/î {Ei-uri.) AurotaChymira, 01 a Rational | wat pcepacing of animais vcgctablcs and mi- nerais. Lindin. -.tu.

'tAttrUn (Cifp'T.) Veigeeftelyk en Hemcli Thti gebniyk. g,— (wAiToS-

'•— Geluckraligheli vaa deu neg dei n.egiveer-

' dlgeoof Fiedicationovcc dea 1 ea rfalm. I. .Amftird. I70i,

Iwrit'ïdi (?:•«*.) taleydiug toi de pligt van «en beampce ûihijïei. I. Hag*. i«»s- I

B(»(rtu7c6. (7"o iJ") aile lyn Médicinale Wet-

" ken. 4. .^«A i«(«. 1171.

^'i/oBA ((,i»tM »n) Veihaal van de Nedeilantfe Vredehandeling. ^ ^mfii!. i6s!.

'^— VeiïolEop deSikcnvanSta" enOor-

log dooc L, Sylvîus. fol, .ApiJI. i£I;. 1701.

F_l l^.

AVIS.

•^ a E R G E les Livres luivans :

YTonis Gaukcs Diflertatio de Medicina ad cenitudinem Mathcmaticam evchen- da : contincns certa hujus Ariis prtnci- pia 1 & quomodo ex iis omnia Mecha- nicèSt methodo Mathematica demonf- trari poflit , in ea quoque habentur di- vctfae , cum aliorum tum maxime Car- tefii & Newtoni , de rchus Philofo- phicis fcntcBti^fic , irt juRo cuilibet Vcritatis arbitre appaterc queat , uier ei his viris acuùÛimis fdicius leni acu tetigerit. 8,

fAtirtî ty Mtmnrts far U tmâiùlt de la frtfttilt Guerrt c fur le! Neicciaiims dt fix. Tom. II. 8. à Li Haye

pbfcrvation'es releâcc in varia loca NotI Teftamctti, fîvc Laur. Ramiresii dh PiiADoPentccontarchiis.Ai.EX.MoRi in jiorum fœdas Nota:, & Petr. Poisini S. J. Spicilcgium Evangelicum , tabulis arneis & pr^milTa Prœfationc Jo. Alb.

FaBRICII. 8. Hamburgi. 1712. UemairesfUT l'Etal de la Rtiigïiin Refermer Ut Franet : nmenani Iti pUiniei dti ire titBint injujji ju» o iiifiii à aux qu- f refirent c' une iletluiUm utrigie du f iiVfï est, de àtmandcf Ut^ Sifiail^ MiiffochAiaTraiiédePaix.^^iiù ^ 17»-

) U R N AL

DES

|A y A N S,

ItMois d'Août MDCCXn.

l

h Epitapliiiim cum Notis Criii- ïcationequc V. C. Henbï Dob- [ . Commentario Guit. fsAVB. Quibus aceedit ilIiaSi Goetïiutn, de Puteolana ficBaï- triptionibus, Epiftola. Jfu Dim- m , Tyfii Yvlejanis , fiimtibui rZee , BiiUtpoU. Vintunt tiiam \ .cf in uira^ut MmitmM, 17 ii. Are : Efirapht de JhIîiii V'umU) , ^eUi Critiqua V Hne nflicaiÎM i Dodwe! i c un Commatairi bunie Mufgravc. on f » jmt ' ' \ M. Gmz , tm-

nfcriftims , tunt dt Pautz»' ~ \ Excéder , &e

[ frais de , Libraire. &c. 17»'- 'n

t24 Journal des Sçavans.

8. pagg. 190. fans y comprendre les Ta- bles. Planches 8. Se trouve à Amfter- dam chez les VTaesberge*

T *ExTR AIT de cet Ouvrage que nous donnâmes le Mois dernier, pag. 81. coûtient un détail des Pièces qui appar* tiennent à M. Dodwtl dans ce volume, & qui en font à peine la quatrième par- tie. Il nous refte prefentement à donner un précis de Tample Commentaire de M. Mufgrave fur l'Epitaphe de "^ulim VitalU , dont voici les termes , que nous avons déjà rapportez : Ivlivs. Vitalis.| FabriciesxsI Leg.XXI V.V.|Stw

PBMDIOR VM. IX. I AnKOR. XX. IX< |

Natzone.| Bel g a. I ex. Colecio Fabrice.I £latvs. | H s é. Les li- gnes perpendiculaires qui feparent la plû- ;part des mots de cette Ëpitaphe » fervent % iadiquer la diviiîon qu*en fait ici le Commentateur en onze parties , qui font ]• fujet d'autant de Seâions» que nous al- lons parcourir.

I. J vu V s Vit ALI 5. On ne con- kioît la perfonnc de ce JuUm Vùalis que par cette Infcription. Comme les Efcla- ▼es prenoient d'ordinaire les noms de ceux quileis aâranchiiToient , l'Auteur foupçon- nq que rétranger dont il s*agit dans cette Èpitzphc^ pourroit avoir été ou rafiran- fbi de Vjdu a«s ûx Ron^lu^ wommez 5«i-

,*» qu'on fr,- 'fft^ ' ,-

rouve écrif ^ "? "^o's. Ofl " ^"i a- 'I

I

l

ti6 JonnNAL set Sçavams.' prUez Fairi , étoicnt ou Armuriers ( Fa- Iri Firrtrii ) ou Charpentiers { Fabri ligna- tii) 6f avoiem un Chef ou Surintendant nommé Prtfeflus Faérum ou Fabroram. Chaque Légion avoit fa compagnie d'Ou- ytiers avec leur Chef eu Pnfn , comme femble l'alTurer yé£ict U. iij & comme le témoigne une Inrcription déterrée à Rome , oii on lit Pruf. Ftbrum Leg. x. Prtfet dti Armuriers de la X. Legim : ce qui cft confirmé par nôtre Epitaphe. Ces Ate- liers s'jppellcrent dans Ja fuite Fatric», d'où les Ouvriers qui y travailloient pri- rent le nom de Fabruenfri. L'Auteur ne connoît point parmi les Imprimez dcmo- nument plus ancien de ce mot > qu'une Loi des Empereurs Conllance & Confiant, publiée en 344, Hi mentionnée dius !c Code Thcodolien. AmmUn MarctlUa qui icrivoit vers l'an 380, employé ce même mot ; mais Vé^éce contemporain de cet Hiftorien , ne s'en fert en aucun endroit àe fon Traité dt l'Art Militaire; appâtera- ment (obferve l'Auteur) parce que fon Livre n'étoic qu'une compilation de ceux que Crt«n, Crift, jyjjau, Adrien, SiFran^ an avoient compofei fur cette même ma- tière , & dans lefcjuels cette expreflion ne fc trouvoic peut-être pas. H. Muf^rava eonjeélurc de ce que le mot Tubnunfii i aeparoît point avoir été en iifagcavsnt 1 i'MB 314, qiic l'EplUpUc tft. ■çofcmsutc i

fcs. Elles monfoicnl ftns inrenuption a'aanombredcmv.dotaiwfiju'àxiïni. lorabre étoît inicrrorapu. II y avoir re cela plafleurs Légions , qui por- nt le nom de /'rtntîere, àe fecmdt , de thtit, de tfuaiTÎime, àeftfiicite, Bc de \t/ir«e. Lixias en compte cinq de ce lier nombre, \' liati^jUt , la P-annanï^, rirmiilijae , & deux EfpagwUj. C'cft ii^itêmE BritivtHiijui dont il eft ici «^oef- . M. Muftravi nous donne une hif- £ détaillée acs fervice» (juc ecite Lc- 1 a renJus an Peuple Romain. Au- :c l'ayant conrcrvée -après la défaite ntoine , l'envoya d'abord avec Tept ■es en Germanie, foua U conduite de tiiïmcus , oii elle demeora Jufqu'i -ipire de Claude , qui ta fit palier dans ;r.iiide Bretagne , l'an ifc N. S. 43^. S-

Journal des SçatXmî. Cette Légion fe diHingua dans li bataille les Romains défirent Baadicte Reine fi- mcufe de la Grand s- Bretagne, &: qui (Tc- lon l'Aatcut) peut fort bien figurer avec trois autres plus mo.derDes, t.tifabtih , Mit- rii, & Aant , dont les règnes ont acquîj MnC de gloire à la Nation Biîtanuiqac. Cette XX. Légion continua de fervir dans ce même païs fous jigrhaU , c'eft-â dire, fous les Empereurs Vefpafien , Tîtc, 8c Domitien. Elle avoit alors fon quartiei vers l'embouchure du fleuve I>*v4 (aujour- d'hui Dtk OU Du^) fe forma une Co- lonie , 5c cnruite une ville nommée prc- fcntcmcnt Cht^tr du mot Laiin Ca/Iron. L'Auteur s'efforce de di^couvrir à peu près la date de ce premier établiffemcnt ; & par occafion il recherche quel é[oit le païi qu'habiloiem les Peuples appelle! Can^uts, & en quel temps les Romains les aflujet- tirent. Il lui paroit fort douteux que cet- te XX. Légion foit revenue en Itahe, pen- dant les guerres civiles d'Oihon , de Vitil- lias & de Veffafun. Du moins ell-il cer- tain qu'elle fervoit dans la Grande- Bretagne foui Adrien, & fous Antonin Pie, 8;que fous Commode elle demeuroit à DrutA Elle y étoit encore du temps de Diodf^ tien de Maximien , mais engagée dv le patti de Curaufi , puis dans celui dy Ulius, jufqu'à l'arrivée de ConflanuChl çai &i mer cet ufurpateur. Il l'etifu'

.an que h XX. Légion fit m dani la Grin^lc-Bceiagne jufquei .lilieadutroiliéme ficde, pendant

, de 300 ans; mais il cfl difficilede

ff combien de temps cilc y demeurit

fuite , les Romains ayant fort nc-

nême prerque nbsndonné cette

la prife de Rome par Alatic.

V. Les Sçavans ne font pas

'hit d'accord fur les mots que (igni-

s dcuxV, iniriales. Tousconvien-

le l'une des deux lignifie fillrix,

ifi 1 mais les fentirocns font parta-

ir l'autre. Quelques uns tifent t'a-

''iHrix, fondei (ar une Iiifcription

qui porte P n a r. L t g. xx.

iCTB. fans confidcrer qu'il

it dans lei Armées Romaines plus

ngliéine Légion. D'amrcî lilent

VKttria. M. Mnfiravt fe déclare

Lir VultfUjia, Viiirix , fur l'autorité de

m de Tactil, Il foulient que les ad*

tiis qui fervent d'épîthetes aux L^ionî.

ermincnt prerque toujours en mut. Se

:meni en ius : ce qu'il prouve par une

lie d'exemples, & il obfctve que quoi

dik Grni CUué» , Gtni sUvh, Ux

t, Ltx^ulU, on ne trouve prefque

laiS Ltgie ^ulia , PsmptiJt , jiniom»,

\i Ltgi§ Juliam, Pamptinn», Anioniana,

. Il hizarde fes conjeflures fur les rai- 1

s qui «nt p& valoir à ceuc Lcûo^^^^ J

^ F s -«y

•iy> JoTJBIlAtCïsSçATANS. 1

llirnornsde V»ltrunne de Vinorienfe; & Idns prétendre a«oir trouvé la véritable, il fe contente de nous débiter fur cela des trii-fembUnces.

V, Stipendiorvm. IX. L' Auteur obfervc que !es Soldats Romains niar- quoicnt par le nombre de leurs payes {fli- ^rfmdia ) celui de leurs campagnes. De Varient dans J'*|«« l'adjeflif ftiptndiojus ( qui H'« fâii iiaMecuf di campa^nti ) pris dans la Bifléme iigHificaiion que ■viteranus, ■viitran. H ' VI. Annorvm ixix. II s'enfuit de H ISi que JuGui vit»lii avoît fait fa première ■^campagne à !'àgc de vingt ans. On coni- K mcnçoit \ fervir dans les Armées Romai- nes d^s l'âge de dixfept ans, quelquefois à quinie, témoin l'Empereur Adrien. On trouve une Infcription d'un Marcui Valt- rim , laquelle porte Anmorvm. Iir. Stipendiorvm. XX i d'où il paroî- troit que ce Valtriui auroit fait fa premiè- re campagne à l'âge de cinq ans. Surquoi l'Auteur nous parle d'un jeune Officier d'Eicefter,forti 'i peine de l'enfance, qui excclloit dans la TaSlique ou l'art de ran« ger les troupes, &de leur faiiefairc l'exer- cice.

Vil. Natione. L'A de ce mot n'a point de ligne en travers. On en trou- ve pluftcurs exemples dans les anciens m' _ Bumens d'Angleterre , fur-tout au ce B-ffeoccment des mgts; mais, félon I'

t Ctm-ten , ce n'cft cpre d^nis ' vtft ) d'ot] l'on peut inférer ( d[t Que rEpiUpiie de J-^Uui Viia- u antérieure au règne de cet

BelCa. Les BHgfs étoient àc Germanie , fuivant ic te» de Céfar. Ayant iraverfc le s'emparèrent de celte partie de que renfermcni ce Fleuve , la rOcean , & ils en chaiTcrentlet bitans. Ils paflerent enfuitcdans Bretagne, peut-être (ditOwn- le règne de liiviùac , lequel peu ,-ïée de Cé&r dans leî Gmles, fur un grand pais . Se avoit é- ominition juîqu'cn Anelctcne. conjedcre , Que l'endroic oî) ! premierrraent les Belges, fut rSouihampton ; Qu'ils s'avin- :i ver» la ville dcVcnia (aujour- tfitr ) dont ils fe rendirent ma!- laquellc iUdonnerent leur nota, cnt leurs conquêtes plus avant, rrcnt tes pais connus preTcnte* les noms de HAm-Shirt, Wdt' •rfii-Shiri; & Wilit capitale de ère Comté , eft appellée Bttgt es Auteurs. M. idufgrfivt com- inion de ceux qui veulent que fulTent voifms des Belges dont u ; & il s'attacbc ik çtQwcsX^ F fi Vi^iri

"iji JOUHNALBE S^*VANï.

contraire par l'autoriié de Fiohmêt. Cs furent CCS Belges maritime! que Verpifien fournit aux Romains fous les aufpices de ï'Empei'Cur Claude; « quoSïié*»»* infinue aflcz, lorfqu'il dit. Que Vefpafien gagni. trois batailles contre les Bretons, conquit deux puilTantcs Nations & liilc de iVighii or celte Ifle eft fituée juderaent vis-à-ïiï delà côte qu'habitoient ces Belges Britin- niques. Il y a plus, M. ^ubrey Membre de la Société Royale de Londres , croit avoir découvert proche de cette côie le Camp même de Vcfpalien ; s'il tft per- mis d'en juger par la grandeur de ce Camp, dont l'affiete e\\ de sjsïjfjo pieds quar- rez ; terrain fufërjntpour contenir une Armée de jCooo hommes , telle qu'étoic «Ile de ce Général. On peut confulter fur cela le calcul de M. Mufgravr. Ceux des Belges qui échappcrenrâ Vefpalîen , fu- rent fournis dans la fuite par les autres Ca- pitaines Romains ; comme nous l'appren- nent les Médailles & les chemins publies.

IX. Ex. CoLiciO. Fabrice. Cb- Itcin eil ici pour CeUigio. Les Anciens nc- gligcoient fouvent de redoubler les con- fonceï. Ainfi ils écrivoient jW««/um,pout UaeiUum , fuftiex pour fufiUix , tirit pour tma , fifui pour fiffus , ami pour aiinii , 8fe. Les Infcriptions nous offrent des exemples de cet ufage depuis les premiers tcxDps de U Langue Latine jufqu'au der-

^^^^■ta o 11 t 171a. j^mp

nier âge. On emplo/oit aniTi fort ronTent îc C pour G, comme dans Tlnfaiptionde la Colonne SefirMie de Dnillias, on lit

C B B E ^ s pour G E R E N s , ArCENTVM

pour Argentvm , &c. 8c (i»ns deux Médailles irouvéesprèïde Batli en Angle- terre,dontruneporte ClatdivsAvù & l'autre , Callienvï. Qumi m mot Faiirict , l'Auieur le croit un génitir pour FMhric , & il produit divers csem' pies d'Iofcriptions, TE Cmple tient place de h dipbihonguc M.

Après cette diicuffion critique, il s'é- tend fur ce qui concerne les Fabriijitci ou Manûfalîuns d'armes chei, les Romains. Elles étoieni établies en différens endrQi"~ de l'Empire , & à portée des corps d'Â_ mées qui dévoient s'y fournir d'armd

C'étoieni aurant de Csllegts ou CoDimiS

naiiccz, que formoient pluScurs Ouvriers

(^Fdhri) fie qni avoîent leurs Officiers,

leurs loix & leurs privilèges. Ceux qui

^ï'éloient une fois engages dans ces fortes

^neCompagnirs. ne pouvoicot en fortir,

^Bon plus que leurs cnfans. Ils étoîent

HEtycT. aux dépens de l'Etat, ils étoîent o-

H bligez de porter dans l'Arfenal public les

armes qu'ils fabtiquoicnt, & ilieur étoit

défendu d'en vendre & d'en acheter. Si

quelqu'un d'entre eux , après avoir dîffipé

"! bien de la Communauté, prenoit la

" , fes confrères étoiem ttï,>iî 4^; «'j-i-

F 7. ^«,

xem^^l ntl^B

I s'é." •■i oa

lains^^

droifiB^H d'A^H rmql^l nmiSIH

134 Journal des Sçavans.

rer le dommage » 8c le Corps profitoit d la fucceflion de ceux qui mouroient fan laiffer <f héritiers. Chacune de ces FMbfi ^«J aroit un Chef nommé Primicerius Prêfèâiusj Trihtmis Fahrûrum ^ & cclui-c étoit afliÀé d'une cfpeced'^/îî/w»/ oud'-^i- ^ appelle OpHo FéAriu. Tous ces Ate- liers ont été quelquefois fous la direâion àvLMmiredes Officts { AiMiifter Officiotum ] quî étoit un des premiers OÉBciers de TEm- pire.

L'Auteur tâche de découvrir le premier établi ffement de cette Fabrique dans la Grande-Bretagne; & il fe perfuade que ce pourroit bien être l'Ouvrage d'Adrien, qui vifiu cette grande Ifle, & pourvût à tous les befoins de l'Armée Romaine qu'il y laiflbit pour la contenir dans le devoir. C'eft fans doute en mémoire des fages re- glemens au'il fit dans cette Province pen- dant fon iejour, qu*on frappa la Médaille qui lui donne le glorieux titre de Resti- TVTOR Britannia. Suîvant cette fuppofition de M. Mufgravi , cet Atelier a pu être établi dès Vannée de N. S. 121^ puifque l'arrivée d'Adrien en Angleterre tombe dans l'année 120 de la même épo* que. On ne pouvoit choifîr pour cet A- telier une iltuanon plus fiavorable que celle de Bath , à cauFe du voifinage des mines de fer 8c de charbon , qui font les matie* rcs dont les Armuriers font le plus d'ufa^

É

Août 171t. ^^V|^H

ge. A l'égard de l'objeL^ioc qu'on faitcon- tre rhypolhde de l'Auteur , & qui cft litcc de ce qpc la Notice de l'Empire ne dit rien de cet jlitliir BriinmitfiM , il ré- pond Qu'outre que ce n'cft pas h feule omiflïoii qu'on trouve dans celte Notice, die cft pofteticure lu temp» les Ro- miins celTerenc de régner daas la Grande- Bretagne.

X. E L » T V ». Celî un terme confacré aux funérailles , & qui ce doit point fc prendre dans la (igni(icaxiond'ilmit!!h.iutf porte a-nn pampt fur les ipaaltt d'boniEDCS confideiables ; mais dans celle de porii dthifi : car on entettoii hors des villes, Juliui Viiatii en dit eltius ix CoUegh , im- parti hors Ht U Communduli; l'on voit le mot CeiUtfHm pris dans un fens pr« Latin pour l'Atelier même , au lieu qu'il nelignifieordinaircmentque ta Compagnie des Ouvriers.

XI. H, S. E Ce font les lettres initia- les des trois mots hic fitustâ {ià i/i pUcé y

li répondent à nôtre formule d'Epiiaphe r git. Comme c'éroit hors des villes 81 long des grands chemins qu'on entcr- roit les morts, M. Mufgram prend delà occalïon de f^irc plufieurs Ohfervations curicufcs fur les chemins mililaiies desRo- BUJns . 3{ particulièrement fur ceui qu'il* .cnt faii conllruire dans la Grande-Breia- & qui furent coinmeacei^.là'STwVa^

DttKNAt D£S SÇA

dès l'empire de Claudejfur les débrisqn'oi voit encore aujourd'hui des quatre quié- toient dans le voilinage de Baili ; fur la andeos tombeaux qu'on y a trouvez, K far la Tepuliurc des Anciens. . L'Anreur termine fon Commentaire par diïerfes remarques fur l'onhogtaphe; de cette Infcripiion , fur les ornemens ,qui l'accompagnent , fur l'utilité qu'on ea peut tirer par les différentes reflexions qu'el- le peut faire naître, &c. Nous hilTona à la curiofité des Lcétcurs à s'inUruire Air tous ces points dans l'Ouvrage mêms de M. {.lufgT/ivi; muis nous ne devons pas oublier d'avertir que cet Auteur cft un cé- lèbre Médecin d'Angleterre, de la Société Royale de Londres , connu déjà par quelques Ouvrages de Médecine, 8c qui, comme l'on volt , mérite une plate ho- norable dans le nombreux Cïtaloguc àti Médecins Antiquaires.

Jdemnirij de la Vie de Ja CQU Es-AuG u s- tedeThou, Cfnfeiiltr £Eiat , c?" Pttfident i Mortier tut Parltmtnt de P»' ris : Ouvrage mêlé de prafe C di v'ri , avec ta iritduiîiiin de U Prf/aci quiejl OH devant défit grande Hifleirt, Premiè- re Edition traduite du Latin en Trartinis, ARoiierdam. chei ReinietLéers.i7>l. vol. in 4. pagg. 176. ^

flwû

ï i7îa.

É

, tous les grands hommes que la Mai*

fon de Thoii a produiis , Jacques-

uguflc de Thou ell celui qui i'eft teada

e plus tccommandable d»iis la poltcrité.

Les auircs à la vérité ont pofTedt avec é- tlat les premiers emplois; mais ils pnt en le foit de la plupart des Magillrai» ou des Miniftres diilmguet , i qui la muliiiudc d'occupations ue hillc pas le temps de faire des Livres ; & par on perd d'un <;dt£ pour l'avenir ce qu'on gagne de l'au- ttedans le temps piefent. M, de Thou hi^Doé plus d'étendue à fon lele; ii a înûnutle Tublic par Ton esemple & par fes Ouvrages. L'Hiftoire qu'il nous alaif- féc des éveiicmcns de fon fieclc , cS\ com- parée par les Sçavans à ce que les Anciens ont fait de pjus beau en ce genre. M. Du- ryer n'a traduit qu'une partie de cette Hif- loire. Les règnes d'Henri III, & d'Hen* ri IV, Défont pas compris dans fa iratluc-- tion. On f^ait d'ailleurs qu'à la tête des meilleures Ediiions des œuvres de M. de Tiiou, on trouve les Mémoires de fa vie. C'ctoit-li, ce femble, ce qu'il falloii tra- duite d'abord. Perfonne néanmoins ne it encore avifc. Un Auteur zélé pour la Mémoire d'un fi grand homme Se pour i'Htiliié du public , a entreplis ce travail. Il i'eH botné aux flmpks Mi:iuo\- tcs de la Fie àe M, de Thou » pqim <i^-

t'jS JouKNAt DES SÇAYANS.

citer d'autres perfonnes à achever ce ^ rcflc. Les vers qui fe trouvent raêleiâr CCS Mémoires font ici traduits en V' François. Le Tr»dufteuî auroit cru It^ défigurer s'il en eut ulé auirenicnt, A 1, mon gré, dit-il, on ne fçauroit mettre les vers eti proie , quelque excellente que cette proie foit, qu'on n'ôtebesu- (I coup de leur force jc de leur agtémchtî & s'il faut dite la vérité , un Poëte qu'on fait parler ainli , cclTc d'être Poë- 3, te." II ajoute que la Préface de M. de Thou dont il cit parlé dans le cin- quième Livre de ces Mémoires , paife pour un chef-d'œuvre parmi les SçjvSns, C'cft pour cela qu'il prefente d'abord au Public la traduftion qu'il en a f^iic . qui eft à peu près la même i^tie celle qui a déjà paru en Hollande , a la tête de l'Hilloire de l'Edit de Nantes. Celte Pié- face adreffée à Henri IV.ellune vive infi- n'uation des tempcramens de condefcen- dance (Se de douceur que demandoicnt les conjeflures, par rapport aux Proreftans, & des différens dangers oti un lele amer 8c rigoureux à leur égard , auroit cKpofc' l'Etat, Il faut paffer aux Mémoires de la . vie de M. de Thou.

Jacques-Augurte de Thou fils de Ch*' tophedeThou, & petit- fils d'AugutV Thou , naquit i Paris dans la Mïilc fes pcrcî Icj. d'Oflobrc ijjï. "^

^mk -T 1712. I3*"

^einc a l'élever; il étoît d'ua ,ïnt délic«,&cut pluficurs maU- jCrcufcsdïnsfoneQfancc.CeUTetat- jJes roins& les progrès de l'éduo- jnjonxvoitplusd'itccniionàriirantéqii'à pelades. 11 éiudia tard, Se n'approuvoit 'fo\M les paréos qui jettent trop lot les cafaas dans des travaux (crieux. Il ciie l'exemple de QuimiUen qui perdit foa I fils pour l'avoir voulu pouSct trop jeune dans les belles Lettres. Mais quoi que U ' famé de M. dcThou ce Jui permit pas dans Ta jcunetTeun long travail, il con* fcrvoil toujours beaucoup de goût pour les Sçavans, ôt tettouvoit dans leur com- merce , pat U Viipciioritc de fon efpiit, tous les avantages qu'autoit pu lui procu- icr l'application. Il conçût une fi haute Qftim« pour Cujas en lifanc Tes Ëaics, qu'il ne put refifter à' l'envie de l'aller en- tendre dans l'Univeilité de Valence en D^upbiné , ce Doreur donnoit des ^Jcçons de Droit. Il rencontra par ha- Hnrd Jofeph Scaligcr, que la réputation de ^E: Doâeur y avoii aum attiré , &: il en- JjKetint toujours depuis une Uaifon étroite "ivec ces deux Sçavans. Le fejour qu'il fit à Valence ne fut qne d'une année. Son père le rapella à Paris dans le tems des troubles. Il demeura enfciite chez foa on- _|^i qui de Chanoine qu'il étoit devint ^fcfque de Chartres , âc engagea fon ne-

'^4Ô JOUINAI DEÎ SqtLVIi.VS.

Teu dans l'Etat Ecclcfiaftique, A peine M. de Thou eut-il embralK cet éiat, qu'il voulut faire le voyage de Rome avec Paul de Foix, qui y alloit pour les aSairesd'E- tat. I! voyoit foign eu rement tout ce qu'il y avoit de curieux, fur h route , & ne maiiquoit point de faire fa cour aux Sça- ■vans dans tous les pais il en rencoQ- troir.

A fon retour on le fit Conreiller au Par- lement. Après fa réception, M. le Pre- fident Bdlicvre le conduifant, fuivant la coutume , à la première Chambre dei Enquêtes, dit tout haut, comme par un cfprit prophétique , que celui qui le fui- voit, le prtod croit un jour dans les plus gracds emplois, La modeftiedujeuncde Thou ,& fadcftination à l'état Ecdcfiafti- que lui firent faire alors peu d'aiieniion à ce prefige. Dans les fondions de fa Char- ge il parîoit peu. écouioit attentivement les anciens. & fut deui ans entiers fani rapporter de procès. Quand il commen- çoit à opiner il avoit une émotion qu'il TIC pouvoit vaiucre , & qui fouvent lui faifoit perdre la mémoire de ce qu'il a- voit médité : de fottc que quoi qu'il fut au fait de la quelUon , fon avis ne pa- loilloit pointafTei dcvelopc ; & après le jugement il fe plaignoit piefque toujours, qu'il avoit oubliéplulieursrailbns- Il avoit alors UD fieic malade, à qui les Médecins aTOiCDC

^^^^■R o fl r 171Ï;

iToient conreillé les eaux de Piombiïte. il voulut Vactompagner dans ce voyage; niais pendant que Ton frère prcnoit ics eaux, ]] alla voir lesprindpales v;llcsd'AI- kmagne,& le vint reprendre cnfuite pour retournet enfetnble à Paris. A peine 7 furent-ils arrivez que le frère malade mou- rai; ce fut une raifon pour la famille H'^î bliger celui-ci à quitter l'état Ecdefi: que. 11 fut du nombre des Confcillers Parlement de Paris qu'on députa pourri dre la îuflice en Guyenne . au lieu de la Chambre mi-partie de cette ProWnce, oit h différence de Religion mettoit de l'ai- greur dans les efprits . Se caufoit par li une diverfilé de fuffrages., dont l'iniciét des Parues foutftoit. M. Loifel 5i M. Pithou furent auffi choiGs dans la même vue , Tun comme Avocat Général , l'autre comme Procureur Général de la, Commiffion. Ce fut une grande confo- Uliôn pour M. de Thou de voir alTociei à Tes travaux deux amis tiluftres par leur mérite & leur probité. Si encore plus par la conformité de leur lelc pour le bien public. Ils travaillèrent tous de concert à rétablir l'ordre dans les Jugemens , en Téiiaiflant les efprits des Juges , & leur failânt comjjréndre que la différence de Religion ne devoit rien changer entre eus iux règles de U Juflice. £d 1 }S6 M.de Thou eut la furvivancc

T48 Journal des Sç*vJnPÎ^^^^

de h Ch»rge de Prefidcnt à Mortier que polTcdoiC Auguftin de Thou Ton oncle; miis il n'eierça cette Charge qu'en 1 59^. Il avoit Éié envoyé par Henri III. en Al- lemigne avec M. de Sdiomberg) &aprêj la mort d'Henri ÎH. il Te rendit à Parii auprès d'Henri IV. qui l'appetloit fouvent dans fon Confcil , & lui confioit les Né- gociations les plus importantes. Il le nomma Grand-Maître de Ta Bibliothèque, & un des CommilTaires Catholiques dam la célèbre Conférence qui Te tint à Fod- taînebleaa , entre M. da Perron Evêque d'Evreuï. & M. du Pleilis-Mornai. Pen- dant k Régence de Mîtie de Medicis il fit un des Direfleurs Généraux des Finan- ces; on eut voulu réunir en lui toutes les fondions importantes de l'Etat , parce qu'il étoit également capable de les rem- plit toutes. Auffi ne manqua-t-on pas de Êdéputer à la fameufe Conférence de Lou- don . il continua de faire paroître fa jfrndcncc dans les affaires délicates. Son

frand éloge , & celui fur lequel le Tra- uétcur appuyé le plus, c'cil de n'avoir eu en vite que le bien public, 5{ d'avoir apporté à ce point toutes fes démarches, ^U hazard de déplaire aux particuliers, te quelquefois à fon Prince mfme. Oa cite pour preuve roppofîiion qu'il fit à ]f fccepïioa du Coucile de Trente 1 8t f riportc le Difcouis qu'il \\vX\ cette "'

Août 17x1. 14,3 I

la prefencc du Roi , ji Ç^ùt er par laite m cm les déférences qu'on ,t 3 la Cour de Rome aiiec les liber- de l'Eglife Gallicane. Ce qu'il y a i|lus eitiaord inaire. & en même teins ^^Dt louable pour M. de Thou, c'elt 4p>c« diSërens emplois ne l'ont point e^êclK de travailler pour la pofteiilé. Il étoit cûntinuelleraent occupé du foin d'é- crire l'Hilloire de fon temps, âcpoiuceU il mit en œuvre ce qu'il avoil apprîsdans voyages & ce qu'il fçavojt par lut- même. Il mourut le 17- de Mai 1617, regretté pïrticuliejcment des Sija vans. & de tous ceux à qui l'iwetêt pubiLcétoitcbef* On trouve dans ces Mémoire» un grand détail des Guerres Civiles de Paris, Bc U traduâion cii vers François de plulieurj poëCes Latines qui ont été faites à ce fa» iet. Nous laiiïaiis i la curioficé du Pu* blrc ces Pièces rares, qui n? peuvent eiL- trcT dans us ËUrait.

D. NicoLAj HienON. Gukdlin» G II SErcDiŒmiSQruOiai Régis Sacriqtie Tribunalis quod eft in Ducatu Magde- burgico Conûliarii , Eloi^uentix fie Amiquitamm P.P. ordinarii, de Hen- rico Aueupe Frandœ Onentaiis Saio- nimiquc Rege , Liber fmgularis > in ^BfBo Retpablicac faciès es gntwms \&-

r

S44 JOURNAI DES SÇAVAN»;

ti) , Sctiptoriburque œqualibus io InB collocatur , errorcfque clatiffimonini virorum modeliè conftirantar , mulll nova CK medii œvi Geographia atqM Hiftoria deducuntur , ac cognîta déni- que mclioribus argumentis tcftimoniif- que illuHraalor. C'eft-à-dire: Rechercha touchant Himi l'Oifeliur Rai de la Frana - Oriiuialt cr des Saxons, Far M, Gund- ling. A Halli chez Renger. 1711. in 4. pagg. 314. avec les Pièces juftiËcati- v«. Se trouve à Amfterdam chez la ^Wacsberge.

V*R. Gundling obferve dans Ta Pré&rt que ceux qui s'appliquent ï faire l'Hiiloire , ne font pas afc de recher- ches , & fe contentent ordinairement de fc copier les uns les autres, ou de con- fnlterlesmonuineiisles plus connus. Jean- Henri Boeder , & Jean-Conrad Dieteri- cus (jui ont traité avant lui de Henri l'Oi- feleur, ont fui firapleraent les Annales de Wirechind . le Poème de Rofwiihc. & la Chronique de Ditmar ; ce qui ne luffiibit pas, félon nâtre Auteur , qui les accufe d'avoir omis , confondu, & igno- ré, bien des chofcs. Comme c'cft prin cipalcmeni fur la Chronologie qu'il I trouve peu exaih , cela lui donne ' , de blâmer ceux qui méprifeiK cette S' 1^ Arpà avoir rematqué que per

fournir ^. "''"niciK i PUIS t/s ■fc tout'™ tf'h I' fc ch„f ,?"' "*<«'

t'^i'fe »n,b,B =f?«t ,„^',f"

146 JonHNAL DES SÇATAN».

fut . dit M. Gundlrng , h recompenTe de fa Tenu. I! cEoic naïutellement dc- bonairc , rdîgicuï . ennemi des mé- chnns , & favorable aux gens de bien. La gayeté qu'il faifoit quelquefois paroî- Bc dans les feftins , ne l"eraportoit ja- mais au delà de la graviié. Il regat- doit fes Soldats comme Tes meilleurs a- mis > 6t i! fc plaifoit à jouer avec eux. La chaffe & les tournois eroient ics di- vertiBcmens favoris. Il ctoit d'une taille haute & majciiueure ; & fuivant les différentes conjonfturcs , fon vjfage inf- piroit ou la crainte ou le refped. Oi avoue que fa jeuneffe fut fujetteà quel- ques déreglemens , qu'il aima le vin, & qu'il s'abandonnoit trop aifément à la colère ; mais ces défauts , obfervc nô- tre Auteur , n'empêchent pas qu'on ne le confiderc comme un Roi très- vertu eux, digne d'éternelic mémoire.

Les Notes (ont amples , remplies de ci- tations , Bc de judicieufcs reflexions. II y en a qui pourroient palTer pour de juOes Diuertations. Par exemple, à l'oc- cafîon du refus que Et Henri de recevoir Tonflion Royale , M._ Gundling recher- che l'origine de cette cérémonie , & tâche de découvrir en quel tcms elle a com- mencé à être en ufage. foit dans l'Empire d'O/JenC. foit ailleurs.

tnSen ne tient pas le dernier i»ig.^^H Il étoii originaire dcPctonnc , néplHB de cette ville. L'an mil fix cens vingffl k donna à Diea dans le CouvenidesCof deîicrs de la même ville. Après fi pro- felTion on l'envoya étudier an grandCon-' vcDt de Paris , & prendre les «gîei daDï h cekbre F»cii\ié de celte Capitale. Le« Etudians de VOidte de Sr. François Ibot en poffeffion de s'y diftinguer, le p. Fraf- fen s'y diflingna plus quaucnn autre. II prit le bonnet de Dodeur loniiéme de Décembre i66i. &depuis il n'cfl pasTorti du grand Couvent , oii le choii des Re- ligieux lui a fouvent donné je nom de Supérieur, & leur confiance n'a point ceffé de lui en donner l'aulomé. Aidé da libetalitez du Roi qui l'edimoît, 8t qui « paru fcnlible à Ta mort, il décora icgrand auiel d'un tabernacle de niathre, dont U matière l'ouvrage font également ad- mirez des Connoilieurs , Se de ceux qiu ne jagcnt <îac par le fentiment des bei-ivci G 1 -B

UKN AL DE J SçAVf

nturelles. L'autel de Sainte Eliftfaeth cft encore une preuve de Ton bon goût , 6c de. la confiance qu'avoir en lui'ia Reine Marie Therefe de fainte Mémoire, Il a aufli augmenté les bâtiraens du Couvent; mais la fagcfle de fa conduite , l'exemple de tes vertus , l'éclat de fa Science . fes dofles Ecrits, ont procuré ï cette Maifon, à tout l'Ordre, à la France 8e à TEglifc, des avantages plus coafiderables.

Un efprii facile pénétrant, un grand ftns, un cœur droit, inviolableraent atta- ché à foti devoir, & ferme dans les partis 3ii'il avoit pris avec prudence , incapable e fléchir fous le rcfpedt humain , une é- § alité d'ame à l'épreuve de tous les acci- ens, nn fecret impénétrable, une bonté offeélivc, mais qui n'avoit rien de mol ni àe foible, une pieté liiicere, folidc , éclai- rée, une rcligiolité confiante, attentive aux moindres obfervances, mais fans gène Se fans perplexité , une gravité modedc mêlée de douceur & d'affabilité , vertuj qui comporoicnt le caraétercduP.FraiTen, lui avoicnt acquis une réputation li bien étabUe, qu'on lui a ofFerttous les emplois les plus confiderables de fou Ordre , il n'en a accepté que ceux qu'il n'a pu refufer: il ^ été trois fois Gardien da grand Couvent de Paris. £n lôiî. ]e PereFraScn , en qualité de jGÂrdica de Puis , aûîfta m C^iaçiut g,é-

^^ -Août 1711. if^B

/loficnrs perfonncs cunfi.lcablcs . des .milles de grande (iilimâion , 8;dciCora- «tunauteitrès-reglécs Te Cûndmfoicnl pir

âconkih; même tirs Ordres Religieux jers, fe trouvant dans de diffeicns fen- ens fur des qucftiuns qui regardoient gouveraenicm.recouroicnt à lui vo- lontiers, lui propofoient leurs doutes avec confiance, & recevoienlfcs dédfionsavcc dociliiê , comme s'il avoit é[é leur légiti- me fuperieur.

On comprend aifémcnt qu'avecunfcm- bhble crédii, le P. braffen eut été am- bitieux, ou moins attache à ion état, il pDUvoit en acquérir un plus EcLevé^ mais il étoit fi éloigne de ces vues imtieiKcs. que quand tjuelques Grands du monde lui en ont fait Touveriure , le (erieux plein de gravite & de raodcilic avec Ictjuel il leurrépondort les laiûbit enrieremcnt con- vaincus de fon parfait détachement & de 1,1 folidité de fa venu.

Ayant atteint U 8;, ou 8tf. année lie bn âge, le P. FrilFen , que fa bonne fenftitution 8c fa vie réglée «Toicnt'CBtre- ■nu dans tinc fauté iffeT.fcrm'e.coiBmcn- "ça à plier fons le poids de la vidliede 6c de quelques attaques d'apoplexie qu'il fen- tit pat intcn'allCi& pour fuiaoit d'épreu- ves U Providence permit qu'il perdit fuc- ^ivement l'ufage de fca dï\it"^eMa.,'wa\ V les Relîgizus qui \t vo^QiKM.\R. t^^ G 4

•iî.!!:

JÔwTwTl DEï SÇAVANÎ.

fréquemment fe foient appetçus qu'au mi- lieu de rous ces coups cette égalité d'ame qu'il a pofTedé au fouverain degré , ait fouffert un inflant d'inierruption , 6t Ion que fcs frères plus touchez de Tes infirmi- tez qrie Iiii-mÉme lui difoient quelques paroles de conrolation , il y répondoit tou- jours par quelque paffage de TEcriturc Sainte , qui marquoit h tranquillité qui regnoit dans fon amc parmi tous ces dé- bris de fou corps, par fa parfaite foumif- fion à la volonré de Dieu.

Ne pouvant ptefque plus marcher, il fe traînoit tous les jours à VEglife avec le fccours d'un Religieuï & d'un bâton , lorsqu'on lui reptéfentoit qu'il prenoil trop - fur lai , les Officiers d'Armée , difoil-il, regardent la brèche comme le lit d'hon- neur , & un Religieux Prêtre ne s'cdîmera- t-il pas trop honoré , fi Dieu lui fait la grâce de mourir à t'Auiel ? Tant qu'il a pi il a tous lesjours célébré la fainteMef- îe. Oblige enfin de s'en ablknir il albîc toujours à l'Eglifcoii il communioit fou- vent avec une pieté trésfetvcnte & une fimplicité d'enfanf , 8c il cntctidoit à con- frfle des perfonnes de pieté qui fe confident en lui Si avoient befoin de fa direAion.

Le t. Février t. Dimanche du même mois fut le dernier jour qu'il defcendlt i i'Eglifc, il y communia avec fa pieié or- dsaaiie Si après uncque teins Coti^tlEon-

Août ?7I1. ijj

comme le froid fe fit fcntir ce jour- violent, il luicaura un thumequi. a neccOâireincnt i ta chimbrc le I fc! jours; ce rhums étant tombé Oitrinc fit juger (]u'un homme de t n'en reviendtoii pas. Il fc con- parfaiiement . il feniait fon état i ouire cela on le lui annonça fini de l'inquiéter, on fçavoit alfez ion li-delTus , il reçut cette noii-

En-feulcmcnt fans la moindre alte- c fa tranquilliEé accoutumée, mais idit avec un ton de voix renfor- fainte volonté de Dieu foir faite. ripara aux derniers Saciemens , il ,anda & les reçut avec toutes les Irations extérieures que l'on peut tr d'une Foi ïive & d'une tendre Hi . Si comme les Religieux qui prcfcns lui demandèrent fa Bcnc- i il h donna affeâueuferoenl à tous 0c abfens, apris leur avoir deman- an du peu d'édification qu'il leur pnné pendant fa vie , qui avoît t été fi éditîame.

me il a toujours confetv^ entière Qce^'efprit, le tei\e de fon tems à produire, autant que fa foibieJTe : le lui permettre , des ades intc- [ extérieurs de foi , d'efperancc , [ de Dieu & de rcfignatioti i f». , i écoutet Ja leftaïc iwWc**- G s ■'^^

rJ XonitNAL SES S^AVANl.

mes & autres prières, 8c à tâcher de r ter avec un »utre Religieux l'ofEce jour, 8t celui de la Sainte Vierge qu'il jamais omis, même le jour qu'il mou pourn'être pas pris au dépourvu, les p tes heures étoicnt dites dès lesnxhei du matin. pirceqiie,difoit-il, je pour bien mourir aujourd'hui.

Enfin après avoir attendu pendant ] lîeurs jouis de moment en motnent c qui devoit êirc le dernier de Ta ïie , le Février I7'i- vers les deux heures a midi, h nature venant à défaillir cuti meut, ce fabt Religieux dans ra9i.ar de fon âge& la 74. de Ta profeilion , \ de jours heureux, de pieux travaux 8 bonnes œuvres, pafTa de celte vie à jjieilleure, par unemort tranquille con un doux fommei! , dans le baifer du' gneur, au milieudcs prières, des lar & des regrefs de fes frères , qui fcn comme ils doiventh perte d'unPerec h prefcnce fairoit leur plus douce coni tion, & dont la vie leur étoitun mo de la conduite la plus accomplie.

Le 17. fur les lix heures du foir corps fut enterré au pied du principal tel de la Chapelle de Sainte Elifabeihi «voit fait bâtir , & l'on fit un fet folcranel. Le 28. fes obfeques furent 1 brées, non-feulement par la Commu àa gnaà Couvcci dei Cocdîliers , :

^^^^^ O Û T tjll.

iifEpar cctle des Revcrcnds Pcres Jao lins du grandCouvent de St. Jacques. Vca-\ errement Se le fervjcc furent parcillementj lonorczdeiaprcfenced'unirès-grandnDm- >re de Do<3etirs en Théologie , & de pli«i ïcurs peironnes de grande i:oiilidcration<

CatalfgHt du Ouvrages dm P, Fmjftn,

Sa Philorophie a éié imprimée tiotsfois iiffercotes.

à Toulouïe clic7. Colomicrs & Po- I en i6i6. in 4. 1. vol.

Sa Thiebgii.

l Paris cheï Couicrot en 1672. & an-

afuivantes ('n/ï/jn 4. vol.

_ fltraduiftioncn François des Letcresde

i Paulin, à Paris chei Canin n. r. vol.

Uifyuifitknis Bibiiu, ï Paris chei RoqI- land en ie§z. in 4. lom. 1. i.vol. ton). 2. chez Wiiie «1705. w 4. i. vol.

Outre ce!» il a donné au Public quel- ques Livres de pieté qui ont pluËeuis uS'éicaies Editions.

L

Ci

156 Journal dis Sçavani.

Ouvrages Pofthumes,

Le premier tome des Difauifitiones BîhLe& chez le Libraire prêt à être mis fous la prefle pour la féconde fois.

Sa Théologie e(l en état de revoir le jour avec un 5. vol. qui n'a . pas encore paru.

lA BihUothecfue des Prédicateurs » qui con- tient Us principaux fujet s delà MoraleChrè' tienne t mis par ordre alphabétique. Par

■^ le R. P,*** de la Compagnie de Jefus. A Lyon , chez Antoine Boudet , rué Mercière, à la Croix d*Or. 1712. in 4. I. vol. pagg. 791. IL vol. pagg. 736.

T'A u T E u R de ce grand Recueil donne ^ dans la Préface une idée jufte de fon Ouvrage. Il Ta intitulé la BihUothequo dos Prédicateurs 9 ipzrcc qu'en effet il peut tenir lieu de Bibliothèque à un Prédicateur, qui» > par le moyen de ce feul Livre , pourra fe pafler de tous les autres. Car i. il .contient uo grand nombre de delTeins fur les fujets qu'on aura à traiter. 2. Il indi- que les fourceis Ton peut trouver de quoi remplir ces fujets» & il cite les Au- teurs qiii en traitent. 3. Comme TËcri- ture eft le principal fondement fur lequel 1221 P/edicateur doit létablii les veritez qu'il

Août 1711. "ij.

.■c , on lui en fournit les palTages le , formels & les plus précis ; avec le .cmples de l'Ancien 6i du Nouvcai xcÂsment , & les applications de quel qiies autres palTages , pour fervii d'orne mcntoud'amphScaiion à un difcours qu doit être tout Chrétien. 4- Le Predica leur y trouve les penfées & îes palTage des Pères , pour autotifcr ce qu'il aur avancé, s- O" 1"' dotine en abrégé li fentimcnt des Théologiens , parce qu'ui difcours ne peut manquer d'éire folide quand il cil foutenu par un raîronnemen lilé de la Théologie , mais traité en Ora teur. 6. On lui propore enfin à imite les endtoils choifls des Livres fpiriluels 81 des Prédicateurs modernes. Tel eft 1 partage de chacune des matières de c Recueil. Pour ce qui regatde l'arrangi ment, j'ai fuivi, dit l'Auteur, l'ordi alphabétique , comme le plus natun & le plus commode ; & parce que ! muhiiude des fujets que l'on traii dans la chaire, m'auroit obligé de faii I, autant de titres , j'ai taché de les rédu re à une centaine , Se tout au plus lix vingt i foie en joignant enfemhie l vertus 8f les vicescantraires,pir exen ,, pie , Hitmïiiié & Orgueil j foit en rai géant fous !c même titre ceux dont difTcrencc n'eft pas fort notable, cor me ÉBvii ii ^ttloufu; Co'a ti&u «^'^' Gi

15S Journal des Sçavanj.

fi prochant ceux qui quoi que diffërcns, » ont néanmoins quelque rapport ou 99 quelaae liaifon , comme Jurement & fy BUfpheme. Par ce moyen il fe trouve 9, qu'il y a très-peu de fujets qui m'ayent 9t échapé , & même de quelque biais qu*on prenne un fujet en particulier, on trouvera affez de matière pour le rem- -plir." L*Autcur s*applique cnfuite à répondre aux objçélions qu'on pourroit lui faire, 6c fur Ton entreprife en général , & fur chacune des parties. £ntre autjes objections générales, celle-ci n*^eft pas la moins naturelle : Publier un Ouvrage comme celui-ci , n*eft-cc pas fomenter la pareffe de bien des gens , qui dans l'im- patience de fe produire, & de vouloir en- feigner les autres , avant q\ie d'avoir ap- pris, s'érigeront tout d'un coup en Doc- teurs , en Théologiens , & en Maîtres d'une Science oh ils ne font qu'à peine Difcîplcs ? N'eft-ce pas donner le moyen à mille jeunes EccleCaftiques de mener tme vie oifivc , & avec cela fe faire dans le monde la réputation de gens d'efprit, & d'une capacité au-deflus de leur age> j. Certes, répond l'Auteur, fi cette ob- jeélion a quelque apparence de vérité, ou même de bon fens , il faut faire le procès à ceux qui ont facilité l'ufage », de tous les Arts, & leur reprocher qu'au >> Jjcu d'âVoir icndix un figualé fctvice au

^^^^^■•A o û T 1711." ^^^^^"

*,', Public, ils lui ontéié pernicîcuï, d'a- voir épargné aux autres , oui ont pro- filé de leurs cravitux Se. de leurs lumie- ics 1 la peice & l'ennui d'un long ap- prcntjffàgc. I! faudra conchirrc que de commencer de bonne heure l'exercice d'un emploi difficile, n'ell pas un bon moyen de s'y perfeâionner, 11 faudra infcrerqoec'eflfairepcrdrele tcmf,quc d'abrcgec celui qu'on employé à claer- cher dans une infinité d'Auteurs , fans y rien trouver fouvent de ce qu'on y cherche, &c,"

La Préface cil fuivie de deux Difcouri préliminaires. Le premier traite de la manière de prêcher de ce tcms-ci. La plus ancienne . & qui a duré le plus long tenu dans VEglifc , eli l'Homelie , qui n'eft qu'une explication de l'Evangile , fans autre ordre, & fans autre liailon que celle des faits ou des vcritez qu'il contient. On a aujourd'hui enchéri fur cette méthode, en y ajoutant l'unité de delTcin , & les preuves qui tendent à un même but. Au commencement du fiede palTé , & dans tout le précèdent , on fourroit dans les Sermons une multitude de traits d'Hiftoi- re , de citations d'Auteurs profanes, de Loix 5: de Coutumes des Peuples, d'Ob- fcrvations & de remarques for les chofcs Btorelk!, dont l'application faifoît pref- '" ; lomc U preuïc & rorncment des - Dit

Difcours; & alors on piflbir pour habile Prédicateur dès qu'on potTedoit bien Pline & Pluurquc. Aujourd'hui on il rcoda h chaire plus Chrétienne. A celte vaine oftentation de fcien'ce fucceda une autre manière de prêcher . d'un aulli mauvais caradere. On fubliirua ï la parole de Dieu des pfnfces faulTes venues des païs étrangers . des explications de l'Ecrirure déroumées , des «preffions pleines d'em- phafe, tirées des Auteurs que la barbarie de leur liede a fait parler autrement que les aunes. On s'cH enfin apen,a de ce faux brillant depuis que le bon goût eil venu; on a cherché le folide ôc le naturel , & on l'a étendujufqu'auxdivifions. Ellesétoient fi mulnpliécs , qu'elles faifoicnt un effet tout contraire à celui que la divifion doit avoir naturellement. Pour vouloir être trop méthodique & mettre plus d'ordre & de fuite dans les Sermons , on y avoit mis de la confufion , en les coupant ca tant de parties , qu'il eut prefquc mieuï valu qu'il n'y eut point eu du tout de di- Tilion. On a abandonné cette méthode prife de l'Ecole , comme trop contrainte & trop cmbarralTée , qui ne donne pas lieu à l'éloquence, ni àlajuftc étendue tjue doit avoir chaque preuve en particu- lier. Voila une énumeration abrégée des défauts dont on s'eft corrigé. Mais, /fjna/ouci'Autcui foU que les chores u 4v

Août 17JI. iffr

,, degcnetent infcnfiblement , lorfqu'cllc» ,, Ibm parvenues à leur dernière perfcc- tion ; foit qu'il fe trouve des petfonnei qui les gâtent , à force de vouloir fani cefle raffiner; je croi que l'Eloquence de li Chai recommence déjà à décliner, & qu'elle fe perdra peu-à-peu, fi l'on ne s'oppofe au raffînement 6c à h déli' cileiTe de quelques-uns." A ce juge-: ment, il joint pluiicurs reflexions. £9, voulant rendre le Difcouis ifop poli . on lui ôtc beaucoup de fa force & de fa ma« jeflé. & même ce qu'il a de plus puiflànc pour petfuadcr l'erprit. 8t pour toucher le cœur. Car on commence a tetranctier les autorilCT. des faims Pères, les paffagcs La- lins de l'Ecriture, les aûions & les exem- ples des Saints , & les raifonnemens un peu poudez Se étendus s pour ne laifler plus qu'une Morale toute pure, qui n'étant appuyée que delà beauté du langage, ne peut avoir d'autre effet que de flatlct l'o- reille , ou d'éblouir pour quelque tems rcfptii des Auditeurs. De plus, par un raiRnement outré, de peur de dire des cho- fes trop communes , on combat fouvcnt des vices imaginaires 1 on va touiller dans les replis du cœuihuraain , puury trouver des déreglemcns &; des paiTions dont les effets ne paroiffent point au dehors ; pour s'aiiirer la réputation de bien ewcn.- àseU Moiilc, on en fciat une nvi\Ti'eÇ^

i

fouvcnt dcnul ufage , parce qu'on lailîè les defordres publics, pour s'atucheràdcs vicesparticuliers, dont on fait le caraiScit & la ecnfurc, ou peu de pcrfonnes pren- nent part. On auroit grand tort, ajoute l'Auteur, de blâmci tous les portraits que l'on fait de! mœurs j mais ils doivent êite bien ménagei , & non pas employez en touie occafion. Cette manière de ptêchet j ï éié tellement en Togue un alTei long- tems , qu'on a vfl des Sermons entiers qui ne conienoient autre choie. L'on commence un peu à revenir de cet entê- tement , & on a reconnu qu'avant que d'avoir établi folîdement une vérité , ces carafteres qui vicnneni à tout propos, îc ces inveélives que le Peuple ccouie fi vo- lontiers, ne fervent fouvent qu'a donner fujet d'en faire des applications maligne! ausprefens & aux abfens ; ce qui attire quelquefois de facheufes affaires au Predî- Mteur. Dans h fuite de ce Difcours pré- liminaire, l'Auteur donne les règles qud juge les plus liires pour bien compofer un Sermon , foit par raport au fuJet & à la difpofilion ; foit par raport au ftylc 8c aux otncmens. Il condamne fur-tout le lan- gage & les tours trop recherche!. ,. Ce quel'on a fubUitué, dit-il, en la place J, de l'érudition inutile , du bel elprlt. & de la Théologie abliraiic, ne con- 1, àuit pas plus fûrcmcnt à Ufitu^u'ondoit

Août 1711. J^^"

ifet dans ta Prédication : car la Font de beaux Difcours , au lieu des Sermons inftrufljfs & tou- On ne remarque dans ces Sér- ie des tours Ans, des espicHtont ifes & délic-ntes, un langage no- euri , qui règne par-tout depuis ncncement jurqu'i la fin. De : que quand on parle d'ciaAilu- : juHefTc d'efprit , de finefle de ition , c'ell ordinairement de ion que cela s'cnicnd , & non re , des preuves , des pcnfées, ;!iofcs que l'onitaue. Pour moi. S permis de dire mon rcniiment ariiele , je crains que pour vou- ip bien faire , enfin l'on ne gâte . Si tout eli grand , obfcrve-t-il ( rien ce frapel'efprit ; rien ne E Cil particulier, parcequ'on veut

;tout remarquer Dans

es plus achevées des grands Mat- s anciens Orateurs) il y a des iqiii frapent davantage, & d'au- t ne fervent qu'à relever ceux fit prétendu faire mieux feiuir; que dans la plupart des difcours ntend, rien n'applique en parti- Auditeur , parce que l'Orateur fil s'ïilachc à tout ; on veut Il foit fini . que tout \)ti\\t , wi'A. J'tn Se de l'crptit \m<vi« qma

1(54 Jour K AL des Sçavaks.

les moindres choies, &: que le ftyle fu- blime règne également par tout."

Dans le fécond Difcoors préliminaire» rAatcor parle de la manière d'imiter les bons Prédicateurs. D'abord il établit h seceffité d'imiter. Il eiamine après cela quels font ceux qu*ondoit imiter. Ce font à la vérité les plus excellens Prédicateur^; mais par les plus excellens Prédicateurs U entend ceux qui vont le plus droit au cœur , & dont les Sermons font fuivis changement des mœurs. Il croit qu'un £Ieve doit s^attacher au plus accompli pour l'imiter ; mais que rien n*empcche qu'il n*en étudie en même tems quelque autre. Sa raifon eil , que le plus accompli peut ne Tctre pas en certaines chofes que d'au- tres Prédicateurs , quoique moins eftima- blés en général » poffedent plus parfaite- ment que lui. Ainfî Ciceron ne fe con- tentoit pas d'imiter Démoûhene; Ifocrate lui fervoit encore de modèle pour la dou- ceur , Lyfias pour la fubtilité , Efchine pour la didion nombreufe. Des perfonnes qu'on doit imiter, l'Auteur paife aux cho- ies, & il les réduit à trois principales , qui font l'invention , la difpolîtion , & l'ex- prcffion. Après avoir traité de la bonne imitation » il s'étend aifez au long fur la mauvaife $ & il finit Ton difcours par des reflexions très-utiles ôc très-folides. ^ En voici une : la mciWcuxe , o\x ^\\iXox. Va.

Août 1711. 16^

véritable manière d'imiter, cflcelleque ies plus excellens Orateurs ont mife en pratiqtic, qui eA de s'efforcer d'égaleri & même de furpalTer ceux qu'on fait gloire d'imiter, du moins dans les en- droits cette imitaiion ell plus vîfi- ble ; en mettant la penfée d'un autre dans un plus beau jour , & lui donnant DD nouveau degré de perfc:ftion qu'elle n'a pas dans l'Ouvrage de celui oui en w dl 1c premier Auteur. C'cll ainfi que pluiicurs ont remarqué que Ciceron a loûjoutï enchéri fur Demofthene, dam ,, tous les endroits il piroit manifeIîe-_ ment qu'il l'a imité."

La Bibliothèque alphabétique commen- ce par le mot Affliction: &àce que ce terme exprime , l'Auteur raporte les fouffranccs, lescroii, les tribulations, en un mot tout ce qui donne lieu à la patience. Celte matière , ainfi que tou- tes les fuivantcs, eft partagée félon la mé- thode dont nous avons fait mention au commencement de cet Extrait. Le fé- cond volume linit par le mot Curiosi- té'. Tout le Recueil contiendra huJt.vcw' lûmes.

PrAiiqui Jtt MdAd'us Chreniqati ait hahi- tUllUs, tXfUijuétl i^ trdilits fuiva— '" Jtutturt Medttint Ui f\wi tflimt; ^Âw Mtdinus , iS naïammtnx \^i

4

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i(î Journal des ata

viPtres ài M. Tauvry , dt FAcudià RoyaU des ScUmes , Medieia dt la FwNJ di Paris t Otivragi pofihitme. A Paitl chei L»urem Dhouri , au bas defl rue de la Harpe , au S. Efprit , à-vis I4 rue S. Sevcrin. 1711, vol. 1 II. pagg. ï7î.

T 'On compte dans toutes les maladiai ^^ quatre djfférenstcms: le corn m en co<^ ment , les acciilens font encore légers»^ le progrès , oii ces accidens deviennaih plus confiderablcss l'état, le mal pct-1 lifte dans fî! force , fans augmenter ni AwM minuer ; & la fin , les lignes de mort ' ou de guetifon commencent a fe déclarer plus ouvertement : félon <juc ces tems font plus ou moins longs, c'eft-à-dirc, félon qu'une maladie les parcourt avec plus ou moins de viteffe , on appelle la maladie dont il s'agir, ou aiguë , ou chro- nique; aiguë, iorfqu'étant violented'ellc- même, elle patuît de nature à les parcou- rir avec promtitude. comme dsns l'efpace de fept jours , ou de qua.torzc, ou de vingt , &c. & chronique , lorfquclle cft de carafterc à ne les parcourir que dans l'intervale de plufieurs mois , ou de plu- ficurs années. C'cft de cette dernière ef- pcce de maladie dont il s'agit dans l'Ou- vrage Qu'on nous donne ici ; on y parle d'ibora des maladies chroni<)ues en gêné- lal.

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ni. & en fuite on dcfcend dins le détail de ces maladies ; on y marque de quelle minière il faut s'y prendre pour traiter ua Mhniaiiq'-ie, un PhtiliqDe, un Hydropi- qne, un Goûteux, un Scorbutique , Sic, Nous laiiTctons ce détai! , pour venir i ce. qoi regarde les maladies chroniques en ginêral.

Les maladies longues ou habitiielleii n dit l'Auteur , ont ordinairement leur n principal fiege dans les parties folides, ,, dont les fibres font ou rompues , ou I, diirangées, ou relâchées, ou autremcnC ], tendues qu'il ne convient pour les fonc- H lions du corps : à quoi il cil d'autant plus difficile de remédier , que les par- ties offenfécs font plus cachées, fie d'un ti^Tu plus délicat : au lieu que les mala- dies algues n'ont guérca leur origine que ,„ dans les humeurs qui fe trouvent coi-. rompues, & qu'on peut promtcmenlij ., corriger , foit en appaifant les fctmen. tarions qui s'y font excirées , foit augmentant le mouvement des liquc qui fe font laleniies trop épailOei dans leurs vailTcaui. Quelques h^ meurs pourront cependant contenir dei levains , qui refillant beaucoup à l'ao. 1 lion des remèdes , feront des maladie» J longues, comme nous le remarquons dans le fcorbut. Il y a auffi des mala- ,, dies coartes qui TicnDcnt d'un defordre

I

des pirtics folidcs, lequel fc tepareqncl- 1 (, qucfois pir l'application de certains rc I medes, comme nous le voyons dsn! I quelques coiiques prelTîntes , cauSe! | par une convulfion ou contorlîon | fibres intcftinales."

L'Auteur remarque qu'en rcflechifTani i fut les caufeîgénéralesqu'il vient d'affignti I à ces deux genres de maladies , il ell fa- i cilc d'apercevoir que les chroniques en peuvent produire d'aiguës ; & les aiguës, de chroniques , ce qu'il explique en U roaniere fuivantc, ,, La dépravation da ;, fang , par exemple , qui fera devenu gru- mcleux & piquant , dilatera cxceflive- M ment les tuyaux déliez des parties les u plus foibles \ travers lefquelles il fcrt déterminé de couler , & en rompra i, plufieurs filamens, d'où refulteront des M ulcères internes , qui feront les foyers tt de longues maladies, &rcciproquemcnt le tilTu fibreux ou glanduleux d'un Il vifcere eft corrompu . les filtrationsauf- 1, quelles il cil deftiné en feront viciées, M & les fucs qurs'^'y fepareronl , rentrant () dans la mafle du fang, ne manqueront pas de l'infefter, & de produire par des fièvres malignes, & autres accidcns i, femblables,"

Nôtre Auteur prend ici occaCon de

donner pour la guerifon des maladies , plu-

licurs préceptes génénux , qui joints à

ceux

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ceux qu'il donne dans la fuite pour le trai- tement de chaque maladie en pafiiculier. rendent cet Ouvrage irès-uiile aux jeunes Médecins.

Diftriaimi fur divirfit maliens de RtUgim irdc PhiUlupt conimuis enfhfitun Lit' tris écriiis pur dci pafenno f^avanUi dt et ftmp! : Rtcuiitiiis par M. l'jtbbé de TiLLADET. A Paris, cheiFran^oi* Fournier , Libraire , en la raaifon de Frédéric Léonard, Imprimeur du Roi, rue fainc Jacques , à l'Ecu de Venifç. 1711. 1. *ol. L vol. pagg. 53!. II. vol. pagg- 467-

IL feroii à fouhaitrer que tous ceux qui font à portée de faire au Public des prc- fens de la nature de celui-ci , îmitafTenc l'Abbé de Tilladst. Il nous donne danr ces deux volumes vingt-quatre DilTcrt*; l tiens curieufes , Ce remplies la plûpait-J d'une éradiiion choifie, qui ne peut être que le fruit de beaucoup de letSures il: d^ reflexions. On leur doit d'autant plusd'iù cueil , que ces excellens morceaux coU-' roient fans doute rifquede fe perdre, com- me quantité d'autres, qui faute d'une main fecourable periflent tous les jours avec les grands hommes qui en ont été les Au- teurs. Tandis même qu'ils vivent , ils doivent trouver hou qu'on faflc quelqtie- Tam. LU. H iaSs

fjo Journal ses Sçatah*. fois un peu de violence à leur modefliei & qu'on n'emprunte pas d'elle les fentî- racns qu'il eft julîe qu'on ait de ce qu'il» font, La feule confidcration qui pou- j, voit m'artéter. dit M. l'Abbé de Tilla- det , . en parlant du parti qu'il prenoit de faire imprimer ce Recueil, c'cft que Il je n'en ai pas eu la pcrmiiîion de ceux à qui ce irefor-Ià appartient originaire- ment. On dira peut-être que j'auroi» pu h leur demander ; mais outre que prefque tous ces hommes cdebres font morts , le plus diftingué d'entre cuï, & qui dans un âge allez avancé nous fait efpercr par les forces de corps 8c d'efptit qui lui refient , de nouveaux fruits de fes immenfes travaux , eft re- commandable par tant d'autres endroits; on le voit fl religieurcment renfermé en de grandes occupations par raport à l'EgIife& i la Religion; on leconnolc fi niodefle & fi rcfervé fur tomes les belles produisions de fon efprît qui n'y ont point un raport immédiat ; qu'on 5, n'a ofé lui demander fon confemement 1, pouri'impreffion du prcfent Ouvrage." Nous nous difpcnferons de rapporter les «mres moyens que M- l'Abbé de Tilla- det employé pour juftiÉer une adfion que rous les Sçavans jugeront digne de leurs ioiiungcs. L'idée i^u'U donne enfuite de clijquc DiflertatioQ , «& ti'i.&.ç. V.«

Août 1711. "171

"premier volume renferme les neuf prc-

On trouve d'abord un examen du fen- timcDC d'Origene fur l'invocaiion des An- ges . & fur l-Euchariltie. M. TEvÉque d'Asranches yraporteplufieurs tcïicsd'O- rigcne «jui regardent le culte des Anges. Il y défend fur-tout un paffagc tiré de la première Homélie fur Eicchiel . Ori- genc invoque lui-même un Ange; & il fïit voirque faint Jérôme cft véritablement le Tradudenr de celte Homélie , & des autres qui nous refient fur le même Pro- phète. M. Huet s'attache après cela à l'Eucharifiie. M. Bochart l'avoit injuftc- ment accufc d'avoir tronqué un paffage important du Commentaire d'Origcne fur faint Matthieu ; quoi qu'il ne s'agît que d'une demie ligne oubhée par mégarde, & que l'omiffion eût été reparée- Cette injure, qui deshonoroitM. Huet, lui fut nes-fenlible ; il s'en plaignit à celui qui la lui avoir faite : Si Tes plaintes furent re- çùcs avec hauteur 8r avec dédain. Ce procédé lui donna lieu d'examiner ce paf- fage , que le .Parti Protcflant tegardoit comme capital pour la controvetfc de l'Eucharifiie, & qui avoir été difcuté par Siite de Sienne, par Gencbrard, par les Carditîaux Bcllarmin 8t da VcKtiv.^ "^^^1 Aubenin & pat çWïxems vivte.%'. '^''■^^

171 JoURHfct DÏI SçATâVJ.

paflage avoit un frns très Orthodoxe. U le déclara, & dans fcs Origtmana, Stdans fcs Notes fur Origene. I! le déclare en- core ici, & dévelope avec beaucoup de chrié toutes les difficuliei des Miniftres. n y a dans ccuc première DiiTertation ua peu d'aigreur ; mais ce que M. Huet ea lailTe patoîtte palTeri auprès des perfonnes équitables, pour une jullc défenfe, & un fimple renvoi d'injures. On en jugera par cet échantillon. ,, Selon vous, dit ,, M. Huet, j'ai peu ou point lu, point retenu, point médité les matières; que j, fi Dieu m'a donnéquclque lumiered'ef- prit, il m'a lefufé celle du jugement: mais que mon principal défaut eft de demeurer volontairement dans l'erreur , & de n'Être Catholique que par intérêt; &en&nd'êtreun ignorant prefompcueux. Mais , Monfieur (Bochart) je vous demanderois volontiers quelle marque de prefomption je vous ai donnée: cft- ce de n'avoir pas été crédule à vos con- ,, jeélures. & d'avoir doutéquevos doa- tes fuffent des veriicï i Si cela eft, vous trouvcrei bien des gens plus prc- fomptueux que moi. M'avez-vous ouï quelquefois me vanter avec fiific d'a- voir voyagé dans la Palcftine, l'Arabie, la Caldee, & l'Ethiopie? M'avez-vous j, oi/i' me plaindre de ceux qui ne m'ont

É/ou^guciobrcmcût, E<(ïn\iiiTi5 Vt^iw i/ " „\o\».'û.r

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Îj loiiaDges ne m'ont pis àonni des épî- jj thetcs fuperUtives? Je vous de m an dc- II roia de plus quel iatetêt vous trouvei » qucj'aycà demeurer Calhoiiijue, Me IJ paye-t-on des gages par quartier pour (> cela? Me donne-t-on ma fubiîHïnceî ., Diï leKe , s'il faut des qualitcz fi êmi' (, ncntes pour bien iraitet les comrovcr- t> fes, d'où vient que non- feulement tout t) ce que vous avez de Minilires , mais 1, même Its moindres de vos Pfopofins ., & de vos Survcillans , à les ouir , le- » roicnt prêts d'attaquer & de confondre t, le Cardinal du Perron > s'il revenoit au II monde i D'oii vient que vous inf- ]■ truifez toutes vos femmes à jargon- (, ncr des controverres , à citer à lort Se à travers l'Apocalyprc , & i éblou'ir & étourdir leurs voifines Catholiques, 1, de difcûurs & de termes dont vous leur >, avez rempli la mémoire , St qu'elles n'entendent pasï "

Dcuï Lettres , l'une de M. Morin Miniftre de la Relifiion Prétendue Refor- méeà Caèn, & depuis ProfeiTeur aux Lan- gues Orientales à Amfterdam ; & Tau- trc de M. Huct , forment la féconde Diflertation. Elles concernent touteg deux l'otiginc de la Langue Hébraï- que. M. Morin s'efforce de çtouNtl que cette Langue eft auflî anc'wnne t\\i.ft Je monde, & gne Dieu même Vitv^^u»- ^ H 3 Kiwa.

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174 JOUKHALDESSÇAVAHS. j

Adam. M- Huet montre an contraire, I que la Lniigue Hébraïque étoit celle du pais de Canaan; que lorl'qa'AbrahamCal- dcen, parlant la Langue Caldéenne, vou- lut s'y établir, fuivanc Tordre de Dieu, il y trouva cette Litngue , èc fut obligé de l'apprendre , fans faire déformais prcf- qu'aucun ufage de fa Langue maternelle. Ses defcendans parlèrent comme lui le langage des Cananéens. Le nomd'Ebrcun qui les diRinguoit des autres Nations, ne leur vint pas, félon M. Huet, du Patriar- che Eber , l'un des predeccITeuts d'Abra- ham ; mais ii leur fut donné du palTage de l'Euphrate que fît Abraham venant de Caldée en Paleftinc; ce nom ne lignifiant autre chofc que Pajlagin.

Troifiéme DilTertation. M. Benoît, Miniftrc i Alcnçon , s'éiant fervi d'un paffagc du huitième Chapitre de Neke- niie, tel qu'il eft traduit dans la verfion de Genève , pour prouver que l'Ecriture ne fe doit expliquer que par elle-m*rae; un Jcfuitc qui prêchoit alors à Alcnçon , fouiint que ce palTage éioh fatfifiè dans la vcifion de Genève , & que l'emploi que le Miniilre en faifoit étoit abulif. Le Minifirc lâcha de juftifier cette verfion par une Lettre, i laquelle le Jcfuitc répondit. Cette réponfe la Lettre font ici , ac- compagnées d'une Lettre de M, Hoet , guiteimm lePioccs, etimoû\,iî.M.\:\ftS.-

Août 1711. 175

4elilé de 11 verfion de Genève , fans ap- prouver pourtant le terme àc fxtji^csukn.

Dans la quatrième DilTcriatiou , M. Huet prouve qu'il a eu raifon d'avancer dam fa Demonllraiion Evingelique , que Ci- faubon & Scaliger ont dit après Nicolas de Damas, Scrabon, & Jofcphc, qu'Hc- rodc le Grand n'cioit pomt ctrangct. H adreSc le difcours au Peic Pouffincs JC; fuite , qui l'accufoit de s'être trompé.

On trouve dans la ciDqmciBe Uiderla- tion le portrait de Toluid , Si une réfu- tation de fcK deux Ecrits intitulca, Adii- Jidémm , & Origmti JuiUict. Dans la Unième DiS'ertation , M. Huet &it voir qu'en alTurant qjc la plupart des Dieux de l'Antiquité ont été des fymboles de Moifc, il a donné une grande idée de h Kcligion du vrai Dieu ; puifqu'il a mon- tré que l'objet du culte & de la venera- tioD des Peuples Si des fiecles les plus é> daitez, n'cioit que le fervitcur du Dieu

Ïue les Girétieiis adorent. La feptiéme •iffertition eft une Lettre alTeï courte, M. l'Evêque d'Avtancbes defapiotivfi le fenliment d'un Curé qui cioyoit que le Teste de i■Ecri^u^e avoit été corrompu dans tes endroits il diffère descitatiuns des Pcrcs, 11 y a dans la huitiéraeDilTer- talion uue réfutation de la Critique q,uo M. Perrault a faite des fi.&t\'wi'â -. '**• ^^"^ h ueavicme , M. Uucx 'çto>«*t, ^^

t^6 JOUHNAL DES SçÂVANt.'

Ion 8c le Soleil fontimmême Dieu. Noui rendrons compte de h fuite de ces DiOTcr- tations dans un autre Mois.

Dcfenfio JurisdiA'onis EccIefiafticK circa appelUtiones ab Oiîiciïli Lcodicnfi in cauiis profatiis inter Laïcos ad Supcrio- les Ecdcliafiicos. Auftore J o s e v h o Sackipantb, &c. Tento-Dlieafùli. tmao 1711. Ccft-à-dire : Bijinfi de la Jurijdilîian EccUfiaJiiqiie concernant ht apptllaiions de l'Official dt iJigt mt« Suferiturt EccUfinfliipcs , fur dti rnaturtt

frofanis. Par Jofeph Sacripant, cT-c. ia

f%UoiQ.uE PuilTance EccIcMique ^^& la Puiffance Séculière foient deux PuilTances feparées , indépendantes l'une de l'autre, & qui ont chacune leurs fonc- tions Si leur objet , elles peuvent néan- moins fe trouver enfembic dans la même perfonne, à caufe de la même digniié; mais il faut que ce foîc une dignité Eccle- fiallique,